RÉPONSES AUX
ARGUMENTS CONTRE L'EXISTENCE DE DIEU

Paysage tourmenté des arguments contre l'existence de Dieu

OBJECTIONS EN DÉFAVEUR 
DE L'EXISTENCE DE DIEU
DU CHRISTIANISME
DES CHRÉTIENS
DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE

Vous êtes athée ou agnostique ? Peut-être indifférent ? Convaincu de l'inexistence de Dieu. Ce que vous avez entendu dire des croyants, de l'Église, des religions en général, vous répugne ?

Toutefois, vous avez peut-être un sentiment diffus que "quelque chose de tout cela pourrait bien être vrai" et vous vous demandez s’il n’y a pas là quelque enjeu essentiel pour votre vie dans ces histoires de Dieu et dans l’affaire de la foi ? Ou bien vous avez perdu la foi suite à une tragédie ou parce que l'Église vous a déçu ?

Pourquoi le mal et la souffrance si Dieu existe ?

Voici des réponses aux arguments contre et objections contre l'existence de Dieu les plus nombreux et variés.

Sommaire de la page

[Pour un tour d'horizon du faisceaux de preuves de l'existence de Dieu, consultez aussi les pages :

 Arguments en faveur de l'existence de Dieu ; témoignages éblouissants de miracles de guérison, stupéfiantes conversions, expérience de mort imminente inédites, le mystérieux linceul de Turin, l'énigme des corps de saints incorrompus, et celle des miracles eucharistiques ]

 

Réponses aux objections contre l'existence de Dieu

  • Marx, Nietzsche et Freud ont démontré que Dieu était une invention des hommes

  • Croire, c'est ne pas faire confiance à la Raison

  • La laïcité, c'est essentiel

  • Le confort douillet me va bien

  • Je suis contre le fait d'être annexé par une croyance

  • Croire, c'est être naïf

  • La science expliquera tout

  • Le relativisme me convient

  • Si Dieu existe, pourquoi le mal, la souffrance ?

  • Pourquoi Dieu ne fait-il pas un méga-miracle pour prouver une bonne fois pour toute, et à tous, qu'il existe ?

  • La foi peut-elle être refusée même en présence de preuves irréfutables ?

 

Réponses aux objections contre le christianisme

  • Ce Dieu nous laisse soi-disant libres de l’accepter ou pas mais nous attend au tournant lors de notre mort, parce qu’il va nous juger...

  • Dieu est vengeur

  • C'est un Dieu qui punit

  • Dieu est un égoïste

  • La foi chrétienne est une religion du livre

  • « On en a assez de toutes ces religions ! » 

  • Dans la Bible, on lit « Œil pour œil, dent pour dent »

  • Dieu, un vrai gendarme qui interdit tout

  • Le christianisme est une vraie religion sadomasochiste

  • « Je ne fais, et n'ai rien fait de mal, je ne suis pas un pécheur. Et puis si Dieu existe, il est cool et il me pardonnera »

  • « Je suis comme Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois ! »

  • Dieu, un invisible qui ne parle qu'aux chrétiens

  • Le christianisme, c'est triste

  • « La douceur de Jésus, la bonté de Dieu, c’est mièvre »

  • Les femmes sont-elles méprisées dans la Bible ?

  • Les miracles prouvent l’imperfection de la création

  • Une guérison prétendue miraculeuse ne vient-elle pas simplement d’une action particulièrement spectaculaire du psychisme d’un malade sur son organisme ?

  • L’existence de miracles est contraire à la justice de Dieu

 

Réponse aux objections contre les chrétiens

  • « Les chrétiens ne sont pas particulièrement joyeux »

  • « Les chrétiens se croient mieux que les autres et critiquent tout et tout le monde »

  • « Les chrétiens ne prient que pour eux-mêmes »

  • « Les chrétiens ont persécuté beaucoup de peuples dans le passé »

 

Réponses aux objections contre l'Église catholique

  • « L’Église catholique a commis des horreurs. Encore récemment… Et elle a cautionné le conservatisme »

  • Pourquoi Jésus était-il pauvre et habillé pauvrement et pourquoi l'Eglise est-elle riche ?

  • Pourquoi certains prélats sont-ils habillés avec recherche ?

 

Le mal, la souffrance sont-ils incompatibles avec Dieu ?

  • Rien à voir avec la soumission de l'islam

  • L'existence des forces du mal et leur but

  • Pourquoi Dieu, s'il existe, ne supprime-t-il pas le mal sur terre tout de suite ?

  • Pourquoi le mal et la souffrance dans la Création ?

    • Vidéo : la Parabole du radiateur​

  • Jésus n'a-t-il pas vaincu la mort et le mal à la croix ?

  • Pas de plus grand amour : Dieu est fou

  • Témoignage au sujet de la souffrance

  • Pour aller plus loin

D'autres réponses se trouvent dans les pages suivantes de cette partie/onglet Dieu existe-t-il ?  de ce site. Par exemple, les raisons de croire en la fiabilité de la Bible sont développées sur la page Bible : fiabilité, histoire, message

Et les réponses aux objections de type Jésus a-t-il vraiment existé ? Jésus est-il vraiment ressuscité ? se trouvent page Pourquoi Jésus et pas Mahomet ?

 

Dans la partie/onglet du site nommée Rencontrez Jésus se trouvent aussi des explications détaillées dont l'importance nécessitait un traitement tout à fait à part.

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ARGUMENTS CONTRE
L'EXISTENCE DE  DIEU : RÉPONSES

Marx, Nietzsche et Freud ont démontré que Dieu était une invention des hommes

Marx, Nietzsche et Freud soupçonnent toute religion – et en particulier la chrétienne – de n’être que la projection de nos désirs humains de sécurité et d’éternité. Pour échapper à la misère de leur condition humaine, par réaction contre elle, les hommes ont inventé l’illusion d’un Dieu et d’un paradis qui a permis à des millions d’êtres d’échapper au désespoir. Or, comme le dit Paul Claudel : « La vérité n’est pas forcément triste ». Certains pensent que l’extrême diversité du phénomène religieux à travers l’histoire, la solution la plus raisonnable ne serait-elle pas de croire en un Absolu mystérieux sans s’embarrasser de l’idée d’une Révélation particulière de Dieu sous Ponce Pilate, donc de Jésus ?

Or contrairement à ce que l’on peut penser, toutes les religions ne se valent pas et le discours de Jésus de Nazareth est unique au monde et exceptionnel. Ne serait-ce que par son « Tu aimeras ton frère comme toi-même ».

Même ceux qui rejettent la foi chrétienne se disent souvent d’accord avec le primat de l’amour énoncé par le Nouveau Testament : « Si j’avais à écrire un livre de morale, reconnaissait Albert Camus, les 99 premières pages seraient blanches, et sur la centième, j’écrirais une phrase : il n’y a qu’un seul devoir, et c’est celui d’aimer. »

Reconnaissons que si chacun dans le monde faisait de son mieux pour appliquer cette consigne, la terre s’en porterait bien mieux !

L’Évangile a d’ailleurs fini par imprégner la mentalité occidentale et par conséquent les agnostiques ou incroyants. La législation elle-même en a été modifiée. La conduite du Bon Samaritain est devenue obligatoire devant la loi : celui qui ne vient pas en aide à un blessé qu’il rencontre en chemin peut être poursuivi pour "non-assistance à personne en danger".

Croire, c'est ne pas faire confiance à la Raison

Au contraire, la raison permet de faire surgir un faisceau d’éléments concordants en faveur de l’existence de Dieu. 

« Le christianisme (…) se présente avec la prétention d’être la religio vera (la religion vraie). Cela veut dire : la foi chrétienne ne se base pas sur la poésie et la politique, ces deux grandes sources de la religion [antique] ; elle se base sur la connaissance. (…) Dans le christianisme, la rationalité est devenue religion et non son adversaire. » Joseph Ratzinger, Vérité du christianisme, conférence à La Sorbonne

« Si l’intelligence ne dénigre pas sottement la science moderne (fruit de la raison), véritable richesse, elle n’est pas seulement une capacité de saisie des choses expérimentables et une faculté de raisonnement (celle qui est mise en œuvre dans les sciences et techniques, au sens moderne), mais elle comporte la capacité de s’interroger sur l’être même des choses, d’être mesuré par elles, dans un rapport qui est ouvert au mystère. L’intelligence, que Dieu a donnée à l’homme, est la voie pour marcher vers la vérité.
Saint-Exupéry écrivait à la fin de sa vie :
« Il n’y a qu’un problème, un seul : redécouvrir qu’il existe une vie de l’esprit plus haute encore que l’intelligence [au sens de la raison scientifique]. La seule qui satisfasse l’homme. »
Paul VI plaçait une déclaration liminaire à sa Profession de foi du 30 juin 1968 : « Il importe de rappeler qu’au-delà de l’observable scientifiquement vérifié, l’intelligence que Dieu nous a donnée atteint ce qui est. »
La connaissance rationnelle et du discours philosophique sont primordiaux pour l’intelligence de la foi, plus encore pour la possibilité même de croire en Dieu. Il existe des vérités naturellement et donc philosophiquement connaissables. Leur connaissance constitue un présupposé nécessaire pour accueillir la révélation de Dieu. À travers toutes ces vérités, l’esprit est conduit à reconnaître l’existence d’une voie réellement propédeutique de la foi, qui peut aboutir à l’accueil de la Révélation. » (Père de Bliginières)

Et puis, le croyant n'est pas d'une crédulité telle qu'il accepte des dogmes sans les faire passer au feu esprit critique. Au contraire, le véritable croyant est en perpétuelle recherche de la vérité, en quête d’une rencontre plus profonde de Dieu, d’une connaissance plus savoureuse de son Mystère, d’une meilleure réponse aux questions qu’il se pose. Dans La force de l’Esprit, Claude Bruaire dit : « Une religion, une foi religieuse qui mépriserait la raison, ce serait l’esprit qui se révoquerait lui-même. À l’inverse, à l’autre extrême, il est une forme de rationalisme qui, résorbant la foi sous prétexte qu’elle n’est qu’un sentiment, qu’elle dit des choses inacceptables par la raison, finit par offrir la caricature d’une raison, c’est-à-dire une raison close, fermée, qui aurait réponse à tout, et finalement qui ne serait pas la pensée rationnelle en exercice, mais le rythme d’une raison toute fait au-delà de laquelle il  n’y a rien. » Ce qui amène à la "pensée unique".

Les témoignages de guérison, conversion, etc., que vous pouvez voir sur ce site, dans les premières pages de l'onglet Dieu existe-t-il ? peuvent aussi venir accréditer ce vers quoi la Raison pointe.

Pour en savoir plus, lire sur Aleteia : La foi suppose-t-elle un saut dans l'irrationnel ?

La laïcité, c'est essentiel

Bien sûr, tout comme la liberté. Mais la laïcité poussée à l’extrême devient :

  • anti-laïque

  • pensée unique

  • obstruction à la réflexion de la dimension spirituelle de l’homme

Les chrétiens, tout du moins ceux qui ont fait une rencontre véritable avec le Christ, souvent les religieux, les convertis, portent en eux un feu, celui de faire savoir aux autres cette extraordinaire nouvelle que Dieu existe et nous veut du bien, un truc carrément dingue pour ceux qui étaient athées auparavant. Peut-on leur reprocher de vouloir faire bénéficier les autres de ce qu'ils ont vu, ressenti, entendu, de vouloir partager avec les autres cette expérience de l'impossible qu'ils ont découverte comme étant vraie et l'importance de cette vérité pour la vie, présente et future, de chacun ? La véritable laïcité est-elle celle qui veut reléguer la foi à la sphère uniquement privée, ou bien est-elle celle qui laisse s'exprimer librement, et sans "bashing", les croyances ? Avez-vous remarqué, dans la presse, l'aura positive dont bénéficient les croyances New Age, alors que les errances et erreurs des représentants de l'Église du Christ (et nous ne nions pas ici qu'il y en a) sont systématiquement mises en exergue dans des articles-pilori.

Le confort douillet me va bien

Aujourd’hui, le confort anesthésiant installe les gens davantage sur terre et les empêche de lever les yeux au ciel.

L’urbanisation croissante supprime le contact de l’homme avec la nature. Plus sont rapides les moyens de communication qu’il utilise, plus l’homme moderne donne l’impression de toujours courir, du coup il ne prend plus le temps de s’arrêter pour réfléchir. Les hommes sont en train de redécouvrir l’importance d’un respect profond des équilibres naturels, pour leur spiritualité… et pour leur survie. Le pape François s’engage d’ailleurs pour la préservation de la planète (et pour la justice sociale) de façon révolutionnaire.

Je suis contre le fait d'être annexé par une croyance

Jean Rostand a dit : « Les athées sont athées parce qu’ils ne voudraient pas qu’il y ait de Dieu, qu’il y ait quelqu’un qui les voie, qui les juge. »

Et puis refuser de croire obstinément que quelque chose de plus puissant que moi puisse exister, n'est-ce pas une forme d'orgueil ?

Certains savent ce qu’est le théisme chrétien et croient sincèrement qu’il est faux. Ils n’acceptent pas de se laisser annexer de la sorte. Or la découverte du Christ n’est pas suivie d’une annexion mais d’une adhésion. Quand on découvre que le Christ existe bel et bien après avoir fait une rencontre, une joie inextinguible vous saisit devant l’immensité de la chose (« Finalement, il existe, ce Dieu ! Énorme ! » ) et le caractère exceptionnel du personnage, que c’est avec grand plaisir et en toute liberté qu’on a envie de le suivre. Une adhésion. Nous vous proposons de faire vous aussi cette puissante rencontre qui va booster votre vie (et non pas vous enfermer dans un carcan) sous l'onglet Rencontrez Jésus de ce site, car ce n'est pas une religion dont nous parlons, mais d'une Personne, Jésus.

Croire, c'est être naïf

Certains se croient trop intelligents pour « croire à de telles sornettes ». Et bien Dieu aime tellement ses enfants qu’il veut satisfaire les exigences critiques qui se développent dans leur esprit au fur et à mesure qu’elles grandissent. Il demande d’avoir la confiance en lui, mais il ne nous demande pas de redevenir naïfs comme des enfants et de croire au Père Noël ! Par exemple, la Résurrection du Christ est annoncée à travers le témoignage de ses témoins privilégiés. Mais il ne vous est pas défendu, bien au contraire, d’aller vérifier la validité de leurs témoignages. Et de tous les témoignages possible qui concernent Dieu.  Faites votre enquête, comme tant d'autres avant vous.

Unique graine de pissenlit sur tige, la science ne peut tout expliquer

La science expliquera tout

Attention, le scientisme peut devenir prétentieux… S'il y a moins de miracles reconnus par l'Église à Lourdes depuis que la science médicale a fait des pas de géant (à savoir que l'Église est draconienne quant aux miracles de guérison, bien plus que les médecins eux-mêmes qui accréditeraient plus de guérisons miraculeuses qu'elle), il n'en reste pas moins que deux questions restent insolubles :

- comment expliquer les guérisons complètes, totales, immédiates, de personnes très gravement atteintes, ayant prié Jésus, le Christ Fils de Dieu (et/ou la Vierge Marie, sa mère ?). 

- d'où vient la vie ?

À ces deux questions précises, les scientifiques n'ont pas de réponse.

La science confirme, en quelque sorte, par sa théorie du Big Bang, la création telle qu'elle est décrite par la Bible.

La science explique beaucoup de choses mais elle n’explique donc pas la vie et son fonctionnement. Rien que pour parler du corps humain, il est dix millions de fois plus compliqué qu’une usine entièrement automatisée. La science ne sait pas non plus comment créer une substance. Elle peut assembler des substances, mais leur création est du domaine de l'impossible. Or, ces substances proviennent bien d'une source.

Le relativisme me convient

« L’on est en train de mettre sur pied une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs. (…) On a peur de chercher la Vérité ou on a peut-être peur que la Vérité nous trouve, nous saisisse et change notre vie (…) » Cardinal Ratzinger

Si Dieu existe, pourquoi le mal, la souffrance ?

L’athéisme met souvent en valeur la présence terrible du mal, qui semble incompatible avec l’existence d’un Dieu de bonté. « La mort d’un enfant est bien plus terrible que toute la bibliothèque de l’athéisme », dit le Père Manaranche. Pour des réponses à cette question, une section entière de cette page lui est consacrée plus bas. Il est conseillé également de lire les pages :

Le diable existe-t-il ?

Pourquoi avons-nous besoin d'être sauvés ?

Satan, le tyran qui vous veut le plus de mal possible

Pourquoi Dieu ne fait-il pas un méga-miracle pour prouver qu'il existe ?

  • Car se serait nous contraindre à croire en lui. Or il nous a laissés libres. Il veut que nous le recherchions et l'aimions librement.

  • Parce que Jésus a fait, il y a 2000 ans, des miracles inouïs – les derniers ont d’ailleurs contribué à sa mort – mais certains n’ont pas voulu croire, malgré ces miracles, qu’il était le Fils envoyé de Dieu, car cela remettait trop en question leur vie, leurs privilèges, leur façon de penser. Accepter de croire que Dieu existe n’est pas facile… Les témoignages des convertis* à lire sur ce site le démontrent.

  •  Jésus continue à faire des miracles depuis 2000 ans, autour de nous : il a guéri des milliers de gens, mais beaucoup de personnes ne croient pas que cela puisse être vrai. Ils pensent à une supercherie. Ou bien ils choisissent délibérément de ne pas y prêter attention, encore une fois car la crainte que leur certitude de la non-existence de Dieu puisse être remise en question et bouleverser leur vie. Ce serait un trop grand choc pour leurs certitudes. Ou pour leur orgueil…

  • Il place des sentinelles, des milliers de témoins de son existence, à vos côtés, les guéris, les convertis improbables, les morts revenus à la vie. 

* Suite à ma rencontre avec Jésus, un jour comme les autres (après 45 ans d’athéisme pur et dur, de top-féminisme et de drapeau de la liberté brandi bien haut ), moi-même (créatrice de ce site Jésus Sauve), je suis toujours fascinée, éblouie par le fait que l'existence de Dieu soit vraie. Je ne m’en suis toujours pas remise dans le sens où je me dis souvent "Comment ai-je pu passer à côté d’un truc aussi énorme pendant 45 ans ?"

Vieux cadenas fermé comme ceux qui refusent la foi en présence de preuves pourtant irréfutables

La foi peut-elle être refusée même en présence de preuves irréfutables ?

Dieu vous laisse toujours libre car il a un infini respect de la liberté de chacun qu'il s'interdit de franchir. Cette liberté à laquelle nous tenons tant, surtout les athées, est hélas ce qui se retourne contre lui (puisque nombreux sont ceux qui ne veulent pas croire en son existence, en son amour infini) et contre nos propres intérêts (en refusant de croire en l'existence de Dieu, nous refusons de vivre avec lui ici-bas, ce qui a tout de même de nombreux avantages, et nous refusons aussi son offre de vie éternelle après la mort qui est la seule réponse à l'absurdité de la vie).  Pour ne pas interférer avec notre liberté, Dieu se contraint à se "contenter" de nous donner des indices de son existence pour nous inciter à chercher.

« "Nous croirons en toi seulement si tu nous fait des miracles." C’est la grande tentation qu’on ne cesse de mettre sous les pieds de Jésus, et dans laquelle Satan lui-même a essayé de le prendre au piège.

Une des manières de refuser Dieu, c’est de lui demander des miracles afin d’avoir la foi. Les miracles comme condition pour faire l’acte de foi. Nous voudrions un Dieu qui se montre un peu plus, un Dieu qui résoudrait nos problèmes à notre place. Or Dieu n’aime pas  ce rôle que nous voudrions lui faire faire. Dieu n’aime pas l’exceptionnel, le miraculeux, le spectaculaire, il n’aime pas être mis à l’épreuve. Attention nous ne voulons pas dire que Dieu ne puisse pas faire de miracles, bien sûr que si [ils sont nombreux à être affichés sur ce site], mais ce que nous voulons dire c’est que les miracles ne peuvent pas toujours produire la foi. La foi en Jésus-Christ dépend d’autres choses beaucoup plus profondes.

En effet, Jésus s’était fait une règle d’exiger la foi des malades qu’il voulait guérir, et n’ayant pas trouvé chez les Nazaréens cette disposition de la foi, au minimum une bonne volonté, mais au contraire une défiance, il ne pouvait pas faire parmi eux de miracles.

L’autre danger de cette attitude c’est de mettre Dieu à notre service. "Fais donc, ici, pour nous, un miracle…". L’homme qui se dresse devant Dieu en lui demandant de faire ce qu’il attend, ce qui lui rendrait service ! Cela c’est provoquer Dieu. », commente un Père des Carmes. Cela risque parfois de réduire Dieu à n’être que le moteur auxiliaire qui nous dépanne quand ça ne roule plus.

On peut accéder à la connaissance de Dieu :

- par la raison naturelle = connaissance suite à une recherche personnelle des arguments et objections pour ou contre afin de se faire une conviction intime par la raison

- par la foi = adhésion en croyant tout simplement, ce qui revient, en quelque sorte, à "sauter dans le vide"

Parfois, la raison naturelle seule (raisonnement, preuves) ne suffit pas pour croire : lorsque Jésus ressuscite Lazare, ce qui est une preuve formelle, les responsables religieux juifs décident… de le tuer. La foi peut donc être refusée même en face de preuves irréfutables ou concordantes… Chacun, donc, garde sa liberté.

Avouer que Dieu existe, que Jésus est vraiment Dieu incarné et ressuscité gêne beaucoup de gens car ils ont l'impression qu'ils vont y perdre leur autonomie, leur liberté, cela remet en cause leur vie, aussi préfèrent-ils renier cela.

Si vous êtes ébranlé, voire convaincu par l'abondance des preuves, que peut-être vous ne soupçonniez pas, vous ne serez pas dispensé de faire un acte de foi, aussi minime soit-il. Si vous avez l'humilité de franchir ce pas, Dieu, si vous le lui demandez et s'il pense que vous êtes prêt à recevoir cette révélation, se manifestera à vous. Et si vous la lui demandez, il vous donnera la foi. Une foi puissante.

« La foi n’est pas une armure qui immobilise, mais un voyage fascinant, un mouvement continu, toujours à la recherche de Dieu », a dit le pape François, qui a souligné l’importance du “désir” de connaître Dieu. « Désirer, c’est garder vivant le feu qui brûle en nous et qui nous pousse à chercher au-delà de l’immédiat, au-delà du visible », ajoute-t-il. Croire en Dieu devient un grand désir, une quête permanente du mystère, de l'absolu, devant un Dieu qui tour à tour se révèle, se dérobe, comme un amoureux habile, car il veut que nous avancions toujours plus près de Lui.

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ARGUMENTS CONTRE
LE CHRISTIANISME : RÉPONSES

Ce Dieu nous laisse soi-disant libres de l’accepter ou pas mais nous attend au tournant lors de notre mort, parce qu’il va nous juger...

Dieu offre son amour et le salut à tout le monde, même aux non-chrétiens, même à ceux qui ne croient pas en lui ou ne veulent pas croire en lui, même à ceux qui croient en d’autres religions, c’est-à-dire aux hommes de bonne volonté et qui ne jouent pas au plus fort avec lui. C’est par Jésus que tout passe néanmoins.

Donc suivre Jésus facilite le chemin. D’où l’intérêt d’être chrétien qui donne de nombreux avantages. Il faut aussi savoir que, lorsqu’on commence à suivre Jésus après avoir fait une rencontre personnelle avec lui, il devient assez fascinant, on découvre que son amour pour nous est éblouissant, il émeut les tréfonds du cœur et le suivre n’est pas une corvée qu’on effectue à reculons mais une vraie joie. On ne le suit pas par intérêt mais par amour pour lui. Plus on le connaît, plus on l’aime. Car ce qu’il a fait pour nous est véritablement incroyable, et il fait encore beaucoup pour nous chaque jour, même si on ne s’en rend pas forcément compte. Il est le Dieu de l'impossible.

Dieu s’est arrangé pour que l’existence des Écritures Saintes (la Bible et parmi elle les Évangiles), et de Jésus soient connus de tous, laissant ensuite chacun libre de s’y intéresser, ou non, et de connaître le message qu’ils diffusent. En tout temps, Dieu a confirmé, authentifié sa Parole (ses Écritures) en réalisant des miracles soit époustouflants (Ancien Testament) soit plus discrets : conversions improbables, guérisons instantanées inexplicables, etc. Dieu a semé de nombreux indices et fait en sorte que vous ne les ratiez pas.

De plus, il s’arrange aussi pour que tous, même les incroyants, puissent distribuer et donner de l’amour autour d'eux afin de ne pas arriver les mains vides devant lui lors du "passage" de la mort, auquel Jésus lui-même s'est contraint, et qui nous concerne tous. La grâce de Dieu vous permet de donner de l'amour, via votre situation familiale, vos centres d'intérêts, votre profession, aux parents, aux collègues, aux amis, à des gens que vous ne connaissez pas, etc.

Or le jugement lors de la mort est bel et bien réel, et voici la question qui vous sera posée : m'as-tu aimé, as-tu aimé tes frères en faisant du bien autour de toi comme te le proposait ta conscience ? Si petit est alors le poids des actions d’amour que chacun a effectué dans sa vie devant la Sainteté et l’Amour infini de Dieu qu’il vaut mieux se présenter devant lui avec humilité en reconnaissant qu’on est bourré de défauts et qu’on a commis beaucoup de fautes toute sa vie.

Si vous n'avez pas voulu de Dieu pendant votre vie malgré tous les signes qu'il a disséminés autour de vous pour vous interpeller et essayer de vous attirer à lui car il veut vous sauver, pourquoi Dieu voudrait-il de vous pendant votre vie, et vous, voudrez-vous de Dieu lors de votre mort ?

Lui vous attend et vous souhaite nouer avec vous une alliance dès à présent, il aimerait établir une relation, pas en tant qu’adjudant de gendarmerie sévère, mais comme ami. Il vous offre ensuite de vivre éternellement avec lui à l'écart du mal, définitivement.

À vous de voir. Attention, Dieu, sous prétexte de pardon, n'est pas faible et mièvre et on ne peut peut prendre pour un imbécile. Arrivé au bout de votre course, au seuil de la mort, vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas au courant. Le fait que vous croisiez ce site internet n'est pas anodin...

Dieu est vengeur

Dieu n’est pas le vengeur que vous imaginez. « Mon cœur se retourne contre moi », dit-il, s’il s’agit de se venger des hommes et de leur comportement.

« Ainsi parle le Seigneur : Oui, j’ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d’Égypte, j’ai appelé mon fils. C’est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n’a pas compris que je venais à son secours. Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ; je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi ; en même temps, mes entrailles frémissent. Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car moi, je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer. » (Osée 11, 1.3-4.8c-9)

Dieu est proche de nous et amour, il est à aimer comme un Père et non pas à craindre comme un Dieu abstrait, lointain et terrible qui n'est que vengeance, justice et qui entretiendrait un enfer attendant d’y griller ceux qui violent ses commandements ou un roi à qui il faut offrir des offrandes, des dîmes, des jeûnes pour qu’il s’apitoie sur notre sort et daigne nous donner ses bénédictions. Voilà un Dieu fait à l’image d’un homme puissant. Or Jésus l’a récusé. Pour Jésus, Dieu est Père, le croyant est son enfant bien-aimé. Le reste est une relation normale et parfaite entre un enfant et son père.

Dans une église en pierre, croix avec Jésus crucifié qui se penche vers un homme

C'est un Dieu qui punit

Souvent, le fait d’avoir succombé et commis une erreur entraîne à craindre Dieu et à ne pas répondre à son invitation d’amitié et de pardon. Peut-être ne voyons-nous que les yeux d’un Dieu déçu et vociférant, plutôt que les bras grand ouverts de Jésus aimant ? Lire à ce sujet la page Peur de Dieu ?

Dieu ne punit pas, il enseigne. Comme un père digne de ce nom, c'est-à-dire qui ne veut que le bien de son enfant, il ferme parfois des portes afin de nous diriger dans la bonne direction. C'est souvent douloureux, parfois incompréhensible, mais toujours bénéfique à long terme.

Le triste état d'un homme, de sa moralité, nécessite souvent une certaine discipline de la part de l'Éternel. Les épreuves de la vie peuvent être alors les instruments de Dieu pour lui apprendre de dures, mais salutaires leçons. Doit-on laisser faire à un enfant tout ce qu'il veut sous prétexte de ne pas le brimer, et le laisser ainsi à la merci du danger ? Rappelons, pour bien comprendre cela, que Dieu agit toujours dans une double perspective : 

  • celle de la vie ici-bas, qu'il souhaite pour nous la plus plaisante possible, sans pour cela verser dans une quête de jouissance effrénée, et sans pour autant que les obstacles, embûches dont l'ennemi jonche notre chemin, nous soient épargnés (il ne les a pas épargnées à Son propre Fils). 

  • celle de la vie éternelle, pour préserver le plus possible notre âme du péché afin qu'au moment de la mort, passage vers l'éternité, et du jugement équitable immédiat de notre âme qui s'ensuit, il puisse nous faire bénéficier du sacrifice de Son Fils sur la croix. Cette éternité est à vivre avec lui ou sans lui en fonction de l'état de notre âme à cet instant, conditionnée par les actes que nous avons posés durant toute notre vie.

C'est aussi pour cela que Dieu n'exauce pas toutes les prières qui lui sont adressées. Parfois nous avons besoin de leçons. Parfois aussi, il sait pertinemment que ce que nous demandons et que nous croyons sincèrement être salutaire pour nous, sera en fait destructeur. 
Son rôle de Père n'est donc pas facile, qui nous éloigne parfois de lui, car nous pensons alors soit qu'il n'existe pas, soit qu'il nous laisse tomber, soit qu'il est un despote.


Tant de personnes dites chrétiennes croient pouvoir disposer de Dieu à leur guise. Elles font leur propre volonté et en même temps se réclament bruyamment de Lui. Mais il devra leur dire un jour: « Je ne vous connais pas » (Matt. 25, 12). Ainsi Dieu est bien loin d'approuver tout ce qui est fait en Son nom dans la chrétienté. Le nom du Christ se trouve souvent associé à du mal que l'on connaît, mais dont on ne désire pas se séparer...

Dieu est un égoïste

L’amour de Dieu pour l’homme est gratuit. Dieu nous donne la vie. Que peut-Il attendre en retour ? Dieu n'a pas besoin de nous pour vivre, pour être plus grand, plus beau, plus vrai, plus bon, plus parfait. Dieu se suffit à Lui-même. La vie qu'Il nous donne n'ajoute rien à Sa perfection, à Son être. La vie que Dieu nous donne est luxueuse car Il nous donne tout. Il nous donne d'être à Son image. L'homme dans la liberté donnée par Dieu a voulu être comme Dieu et sans Dieu. Dieu, fidèle à Lui-même est venu jusqu'à nous, pour rattraper notre erreur en préparant la venue de Son Fils, jusqu'à nous donner Son Fils pour que le Christ se donne et nous ouvre les portes de la vie éternelle. Il nous donne d'être Ses fils par l'Esprit de son Fils, l'Esprit-Saint qu'il donne en plénitude. Pour cela, il suffit de le lui demander.

La foi chrétienne est une religion du livre

« La foi chrétienne n'est pas une religion du livre. C'est là une affirmation d'une extrême importance. La foi ne se réfère pas simplement à un livre, qui serait en tant que tel l'unique et dernier appel pour le croyant. Au centre de la foi chrétienne, il n'y a pas un livre, mais une personne Jésus Christ, qui est lui-même Parole de Dieu », dit Benoît XVI. 

Les témoignage des convertis qui ont fait une rencontre "du IIIe type", celle du Christ (à lire en pages Miracles de conversion et Jésus veut vous rencontrer), c’est avec une Personne, le Christ, qu’ils ont tissé une relation, pas avec un livre...

« On en a assez de toutes ces religions violentes ! » 

Sans doute faut-il nuancer ce propos. En effet toutes les religions ne prônent pas la violence. On objectera que, dans un passé pas si lointain, même le christianisme a été la scène de persécutions internes. Mais est-ce le christianisme qu’il faut mettre en cause ? Ne serait-ce pas plutôt des personnes qui n’ont pas compris, ou  mal compris le message de Jésus Christ ? Et puis les chrétiens ne prétendent pas être parfaits. Il ne sont que des hommes, faillibles comme tous les autres. Par contre, ils savent qu'ils ont besoin de Jésus.

Jésus ne propose pas une religion, il est le message de paix que Dieu adresse à chacun. Ne pas adhérer à une religion n’est pas grave en soi, mais refuser ce que Dieu nous dit est lourd de conséquences. Il présente la vie et non pas la mort. Jésus a dit qu’il n’était pas venu pour juger mais pour sauver. Il est mort sur la croix pour que nous ayons la vie. Son amour, qui délivre celui qui vient à lui, est la réponse aux souffrances qu’on lui a infligées. Cette offre vous est présentée encore aujourd’hui. Dans un monde de violence et de mort, Dieu vous offre un Sauveur qui vous apportera son pardon et sa paix.

Dans la Bible, on lit « Œil pour œil, dent pour dent »

Dieu a révélé son message peu à peu, en respectant la lente progression des hommes afin de les faire évoluer de la barbarie vers le pardon. Long chemin. À l'époque de « Œil pour œil, dent pour dent », l'Humanité n'aurait pas encore  été capable d'entendre ce que le Christ révélera plus tard. C’est donc uniquement pour limiter la vengeance que Dieu, à travers la loi de Moïse, a imposé, dans un premier temps, une équitable riposte au dommage infligé, sinon les hommes n'auraient pas hésité à faire "payer" le double, le triple, etc. Dieu voulu limiter les dégâts :  une dent, et non la mâchoire entière !

Dans un second temps, beaucoup plus tard, le Christ appellera encore plus loin, jusqu’à la non riposte. « Peut-être avons-nous déjà vérifié combien, en rongeant le frein de notre répartie lors d’une critique haineuse à notre égard, celle-ci s’essouffle à défaut d’être avivée. Exigeantes, les paroles de Jésus le sont pour notre bien. » (Père Thibault Van Den Driessche, assomptionniste/Prions en Église)

Dieu, un vrai gendarme qui interdit tout

La foi catholique réduite, aux yeux de beaucoup, à une conduite morale rigoriste !

Bien des gens se disent athées, refusant Dieu, parce qu'ils refusent telle ou telle image de Dieu. C’est qu’ils n'ont pas encore rencontré Celui qui vient et qui les étonnera !

Ce Dieu qu’ils rejettent, ils ne le connaissent pas, ils n’en savent que quelques bribes qu’ils ont entendu par ci par là : un Dieu vengeur, injuste, qui condamne, ordonne, interdit.

En fait, le problème vient du fait de l’absence de contact vrai avec la bonne nouvelle de l’Évangile : les gens ne voient pas ce qu’ils gagneraient à croire (lire Croire, quels avantages ?)

Ils savent que Dieu interdit aux chrétiens de faire un certain nombre de choses et qu’il leur promet la vie éternelle s’ils lui obéissent, mais ils ne connaissent des Évangiles que ces interdits et cette promesse. Ils n’en ont retenu que la vague idée d’un Dieu gendarme.

Quel émerveillement quand ils découvrent le Dieu de l’Évangile ! Un Père qui aime passionnément chacun de ses enfants, qui ne cesse de les créer et de les admirer, qui frappe à la porte de leur cœur pour y habiter, qui continue à les aimer quand ils font la sourde oreille, et qui a envoyé son Fils sur la terre pour leur confier ses secrets d’amour et les faire vivre de sa vie !

Et en fait, Dieu n'interdit rien, tout reste permis, mais il vous explique que tout n'est pas bon pour vous. Notamment parce que, via certaines pratiques, l'ennemi s'empare de vous car vous lui ouvrez grand les portes de votre être le plus intime, et cela se passe sans que vous en ayez conscience ni que vous vous en aperceviez. Et comme l'ennemi souhaite votre mort éternelle...

Jésus bras ouverts contredit une religion chrétienne sadomasochiste

Le christianisme est une vraie religion sadomasochiste

« Une idée fausse, mais tenace, veut que le christianisme soit une religion sadomasochiste, qui se plaît à écraser les personnes sous de pesants fardeaux de culpabilité.

Le prédicateur de l’évangile est souvent présenté comme cet homme austère, inquiet, mesquin, ce juge hypocrite traquant, débusquant voire même suscitant le péché de ses auditeurs. Il n’aurait qu’un mot à la bouche : le péché !

Certes, dans le passé on en a peut-être abusé, et il faut le rappeler vivement : le centre de la foi chrétienne n’est pas la dénonciation du péché de l’homme mais c’est bien la proclamation de l’amour gratuit de Dieu qui pardonne au pécheur. Le cœur du message c’est non pas le péché, mais la rémission, le pardon des péchés. 
Bien sûr, pour pouvoir s’approprier du pardon de ses péchés, il faut les admettre, les reconnaître, les confesser. C’est le pardon, la rémission des péchés qui est promis et non pas leur excuse. La Bible dans son fort accent éthique nous rappelle que c’est bien le péché qui nous sépare de Dieu et non une quelconque finitude humaine, source de culpabilité. Mais elle rappelle aussi que le pardon des péchés a des effets thérapeutiques : « Heureux l’homme dont le péché est remis », dira le psalmiste (Psaume 32).

En fait, la culpabilité, quoiqu’on en dise, est une détermination fondamentale de l’existence humaine. On a beau la chasser par la porte, elle revient par la fenêtre. Le philosophe Heidegger a défendu la thèse d’une « ontologie fondamentale de l’existence coupable », et la psychanalyse a montré le rôle que joue le sentiment de culpabilité dans le psychisme humain. 

Mais la foi chrétienne confesse, avec la prière du Credo, croire la rémission des péchés. Dieu ne remue pas le couteau dans la plaie, mais il guérit la blessure. Il nous délivre de la sorte de cet esclavage terrible et subtil, car à la fois subi et accepté, celui du péché. La Bible ne nous traite pas comme des marionnettes à la merci d’un Destin aveugle, ni comme des êtres totalement déterminés par certaines situations difficiles ou encore par nos gènes, mais comme des êtres responsables, qui pourtant se laissent embrigader, emprisonner, aliéner. Jésus a dit : « Quiconque pratique le péché devient son esclave… mais si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres ».

 

Dieu, dans sa grande miséricorde connaît notre faiblesse, et dans une compassion infinie, nous pardonne, nous relève, nous remet debout, nous ouvre à l’avenir et à l’espérance.

Ainsi, la foi chrétienne ne se plaît pas à inquiéter, condamner, culpabiliser, mais au contraire à libérer, consoler, délivrer, en ce qu’elle annonce ce magnifique message libérateur de la rémission des péchés, source de joie profonde, et qui rend possible la communion avec Dieu.

Faut-il le redire : ce pardon des péchés est rendu possible à cause de l’œuvre de Jésus-Christ, que le Credo dans sa deuxième partie a largement détaillé.
Le pardon des péchés est offert gratuitement, mais il ne fonctionne pas comme un automatisme mécanique ou magique. Il s’agit de se l’approprier personnellement, existentiellement, en s’ouvrant à la foi en Jésus Christ.

Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais sa vie. Comme l’a si bien dit Irénée, la gloire de Dieu c’est l’homme vivant, l’homme debout et non l’homme écrasé. »

© https://www.croirepublications.com/croire-et-lire/credo/article/la-remission-des-peches

« Je ne fais, et n'ai rien fait de mal, je ne suis pas un pécheur. Et puis si Dieu existe, il est cool et il me pardonnera »

1. Le péché colle à la peau de l'homme par sa propre faute, mais sur l'initiative de l'ennemi de l'homme et de Dieu. Toutefois, Dieu aime tellement les hommes qu'il a prévu les contremesures. Pour comprendre cela, lire la page Pourquoi avons-nous besoin d'être sauvés ? et Que se passe-t-il au moment de la mort ?

2. Face à la Sainteté, immaculée, de Dieu, tout homme est pécheur, et lourdement pécheur.

Ceux qui ne croient pas, ou plus, à l’existence de sanctions éternelles ont évidemment tendance à ne pas prendre au sérieux les exigences morales de l’Église. Dieu a donné à chacun une conscience. Chacun est libre, sur de l’écouter ou pas.

Le laisser-aller

Les efforts que je n’accomplis pas ou que je m’oblige à faire suivant que je me laisse aller ou que je me reprends en main. Malgré le poids des habitudes, je sens qu’il dépend de moi de me refuser ou non telle facilité, de m’intéresser ou non à telle personne, de me mettre en colère ou de me maîtriser

Les grands moments de sincérité où je reconnais loyalement que je suis vraiment jaloux, orgueilleux ou paresseux, etc. Il dépend de moi d’ouvrir les yeux, l’homme possède le terrible pouvoir de s’aveugler sur lui-même, de nier ce qu’il ne veut pas voir. Pour les philosophes hindous, la faute n’est qu’une erreur. Soit !, répond la pensée chrétienne, mais les hommes peuvent s’aveugler eux-mêmes, refuser de voir la vérité. La mauvaise foi est, hélas, une réalité.

 

L'aveuglement

On peut s’aveugler facilement en se persuadant pendant de longues années, tel le publicain (collecteur d’impôts hébreux au service de l’occupant romain)

  • qu’on n’est pas bien pécheur, puisque tout le monde triche

  • que tous les pauvres sont responsables de leurs malheurs

  • qu’il serait bien bête de ne pas profiter de sa situation privilégiée

  • qu’il aura toujours le temps de changer plus tard

  • que le bon Dieu est tellement bon qu’il n’y a rien à craindre, etc.

 

Le chrétien a la joie d’être un pauvre pécheur pardonné. C’est la grande découverte à faire dans une vie, la grande joie du chrétien : percevoir à travers ses incohérences et ses retards la patience inlassable de Dieu envers nous. On peut dire sans risque d’erreur qu’on n’a vraiment compris l’Évangile qu’après avoir goûté la miséricorde (le pardon) de Dieu à l’œuvre dans sa vie.

« Ce que j’ai découvert au cours d’une retraite, disait une étudiante, c’est que je suis bête mais qu’Il est fou. » Après avoir commis et reconnu des péchés sans excuse, on découvre qu’on est aimé d’un amour sans bavure. Sainte Élisabeth de la Trinité, écrivant à sa sœur, lui livrait : « Lui, Il est l’Immuable, Celui qui ne change jamais. Il t’aime aujourd’hui comme Il t’aimait hier, comme Il t’aimera demain. Même si tu lui as fait de la peine, rappelle-toi qu’un abîme appelle un autre abîme, et que l’abîme de ta misère, petite Guite, attire l’abîme de sa Miséricorde. »

Ne pas reconnaître sa condition de pécheur, c’est s’exposer à ne jamais découvrir le secret le plus profond de la joie chrétienne : « Il m’a aimé et s’est livré pour moi. » (Galates2, 20)

« Pécheur, sur le Calvaire, regarde et adore ton Sauveur ! » Regarde la façon dont IL continue à te regarder, alors que tu viens de Le crucifier ! Alors, tu comprendras à la fois l’énormité de ton péché et la surabondance de son amour !

Il ne faut pas désespérer d’être pécheur. Il faut, après une chute, se relever, comme Jésus nous a montré qu’il faut le faire lorsque lui-même s’est relevé en tombant avec sa croix, exténué. La confusion d’avoir péché cède alors le pas à la confusion d’être tant aimé MALGRÉ le péché. Il est difficile de reconnaître que l’on est pécheur, car l’orgueil obscurcit le regard sur soi-même et endurcit le cœur.

Dieu ne se contente pas d’« effacer » le péché, il ouvre un avenir dans lequel il s’engage lui aussi, enseignant et dirigeant par sa Parole, par les motions intérieures et extérieures.

Dieu vous offre sa grâce et son pardon, mais il faut vous décider avant votre mort. 

Croix, fond nuances de bleus et violet avec colombes blanches

« Je suis comme Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois ! »

Est-ce que nous nions l’existence des virus ou des atomes sous prétexte que nous n’en avons jamais vu ?

Ouvrons les yeux et contemplons Dieu dans la création, car ses perfections invisibles, sa puissance éternelle et sa divinité se voient fort bien dans la nature (Romains 1, 20) : un coucher de soleil, un ciel étoilé, une fleur…, dans l’extraordinaire mécanisme du corps humain, dans l’harmonie des lois physiques.

Dieu se révèle aussi à notre conscience, dont chacun entend la voix, un jour ou l’autre, surtout quand il a mal agi. Bien sûr il est possible d’ignorer cette voix intérieure et de s’endurcir, mais c’est dangereux…

Dieu nous parle de bien des façons, en particulier par sa Parole. Lire la Bible, spécialement les Évangiles, c'est lire le témoignage de ceux qui ont vu Jésus et ont vécu avec lui.

Thomas s’est trompé en refusant de croire que les apôtres avaient vu Jésus ressuscité. Si nous sommes comme Thomas, nous nous trompons aussi. Mais Thomas a reconnu son erreur et s’est écrié, en présence de Jésus : « Mon Seigneur et mon Dieu !» (Jean 20, 28).

Dieu, un invisible qui ne parle qu'aux chrétiens

Est-ce que nous nions l’existence des virus ou des atomes sous prétexte que nous n’en avons jamais vu ?

Ouvrons les yeux et contemplons Dieu dans la création, car ses perfections invisibles, sa puissance éternelle et sa divinité se voient fort bien dans la nature (Romains 1, 20) : un coucher de soleil, un ciel étoilé, une fleur…, dans l’extraordinaire mécanisme du corps humain, dans l’harmonie des lois physiques.

Dieu se révèle aussi à notre conscience, dont chacun entend la voix, un jour ou l’autre, surtout quand il a mal agi. Bien sûr il est possible d’ignorer cette voix intérieure et de s’endurcir, mais c’est dangereux…

Dieu nous parle de bien des façons, il y a suffisamment de témoignages crédibles sur ce site (conversions improbables, guérisons impossibles, etc.) de ceux qui ont été approchés de très près par lui et qui en sont la preuve vivante au XXIe siècle. Dieu s'adresse à nous aussi par sa Parole. Lire la Bible, spécialement les Évangiles, c'est lire le témoignage de ceux qui ont vu Jésus et ont vécu avec lui.

Thomas s’est trompé en refusant de croire que les apôtres avaient vu Jésus ressuscité. Si nous sommes comme Thomas, nous nous trompons aussi. Mais Thomas, lui, a reconnu son erreur et s’est écrié, en présence de Jésus : « Mon Seigneur et mon Dieu !» (Jean 20, 28). Et si, en refusant, presque obstinément, de croire, vous étiez, vous aussi, dans l'erreur ?

Le christianisme, c'est triste

Charité, Joie, Paix, Amour, Patience, Bonté, Bénignité, Longanimité, Mansuétude, etc. Voici ce qu'est le cœur de la foi chrétienne.

Rien de triste là-dedans, bien au contraire. Le souci c'est que la foi passe à travers les hommes, qui restent... humains. Et qu'ils traversent les épreuves de la vie. Rendez-vous plus bas avec un portrait des chrétiens "born again" pour avoir la certitude que les chrétiens joyeux et heureux, si, si, ça existe ! Quand vous rencontrez Dieu personnellement et que vous réalisez cela : "Dieu existe, Dieu m'aime, Dieu veut me sauver", la joie de ce truc complètement dingue ne peut plus vous être arrachée du cœur. 

Regard direct de Jésus dans AD the Bible Continues

« La douceur de Jésus, la bonté de Dieu, c’est mièvre »

La Bible donne à contempler un Dieu au cœur bon. Sa bonté ne relève pas de la faiblesse mais bien plutôt de la violence (au sens de puissance) et de la liberté de l’amour de Dieu pour l’homme. Dieu, lui, n’est pas prisonnier de l’attitude du partenaire humain qui rejette ou se montre indifférent à l’alliance qui lui est offerte.

La douceur de Jésus, la douceur selon Jésus, ce n'est pas un comportement mièvre, infantile, irresponsable, c'est une qualité du regard et un supplément d'attention aux autres. C'est une volonté chaque jour réaffirmée de laisser à l'autre tout son espace, toute sa richesse, toutes ses chances de vivre. Rien de mièvre dans Jésus. Un homme-Dieu viril, plein de compassion mais sans concession.

Les femmes sont-elles méprisées dans la Bible ?

Au contraire, elles sont restaurées dans toute leur dignité. Et puis Jésus s’est montré un innovateur révolutionnaire pour l’époque ! Non seulement en acceptant mais en les accueillant les femmes parmi sa troupe de disciples, les traitant en parfaites égales et discutant avec elles sans façons. En les protégeant de la méchanceté et de la violence des hommes, en défendant à la gent masculine de les abandonner en les répudiant (ce qui était courant à l’époque, d’où la très grande misère des veuves ou répudiées). Il les a qussi enseignées au même titre que les hommes et a voulu que les tâches à cette époque vouées à la gent féminine (préparation du repas, par exemple), n’empêchent pas les femmes d’assister à ses enseignement, la femme accédant – ce qui était incroyable pour l’époque – à la dignité d’être écoutées, enseignées. Car du temps de Jésus, en effet, les femmes n’étaient pas considérées, par exemple, comme des témoins valables... donc elles n'avaient pas accès aux tribunaux.

Jésus les a guéries autant que les hommes, a pleuré devant leur détresse, ressuscitant un frère, un fils...
Elles ont été les premières à voir Jésus ressuscité, puis il les a envoyées en mission d'évangélisation... et non pas aux fourneaux ! Certes, il n’a pas choisi de femmes comme prêtres, mais est-ce vraiment ce qui importe puisqu’il a plus que clairement établi leur égalité avec les hommes, et ce au 1er siècle ?

Lire à ce sujet, plus en détail, sur ce site, la page Dieu aime les femmes.

Lire aussi, des articles très documentés et détaillés sur Aleteia :

le christianisme a-t-il favorisé l'émancipation des femmes ? 

L'Église a-t-elle méprisé les femmes ?

Paysage d'hiver givré surréaliste comme un miracle de Jésus

Les miracles prouvent l’imperfection de la création

Dieu reconnaîtrait par là-même que sa création est mal faite et a besoin de retouches. Au contraire, le miracle, par exemple de guérison, est la victoire de Dieu sur le Mal, qu’il oblige à reculer. 

Durant tout son ministère, Jésus a guérit de toutes les lèpres, celles de l'âme, celles du corps, des milliers de personnes qui sont venues à Lui. Par les miracles que seul Dieu peut réaliser, il a authentifié sa Parole.

Une guérison prétendue miraculeuse ne vient-elle pas simplement d’une action particulièrement spectaculaire du psychisme d’un malade sur son organisme ?

Une grande handicapée témoin d’un étonnant miracle

Le 3 septembre, 1921, une jeune tuberculeuse de 21 ans, Suzanne Fouché, bien sanglée sur sa gouttière, part à Lourdes avec le diocèse de Rouen. Dans le train se trouve une mère de famille, Madame Joly, atteinte du mal de Pott (infection de disques intervertébraux ou des corps vertébraux adjacents, due au bacille de la tuberculose). Ses sept fistules exigent deux pansements quotidiens. Elle ne vit plus qu’avec un rein, tuberculeux. Elle est si mal en point qu’on lui donne l’extrême-onction (le sacrement que l'Église administre au moment où la personne est considérée comme étant à l'article de la mort) au cours du voyage. Dans ses moments de lucidité, elle murmure : « Je vais à Lourdes pour y mourir et confier mes enfants à la Vierge. »

Pendant toute la durée du pèlerinage, il n’est pas question de l’emmener à la procession ni à la piscine. On se contente de lui donner à boire quelques cuillérées d’eau de Lourdes.
La veille du 8 septembre, les "Cadets normands" décident de passer la nuit à la grotte et d’y prier pour sa guérison. Le matin du 8, l’archevêque de Rouen recommande aux pèlerins la grande malade. « Je viens de recevoir une lettre de l’aîné de ses trois enfants, leur confie-t-il. Voici ce qu’il m’écrit : « Notre papa a été tué à la guerre, notre maman nous a fait ses adieux. Elle veut mourir à Lourdes, mais nous, nous voulons qu’elle revienne guérie. Monseigneur, ramenez-la nous ! »

Le médecin avait recommandé à son infirmière d’emporter un drap pour la recouvrir si elle venait à mourir durant les deux longues heures de la cérémonie.

Madame Joly ne sait pas que tous les pèlerins prient pour elle. Mais ce jour-là, on la porte sur son brancard à la procession. Le médecin avait recommandé à son infirmière d’emporter un drap pour la recouvrir si elle venait à mourir durant les deux longues heures de la cérémonie.

Laissons la parole à Suzanne Fouché qui, comme tous les autres malades, ignorait l’intention de prière que l’archevêque avait confiée le matin à ses diocésains.

« Seule sur mon chariot (il n’y en avait pas encore à Lourdes), je dominais les brancards à terre. Mme Joly était avant moi, à deux malades près. C’est évidemment pour elle que je priais et je surveillais son corps immobile. Sur un signe du médecin, le cardinal Luçon, archevêque de Reims, posa une seconde sur elle le Saint Sacrement. Je me recueillis pour recevoir à mon tour la bénédiction, mais ma première pensée ensuite fut de regarder à ma droite : Mme Joly était assise sur son brancard. On la recoucha aussitôt et le drap la recouvrit. J’en conclus qu’après un sursaut de vie, elle était morte et je ne sus plus qu’en exprimer à la Vierge ma consternation scandalisée.

Dès la fin de la procession – et ce fut long –, les brancardiers emportèrent Mme Joly la première et, parce qu’il ne fallait qu’un homme pour me rouler, je la suivis immédiatement. Remisée dans mon coin, près de la porte, j’entendis la clé tourner dans la serrure. Nous étions toutes les deux enfermées. C’est alors que, orientant ma glace vers le lit de Mme Joly, je vis qu’il était vide. Elle était debout et venait vers moi. Sans un mot, elle m’embrassa et retourna se coucher. Il y avait quatre ans et demi qu’elle ne s’était pas levée. Le vide se fit en moi et les larmes m’inondèrent. J’avais vu Lazare sortant du tombeau. Bientôt, un groupe de médecins entra (..) Il la fit lever, marcher ; notre médecin défit son pansement souillé : une taie blanche fermait ses fistules. (…) On nous demanda de rester calmes et de remercier Dieu. Il ne fallait pas que la foule avide de sensationnel, forçant les portes, envahisse la salle.

Nous repartions dans l’après-midi. C’est Mme Joly qui nous soigna dans le train du retour. Ses trois enfants l’attendaient sur le quai de Rouen. Ils avaient vaincu le ciel.
L’année d’après, toujours dans le même coin sur mon chariot, je vis entrer dans la salle une forte femme et un petit garçon portant une canne enrubannée. Elle me demanda et je lui fis signe, étonnée. C’est lorsqu’elle se pencha sur moi pour m’embrasser que je la reconnus : c’était Mme Joly, elle avait repris 26 kg. »

Suzanne Fouché, J’espérais d’un grand espoir

Et comment Suzanne Fouché réagit-elle à la guérison de sa compagne d’infortune ? « Je n’étais pas du tout déçue de n’être pas guérie. Je rapportais une richesse imprévisible : celle d’amitiés qui, après 50 ans, sont restées fidèles. » Jusqu’à sa mort en 1989, Suzanne Fouché mena un admirable combat pour la formation professionnelle et la rééducation fonctionnelle des handicapés moteurs.

Faites confiance au faiseur de miracles qui soulève la glace des hivers du cœur 

Toute puissance de Dieu dont les miracles sont un signe de la présence

L’existence de miracles est contraire à la justice de Dieu

« Cette intrusion de l’Éternel dans notre histoire en faveur de quelques privilégiés est proprement insupportable. »

« En intervenant dans sa création, Dieu reconnaît qu’elle est mal faite et qu’elle a besoin de retouches. »

« Et si le Christ est capable de multiplier les pains, pourquoi ne règle-t-il pas Lui-même tous nos problèmes économiques ? »

« On n’a jamais vu de jambe repousser à Lourdes. »

« Les miracles recevront un jour une explication scientifique. »

« Si les miracles étaient des signes valables, tous les témoins oculaires d’un miracle auraient automatiquement la foi.»

Voilà ce que disent de nombreuses personnes. Or les miracles sont l’œuvre d’un Dieu souverainement libre. Dieu ne bouleverse l’ordre de la nature que pour manifester sa venue, sa présence parmi nous. Le plus souvent, le miracle n’est pas un fait qui se produit en dehors des lois de la nature, mais à côté ou au-dessus. Une guérison respecte les lois habituelles de toute cicatrisation mais elle s’accomplit en un temps record et en l’absence de toute thérapeutique médicale.  Le miraculé répare en une fraction de seconde des lésions qu’il n’aurait peut-être jamais réparées ou qui auraient nécessité des années pour parvenir à ce résultat. Ce qui fait le miracle, ce n’est pas que la maladie guérie était incurable, c’est la disproportion entre la cause et l’effet. Humecter les yeux avec un peu d’eau, même médicamenteuse, n’a jamais guéri d’un décollement rétinien datant de plus de sept ans (Affections oculaires, dans Cahiers Laënnec, Les guérisons de Lourdes).

 

 

Dieu n’est pas injuste en n’accordant pas la guérison à tous les malades qui la lui demandent avec confiance.

Les miraculés ne sont pas plus aimés de Dieu. Dieu en guérit quelques-uns pour donner à tout son peuple des signes bien visibles de sa Présence. Le grand but des miracles est d’accroître la foi dans les cœurs, de la déclencher ou de la semer.

En guérissant quelques malades, Dieu ne prétend pas supprimer le mystère du mal. Les miracles annoncent la victoire définitive du Christ sur le mal, la maladie et la mort.

On ne peut pas contester la discrétion avec laquelle Dieu accomplit ses œuvres de guérison, elles sont rares et rarement spectaculaires. Dieu nous fait signe mais nous laisse libres. Il ne veut pas forcer l’entrée de notre cœur.

Il est vrai que de temps en temps, Dieu se plaît à accomplir des signes plus éclatants : le passage à gué de la Mer Rouge par les hébreux dans l’Ancien Testament, la multiplication des pains, puis la résurrection de Lazare par Jésus, ce qui incita les autorités juives à le faire mourir. Et aussi le miracle du soleil à Fatima en 1916, à lire sur la page Vierge Marie de Nazareth de ce site, rapporté par un journaliste proche des milieux... gauchistes et anarchistes !

 

Il est même arrivé qu’un jeune amputé espagnol retrouve miraculeusement sa jambe !

C’est l’histoire étonnante dont parle le Cardinal de Retz dans ses Mémoires et dont l’abbé Deroo nous a donné le récit appuyé sur une étude publiée dans les archives de Saragosse. En 1637, un jeune Espagnol de 20 ans, Miguel-Juan Pellicer, eut la jambe droite écrasée par la roue d’un chariot. Hospitalisé à Valence, puis transporté à l’hôpital Notre-Dame de Grâce de Saragosse, il fut amputé à 5 cm en dessous de la rotule. Pendant trois ans, il fut mendiant auprès du sanctuaire Notre-Dame du Pilier, à Saragosse, frottant régulièrement sa jambe avec de l’huile des lampes du sanctuaire : d’innombrables témoins ont donc pu voir la cicatrice de son moignon. Revenu à Calanda, son village natal, il continuait à y vivre de la charité publique quand, dans la nuit du 29 mars 1640, après avoir fait comme tous les soirs sa prière à Notre-Dame, il fut subitement guéri : ses parents s’aperçurent, en montant se coucher, que les deux pieds de leur fils dépassaient de la couverture ! Le jeune miraculé fut reçu à Madrid à la cour du roi Philippe IV et un procès fut ouvert dès 1640 par l’archevêque de Saragosse pour recueillir la déposition de tous les témoins, notamment des deux chirurgiens qui l’avaient amputé.

Évidemment, on peut penser à la supercherie, grâce à un jumeau dissimulé... Ce fait n'est rapporté ici que pour faire sourire, les témoignages en grand nombre, des quatre coins du monde, figurant sur ce site étant autrement plus crédibles et probants.

Pour en savoir plus sur les miracles de Lourdes, et ce qu'en disent les médecins, lire la page Vierge Marie de Nazareth.

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ARGUMENTS CONTRE
LES CHRÉTIENS : RÉPONSES

« Les chrétiens ne sont pas particulièrement joyeux »

Les chrétiens sont comme les autres, des hommes qui doivent subir des épreuves difficiles dans la vie, des hommes qui ont des doutes, des passages à vide. Dieu ne les épargne pas sous prétexte qu'ils sont chrétiens. Sinon, à ce compte-là, ce serait une preuve de l'existence de Dieu trop visible et, de plus, injuste. Car Dieu favorise les bons comme les méchants (à savoir que nous sommes tous, dans une journée, tour à tour, bons et méchants), il aime tous les hommes indistinctement qu'ils soient chrétiens ou non, et se parjurerait s'il agissait de façon différente.

De plus, les chrétiens "de tradition", c'est-à-dire ceux qui ont la foi mais qui n'ont pas expérimenté une rencontre personnelle avec le Christ, sont, disons, moins enflammés que les autres. Qui sont "les autres ?" Rencontrez des chrétiens "born again" (nés de nouveau) qui ont eu la chance de faire cette rencontre inouïe avec le Christ au cours d'une expérience "surnaturelle", unique qualificatif humain avec lequel on peut la décrire, mais si faible au demeurant par rapport à l'explosion atomique que génère cette fabuleuse rencontre. Et vous verrez brûler en eux, malgré les épreuves de la vie, une joie, une paix, un feu indestructibles. Vous pouvez en rencontrer à travers des mouvements tels que celui du Renouveau Charismatique. Ils sont souvent considérés par les autres chrétiens de foi plus conventionnelle ou traditionnelle, comme, un peu, des illuminés. Mais ils ne le sont pas.

Il faut aussi voir la joie, la paix dans la grande famille des religieux qui ont été appelés personnellement par le Christ. Lisez comment ils ont reçu cet appel, sa puissance.

Jésus, lui-même lorsqu'il était sur terre, riait, buvait, mangeait (les autorités religieuses de l'époque le lui ont assez reproché d'ailleurs), il était invité à des mariages, des repas chez des personnes de tout milieu social, etc. C'était loin d'être le moralisateur tristounet qu'on imagine facilement...

Et ce que Dieu veut, c'est que nous vivions en abondance ! C'est écrit dans les Évangiles d'ailleurs. Mais néanmoins, que nous vivions raisonnablement et en nouant une relation personnelle avec lui. Il ne s’agit pas de mépriser les choses de la vie, de faire fi des relations, mais d’être conscients que ce monde passe et de travailler pour ce qui a valeur d’éternité raisonnable Dieu veut pour vous le plus beau, le plus grand et le meilleur. Mais il a en vue votre éternité avec lui, et non pas votre bref passage sur terre. Il vous demande de mettre votre bonne volonté en marche, ici et maintenant, sur terre, votre accord, et cela lui suffit, lui fera tout le reste. C'est aussi cela qu'il faut comprendre pour saisir sa chance.

Chaque jour, Dieu passe près de vous et la vie éternelle est à portée de votre bonne volonté, de votre foi. Jésus passe à toute heure de la vie au bord du lac de votre histoire personnelle, familiale... Son appel, dont il a l’initiative n’a pas d’autre fondement que son désir de nous faire partager sa vie, de faire ­alliance avec chacun de nous.

« Les chrétiens se croient mieux que les autres mais critiquent tout et tout le monde »

C’est vrai, il y a des chrétiens comme cela mais ils ne sont pas représentatifs de tous les autres.  Et puis, les chrétiens font autant de faute que les autres. C’est pourquoi, au début de chaque messe (Eucharistie), ils reconnaissent devant Dieu et leurs frères leur condition de pécheurs. Un aveu qui ne doit pas dégénérer cependant en résignation passive, le vrai chrétien étant sur un chemin de lutte contre ses mauvais penchants ! Facile à dire, moins facile à faire, c’est certain…

« Les chrétiens ne prient que pour eux-mêmes »

Au contraire, les chrétiens prient d'abord pour les autres ! Parfois ils en oublient même de prier pour eux-mêmes.

« Les chrétiens ont persécuté beaucoup de peuples dans le passé »

Certes, mais n'est-ce pas parce qu'ils n'ont pas compris, ou voulu comprendre, le message de paix et d'amour du Christ ? Et puis aussi, concernant par exemple les croisades, il fallait bien que les pèlerins puissent de nouveau accéder aux Lieux Saints dont l'accès avait été bloqué par les orientaux. Évidemment cela ne dédouane en rien le comportement déplorable de certains chrétiens qui ont tué au nom de l'Évangélisation, par exemple en Amérique. Mais ce sont, encore une fois, des comportements humains. L'homme, toujours l'homme qui dévoie le message originel...

Histoire d'un manteau

Jakov, un évangéliste, arriva un jour dans un village en Europe de l’Est. Il rencontra là un homme âgé qui avait beaucoup souffert dans sa vie à cause de la mauvaise conduite de certains chrétiens dans son entourage. Lorsque Jakov voulut lui parler de sa foi en Jésus, Cimmerman l’interrompit brusquement et lui raconta tous les méfaits commis par les religieux dans sa ville. Jakov lui dit alors :

– Imaginez que je vous vole votre manteau, que je le mette sur moi et que je braque une banque. De loin, la police m’a vu m’enfuir et elle a réussi à récupérer votre manteau. Que diriez-vous si elle vous accusait du braquage de la banque ?

– Je dirais que c’est faux.

– Mais la police disposera d’un argument de poids, rétorqua Jakov. Elle ne manquera pas de le brandir en vous accusant : “C’est votre manteau !”

Cette histoire embarrassa le vieil homme qui demanda à l’évangéliste de quitter la maison. Mais Jakov continua à venir lui rendre visite pour lui témoigner l’amour de Christ. Un jour, Cimmerman demanda à son visiteur comment on devenait chrétien. Jakov lui expliqua qu’il devait reconnaître ses fautes et croire en Jésus, qui a donné sa vie pour nous sauver.

 

Alors le vieil homme se mit à genoux, inclina la tête et pria pour la première fois. Lorsqu’il se releva, il embrassa Jakov et lui dit :

– Merci d’être venu dans ma vie.

Et il ajouta en pointant le doigt vers le ciel : Vous portez très bien son manteau, celui de Christ.

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ARGUMENTS CONTRE
L'ÉGLISE CATHOLIQUE : RÉPONSES

« L’Église catholique a commis des horreurs. Encore récemment… Et elle a cautionné le conservatisme »

Jadis, la religion catholique a exercé, c’est vrai, une sorte de caution d’un ordre établi, très conservateur, tant dans le monde que dans l’Église. Elle a été complice à certains moments de l’Histoire, d’intérêts contraires à ceux des personnes de niveau économique modeste, afin de préserver ses propres intérêts, mais ce temps est révolu. Un grand ménage initié par le pape François est en cours. Il restera bien des poches noirâtres ici ou là mais globalement, la situation est nettement redressée.

Certains écrits du pape François sont étonnants. Dans Laudato Si, il développe un discours assez bluffant, venant de l’Église, notamment la critique du capitalisme du XXIe siècle destructeur d’individus, de liberté et de la planète… Tous les écolos, les humanistes, et même les communistes, devraient lire cette encyclique ! Cela ne veut pas dire que le pape prône le communisme. On a vu dans quelle privation de liberté au prix du maintien d’une doctrine et d’apparatchiks, cet idéal théorique a mené dans la pratique, la dictature du prolétariat se maintenant ad vitam aeternam. L'exemple actuel de la Chine est édifiant.

L’Église est en fait pour tout système qui respecte l’individu, sa liberté, y compris de croyance, l’entente entre les personnes et les peuples, sans qu’un écart outrancier favorise certains au détriment des autres. Lire plus sur la page Écologie & Société un pape surprenant.

 

Il serait donc injuste d’en rester à une vision unique, négative, de l’entité à qui l’ont doit par exemple le dévouement pour les autres, le maintien de certaines valeurs morales qui sont en perdition actuellement, la création d’hôtel-Dieu pour soigner, etc.

Tout comme il serait injuste de ne voir que les religieux pédophiles. Le Christ est en cours de réalisation d'un grand ménage pour que les horreurs du passé soient dites, réparées autant que possible ici-bas, Lui-même se chargeant de juger et de réparer, pour chacun, lors du passage de la mort.

L’Église, et tout ce qu’il y a eu de contestable dans le christianisme au cours de l’histoire, y compris récemment, sont au pilori, parfois pour de bonnes raisons, parfois pour de mauvaises. Or cela crée un rejet, un refus d'une certaine image de Dieu qu’on associe à l'Eglise, une sorte d’amalgame d’idées préconçues, avec lesquelles on le confond parfois.  Ce qui est erroné car jamais l'Église ne s'est confondue avec Dieu. Si l'Église est le Corps du Christ, elle reste aussi humaine. Ses membres demandent à Dieu de les guider mais ne sont pas à l'abri d'erreurs ou de fautes bien évidemment, et personne ne prétend le contraire, sauf les intégristes catholiques, et il faut bien reconnaître qu’il y en a.

Alors pourquoi en arriver à rejeter totalement l'Église ? Car dans son ensemble, elle est sainte, dirigée en filigrane par Dieu. Cependant, comme elle est composée d'homme, il y en a parmi eux qui, comme partout, sont défaillants, parfois gravement. Malheur qui frappe l’Église quand la conduite de quelques-uns lui porte atteinte. Doit-on, à cause de ces brebis galeuses, rejeter pour autant Jésus et son merveilleux message ? Rejeter les milliers de prêtres et religieux qui se dévouent partout dans le monde en priant, en se dépensant sans compter pour les pauvres, les malades, les personnes en perdition, en dépression ? Jésus, c’est une chose, l’Église c’est une autre. Jésus n’est pas personnellement responsable des brebis galeuses, si ?

Et puis la presse n’oriente les esprits que vers les fautes de l’Église sur lesquelles elle pointe tous ses articles. Tous, ou presque, sont à charge, jamais à décharge. Tous les « papiers » que la presse consacre à l’Église ont pour sujet les prêtres pédophiles. Jamais un reportage sur les religieux du bout du monde ou de la porte d’à côté qui s’occupent des petits Haïtiens orphelins, des Palestiniens ou Libanais en détresse, des Africains au ventre vide … Le cardinal Sarah n’a pas tort quand il dit : « D’autres instrumentalisent les égarements d’une infime minorité dans le seul but de faire taire l'Eglise. »

Alors Jésus doit-il être recrucifié sous prétexte que les hommes, à qui il a confié, avec noblesse, son Église, en ont parfois perverti l'essence ? N'est-ce pas Jésus, son message, qui doivent compter en priorité ? Rencontrer Jésus, puis décider de le suivre, cela ne veut pas dire adhérer à une religion, signer en bas d'une feuille pour tout un tas d'interdits ni oublier les horreurs commis par certains des représentants du Christ. C'est partir à la rencontre d'une Personne qui vous aime et attend patiemment que vous acceptiez de l'associer à votre vie pour la booster vers le Bien et vers ce qui devrait compter le plus pour vous : votre éternité et la façon dont vous la passerez.

Et puis, Dieu est Amour mais aussi Justice. Ceux qui ont gravement fauté, parmi les prêtres, les religieux, auront des comptes à rendre à l’Éternel, et leurs fautes comptent sans doute double vu qu’ils se devaient d’être spécialement irréprochables en tant que représentant de Jésus et spécialement appelés par lui. Jésus a prévenu : ne vous avisez pas de toucher à ces enfants (c’est-à-dire les enfants, les pauvres, les ignorés, les sans défense, jeunes, handicapés, âgés, etc.).

Ne faisons pas des quelques brebis galeuses, toujours en trop grand nombre malheureusement, un iceberg cachant l'Amour du Christ et l'immense sainteté de la plupart de ses représentants et dont aucun journaliste ne parle jamais... Lire, à ce sujet, sous l'onglet Approfondir, la rubrique Caritatif.

Pourquoi Jésus était-il pauvre et habillé pauvrement et pourquoi l'Eglise est-elle riche ?
Pourquoi certains prélats sont-ils habillés avec recherche ?

Chacun des membres consacrés de l'Eglise est pauvre. Lorsqu'on devient prêtre ou religieux, on laisse derrière soi tous ses biens. Les prêtres et prélats ne représentent pas eux-mêmes mais Dieu. On peut honorer Dieu soit en étant habillé pauvrement (par exemple les moines franciscains), soit lui rendre hommage en s'habillant avec plus de recherche (évêque par exemple). Il faut bien comprendre que par cet habillement, ce n'est pas à la personne que l'on rend hommage, au prêtre, à l'évêque, etc., mais à Dieu. Dans l'Ancien Testament, l'Arche d'Alliance (photo ci-dessus), qui contenait les tables de la loi, était richement décorée sur les instructions de Dieu lui-même. Quand on aime Dieu, on veut lui donner le plus beau, le plus riche, le plus précieux. Comme le servir avec pauvreté en sandales hiver comme été (Ordre des Carmes Déchaux). Ensuite, l'Eglise possède des biens et de l'argent qui lui ont été donnés par les fidèles au fil des siècles et qui servent au maintien, à l'entretien, au développement de l'Eglise dans le monde, comme à l'aide aux pauvres. Cet argent a parfois été utilisé à mauvais escient et, là encore, le pape François procède à un grand épurement des comptes. Pour ce faire, il n'a pas hésité à écarter des personnes en poste depuis fort longtemps. Suite au rapport de la Commission Sauvé, de nombreux évêques ont décidé de vendre des biens, par exemple leurs lieux de résidence, pour abonder le fonds de réparation destiné aux victimes.

Mitres des évêques...

Les évêques et les abbés de monastères sont coiffés de la mitre, bonnet plus ou moins haut terminé par deux pointes parallèles au sommet. Elles signifient symboliquement les deux Testaments, le Nouveau étant devant. La mitre de l’évêque se distingue de celle de l’abbé car elle porte deux bandes de tissus, les fanons, qui pendent par derrière.  La mitre peut être très simple ou plus richement ornée.

Gargouille de Notre-Dame la nuit

LE MAL, LA SOUFFRANCE
SONT-ILS INCOMPATIBLES AVEC DIEU ?

Rien à voir avec l'islam

Dieu ne veut pas la souffrance, il l'a prise sur lui à la croix, il est à côté de ceux qui souffrent et la volonté du Christ est d'éradiquer le mal. Cependant, il respecte la liberté de ceux des hommes qui font le mal.

Tout chrétien s'aligne donc dans ce combat féroce contre le mal, avec une non-acceptation, une rébellion qui n'a rien de passif.  Cela n'a rien à voir avec l'islam qui prône la soumission totale à Dieu. 

L'existence des forces du mal et leur but

Vous savez qu'il existe des maisons hantées, des prêtres exorcistes, des personnes qui marchent sur des charbons ardents pieds nus et qui pratiquent le vaudou, qui jettent des sorts, des satanistes, des guérisseurs qui semblent avoir certains pouvoirs, etc. En Afrique ou à Haïti, ce sont des pratiques répandues…

 

En Occident, l'ennemi, Satan, a progressivement instauré l'instantanéité du jouir comme nouveau critère (et dogme) d'une vie réussie.  Il a aussi  trouvé, notamment avec le reiki, les pierres, les "énergies", les chakras, etc., des moyens supplémentaires d'éloigner les hommes de Dieu et de les faire basculer dans le mal sous couvert de bien-être, et, pire, de bien. Mais sa plus grande réussite, c'est d'avoir réussi à faire croire à beaucoup d'Occidentaux que Dieu n'existe pas et que lui-même, Satan, n'existe pas. Et ce alors même que l'on assiste à des conversions au christianisme à tour de bras en Orient et aussi dans les pays musulmans – une vraie révolution silencieuse –, et alors que l'Amérique du Sud et l'Afrique affichent un dynamisme chrétien extraordinaire. 

 

Pourquoi Satan fait-il cela ? Afin de faire perdre ce que le Christ a chèrement acquis pour chacun d'entre nous : une vie éternelle d'Amour avec Dieu pour toujours à l'écart du mal.

 

Vous doutez ? Pourtant, les puissances du mal existent, hélas, bel et bien. Que vous soyez convaincu du contraire ou non, nous vous invitons, avec insistance, à lire plus en détail, pour mieux comprendre, les autres pages de ce site qui détaillent et apportent de nombreuses précisions indispensables à ce sujet :

Ce sujet est tellement grave et important pour votre vie quotidienne, mais aussi pour votre salut, que sur ce site, il lui a été consacré trois pages entières. Prenez le temps de lire.

Montagne de croix empilées en noir et blanc

Pourquoi Dieu, s’il existe, ne supprime-t-il pas le mal sur terre tout de suite ?

Le chrétien, comme les autres, reste déconcerté par l’énormité scandaleuse de beaucoup de souffrances humaines. « S’agissant du problème du mal – scandale par excellence –, les réponses classiques apparaissent aux chrétiens comme aux autres peu convaincantes et même insupportables. Comment accepter l’image d’un Dieu injuste pour qui les souffrances d’un innocent ont moins de poids dans la balance que l’ordre du monde ? D’un Dieu pervers qui impose des peines terribles pour mériter l’accueil auprès de lui. D’un Dieu insensible, détaché, impuissant, alors qu’il se prétend le Créateur et le Maître ? », dit Xavier Nicols.

Ces réponses ne sont pas les bonnes ! Nous en fournissons quelques autres ici, sans avoir la prétention de détenir la vérité.

Mais avant cela, voici une petite histoire qui permet d'effectuer une introspection.

Les bons et les méchants

« Rien de plus reposant qu’un bon western : les bons et les méchants y sont bien distincts ; leur affrontement ne laissera pas de place au doute ou à la nuance. Cela repose, parce que notre vie n’est jamais si simple. Bien et mal y sont irrémédiablement mêlés. Partout, et dans l’Église même, la générosité voisine avec la mesquinerie, la perversité cohabite avec la sainteté. Nous regrettons souvent ce monde tout en nuances de gris plutôt qu’en noir et blanc : si Dieu existe, pourquoi ne supprime-t-il pas le mal dans le monde ?

Par chance, Dieu n’est pas hanté comme nous par ce rêve d’un monde chimiquement pur, où le bien pourrait régner sans mélange. Car il sait trop bien, lui, qu’aucune frontière ne peut distinguer les bons et les mauvais, parce que le bon grain et l’ivraie, le bien et le mal, grandissent ensemble jusque dans notre propre cœur. De quel côté serais-je, moi, s’il s’avisait de faire le tri ? Si Dieu exauçait ma prière et exterminait le mal dans le monde, j’aurais peut-être du souci à me faire...

Mais le projet de Dieu, ce n’est pas le tri et la sélection : c’est que les hommes aient la vie, et la vie en abondance. En bon jardinier, il sait qu’abondance et désordre sont inséparables : l’herbicide qui, pour détruire les mauvaises herbes, rend stérile le potager est un remède pire que le mal. La crainte scrupuleuse d’agir mal peut nous conduire à ne rien faire du tout.

La Bible nous invite au contraire, presque à toutes les pages, à ne pas avoir peur. À faire confiance à ce jardinier si expert qu’il peut transformer patiemment mon ivraie en un splendide épi de blé. »

  • Si Dieu voulait endiguer le mal sur terre, il devrait agir à chaque instant, partout, dans la conscience de tous les hommes. Quid de leur sacro-sainte liberté ? L'homme ne serait donc plus libre. Libre de faire lui-même le choix entre le bien et le mal. Dieu nous a donné la liberté, comme aux anges. C'était un risque (on voit ce qu'il en est advenu avec Satan), mais Dieu ne veut pas de petits automates qui lui obéissent au doigt et à l'œil. Il veut que nous le cherchions librement, puis, après l'avoir trouvé, il veut nous apprivoiser en se révélant peu à peu, afin que par une une adhésion pleine et entière, nous l'aimions librement, après avoir compris que ses lois ne sont pas un étau qui brime, mais la porte ouverte sur la vraie liberté.

  • Dieu n’est pas responsable, nous l'avons vu plus haut, de toutes les brebis galeuses, y compris celles de sa propre Église, surtout celles qu’il avait appelées à le suivre plus étroitement en devenant prêtres, religieux, et qui l’ont trahi en commettant des horreurs. Tous, et elles aussi, nous auront à répondre devant lui du mal que nous avons fait, surtout aux tout-petits. Oui, Dieu est bon… mais il est aussi Justice. 

  • Si Dieu guérissait tout le monde, remarqueriez-vous les guérisons instantanées qu'il sème aux quatre coins du monde depuis 2000 ans pour vous interpeller et vous inciter à chercher ?

Le mal dissimulé dans l'obscurité sous une capuche

Pourquoi le mal et la souffrance dans la Création ?

« Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance, il n’est pas venu l’expliquer, mais il est venu la remplir de sa présence. »  Paul Claudel

 

Pourquoi Dieu a-t-il créé un monde dans lequel sont torturés tant d’innocents ?

Certains répondent :

a. La guerre fait apprécier la paix, la maladie permet aux bien-portants d’apprécier leur santé…. Conception esthétique du problème du mal qui ne console guère ceux qui font partie des mal lotis !

b. Exaltation du bénéfice que les hommes peuvent tirer de la souffrance (« Il est des choses qu’on ne voit comme il faut qu’avec des yeux qui ont pleuré. » Louis Veuillot). Jolies formules qui ne consolent vraiment que ceux et celles qui sont sortis du tunnel, qui ont réussi à assumer leurs échecs, à en faire le point de départ d’une nouvelle ascension. Deux grandes philosophies modernes de l’Histoire essayent pareillement de nous apaiser en présentant tous les combats de l’Histoire comme des étapes nécessaires à l’avènement d’un plus grand bien. Une autre façon de surmonter l’angoisse devant l’existence du mal, c’est de mener une lutte sans merci contre ses désirs personnels (solution du stoïcisme en Occident et du bouddhisme en Orient : le Bouddha dit que la voie de la délivrance passe par la suppression progressive de tout désir personnel. A tel point que l’homme doit en arriver à n’être nullement affecté par la mort ou l’infidélité de sa femme).

 

Autre attitude possible, la révolte contre Dieu, et non pas contre le mal. Presque toujours provoquée par le scandale de l’enfant innocent qui souffre injustement.

Mais que dit la révélation biblique ?

En affirmant que l’homme n’est pas soumis à un destin aveugle, la Bible nous oblige tout d’abord à poser correctement le problème. Nous sommes souvent tentés d’attribuer à Dieu la responsabilité directe de toute une série de catastrophes qui n’existeraient pas si nous faisions un usage correcte de notre liberté. Que de malheurs provoqués par les fautes de l’homme (violences, blessures affectives, égoïsme, argent placé dans les armes de guerre au lieu de la recherche contre les maladies).

Il est vrai que bien des calamités s’abattent sur l’humanité sans qu’on puisse les attribuer à une faute de notre part (éruptions volcaniques par exemple). Est-ce la faute de Dieu ? Non pas…Le bon sens que Dieu nous a conféré doit permettre de choisir de vivre à l’écart des volcans, n'y a-t-il pas assez de place sur la terre ? Tout comme on évitera de construire sur des zones inondables, des zones sismiques…Quant aux glissements de terrain, dômes de chaleur, incendies, etc., on voit aussi le rôle joué par l’homme lui-même, et l’accélération des catastrophes en raison du réchauffement climatique…

 

Comment des êtres créés à l’image d’un Dieu de tendresse sont-ils aussi enclins à durcir leur cœur ? Comment Dieu, qui n’aime pas le crime ni la violence, peut-il les laisser si longtemps impunis ?

Trois solutions sont données au fil des siècles :

Dieu sanctionne les hommes dans leur descendance, Dieu sanctionne chacun ici-bas, Dieu sanctionne chacun dans l’au-delà… Beaucoup de chrétiens semblent répondre comme les musulmans lorsqu’ils sont interrogés sur l’existence du mal.  Leur attitude semble se résumer en deux mots, espoir et résignation.

C’est à la lumière de deux aspects fondamentaux de la Bonne Nouvelle que Jésus est venu nous révéler que le mystère du mal devient moins déroutant : nous sommes des créatures, et des créatures pas parfaites, ce qu’il faut parfois toute une vie pour accepter. N’allons pas penser que Dieu a fait exprès de nous imposer des limites afin que nous ressentions douloureusement notre condition de créatures et que nous soyons obligés de crier vers Lui notre détresse !

Non, il nous aime MALGRÉ nos fautes car s’il y en a un qui sait que nous sommes imparfaits, c’est bien lui ! En vérité, Dieu se moque un peu de nos fautes, ce qui compte à ses yeux, c’est l’amour et la reconnaissance de cette imperfection, un OUI si difficile à lui dire, une acceptation profonde de notre condition de créatures, fondamentalement limitée et fragile.

Et nous sommes appelés à entrer dans la gloire de Dieu. Nous sommes et resterons des créatures mais le Père nous a créés pour que nous entrions dans sa famille comme des enfants à part entière, aimés comme le Fils et en Lui, et capables de l’aimer.

La Parabole du radiateur, ou si Dieu est bon,

pourquoi la souffrance ?, par le Père René-Luc

Mais Jésus n'a-t-il pas vaincu la mort et le mal à la croix ?

Sur la croix, en mourant, puis en ressuscitant, Jésus a vaincu le mal et la mort qui ne règnent plus là où, lui, se trouve. Les puissances du mal règnent sur terre et les chrétiens luttent contre elles, notamment par la prière.

Les puissances du mal savent que leurs jours sont compté car lors du retour du Christ, ce sera la fin du mal, définitivement, et l’avènement du Royaume de paix et d’amour éternels tels qu’il l’avait conçu  et voulu au départ avant la chute de l’homme due à l’ennemi, Satan.

Peut-être Jésus reviendra-t-il lorsque les hommes se seront tellement égarés dans leur orgueil et leurs erreurs qu’ils auront atteint un point de non retour et seront ravis de voir Dieu voler à leur secours. Car s’il revenait aujourd’hui, que lui diriez-vous ? Peut-être : « Je n’ai pas besoin de toi, je vis bien ! » 

En attendant, ces puissances du mal font tout ce qu’elles peuvent pour faire commettre le plus de fautes possible aux hommes et les convaincre qu’il n’y a pas de Dieu.

La vie est une chance que Dieu offre à chacun sur terre, malgré les puissances du mal et les Évangiles donnent la solution pour éviter autant que possible d’être soumis à ces puissances (ne pas croire en Dieu, c’est être soumis à ces puissances). Il offre aussi à chacun d’être sauvé des puissances du mal, lors de la mort, car son Fils Jésus a payé volontairement à notre place toutes les fautes passées, présentes et à venir. Sur toute la terre, tous les hommes ont entendu parler de Dieu, de Jésus et des Évangiles. Chacun peut se documenter à ce sujet, suivre les consignes des Évangiles, et donc vivre dès à présent dans le Royaume du Fils en se préservant, autant que possible, des nuisances des puissances du mal, prier pour qu’il en soit de même pour les autres, et, en cas de maladie par exemple, se souvenir que Jésus lui-même a été victime des puissances du mal : il est l’homme ayant le plus souffert, le plus enduré, physiquement et moralement, de toute la terre et de tous les hommes, d’autant plus qu’il était aussi Dieu. Et le fait d’être Dieu ne l’a pas empêché de vouloir ressentir chaque douleur dans chaque fibre de son âme et de son corps. Pour s'en convaincre, lire les rapports médicaux figurant sur les pages La Véritable Passion du Christ, Le Linceul de Turin. C’est justement ce mal que Dieu a utilisé pour retourner complètement la situation et faire revivre Son Fils par la Résurrection. Dieu tire le bien de tout, même du mal.

 

Tout homme qui croit en Jésus et qui applique avec bonne volonté les préceptes des Évangiles sera reçu accueilli par Jésus lors de la mort. Il est plus que probable que Dieu sauve aussi des personnes qui ne croient pas en Jésus mais qui, globalement, agissent bien (en fonction de leur conscience). Cependant, il est une certitude : Jésus est l'Homme-Dieu, celui par lequel tout passe, il est l'unique médiateur entre l'Homme et son Père, Notre Père. Et il l'a clairement dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » (Jean 14, 6)

Pas de plus grand amour : Dieu est fou

Le Christ en croix, icône d’un Amour fou. Le Christ ressuscité, icône de notre propre résurrection.

Jésus bras ouverts offrant son Sacré-Cœur, folie de Dieu

Dieu est fou : en nous aimant d'une façon « incroyable », il s’exposait à ne pas être cru

La Passion du Christ nous révèle un Dieu follement amoureux. Éternellement, Dieu a décidé de répondre à notre interrogation fondamentale sur le mal en nous proposant un autre mystère plus scandaleux : le mystère de Jésus crucifié, « scandale pour les juifs et folie pour les païens » (1 Corinthiens 1, 13). Il est en effet scandaleux pour un juif que, si Jésus est le Messie, il ait pu être cloué sur une croix, et il est déraisonnable pour un Grec que, si Jésus est Dieu, il ait pu laisser entamer son bonheur ! À moins qu’effectivement Dieu soit fou, fou comme peut l’être un amoureux qui ne sait plus quel moyen employer pour faire comprendre à sa bien-aimée à quel point il l’aime.

Et tel est l’objet central de la prédication évangélique : Dieu a voulu se servir de la souffrance humaine pour nous montrer jusqu’où il nous aimait. En bon connaisseur de la psychologie humaine, Dieu savait que les hommes croient difficilement à l’amour de ceux qui ne se sacrifient pas pour eux.

 

Alors il a inventé un moyen inouï de nous prouver son amour. Il a renoncé à ses privilèges divins, Il est devenu un homme comme tout le monde et Il a fini par se laisser torturer par ses frères. Mais au moment même où les hommes le torturent, il leur pardonne. Il est comme heureux d’avoir cette occasion de leur montrer que cet amour est inconditionnel.

Autrement dit, confronté au scandale du mal, le chrétien ne se contente pas d’adorer en silence la mystérieuse permission que Dieu lui donne ; il commence par regarder longuement l’image du Crucifié. Il laisse cette image convertir peu à peu l’idée que spontanément il se fait de Dieu. Dieu n’est pas d’abord un Absolu de puissance qui cherche à préserver à tout prix sa tranquillité. Dieu, c’est l’Amour. Un amour inouï qui se sert de sa toute-puissance pour nous le révéler. Sa joie, c’est que nous finissions par y croire.
Quand Pilate présente à la foule Jésus déjà tout en ensanglanté par la flagellation et qu’il crie « Voici l’homme », il aurait aussi bien pu crier « Voici Dieu » ! C’est en effet le Vendredi saint que Jésus a le mieux révélé aux hommes – par sa souffrance même – ce qu’est le cœur de Dieu : un besoin fou d’aimer. Nous sommes scandalisés par les souffrances du Crucifié, parce que nous avons l’impression que le Fils Unique y a perdu quelque chose, qu’Il a  renoncé à un bonheur auquel il avait droit du fait de sa condition divine.

Mais nous oublions que la préoccupation d’un amoureux n’est pas d’acquérir quelque chose ou de préserver jalousement ses privilèges, mais de montrer son amour à celle qu’il aime – même si cette démonstration a quelque chose d’excessif. Le Fils Unique s’est livré tout entier, dût-il se faire crucifier.

 

Bref, avant d’essayer de comprendre le mal, le chrétien essaie de comprendre Dieu, tel qu’IL s’est révélé sur la colline du Calvaire. Par ailleurs, la résurrection du Christ proclame la victoire définitive que Dieu remportera un jour sur la souffrance et la mort, lorsqu’Il nous associera pleinement à la résurrection de son Fils. « Dieu sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort il n’y en aura plus ; de pleurs, de cri et de peine, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en sera allé. » (Apocalypse 21, 3-4)

Le chrétien n’est donc pas condamné à lutter contre le mal sans rien comprendre de ce qui se passe et sans rien espérer. Loin d’avoir les yeux crevés, comme le pense Albert Camus dans La Peste, il se tient les yeux fixés sur le Crucifix et s’émerveille que Dieu se soit servi de ce qu’il y a de plus révoltant dans le monde – la torture d’un innocent – pour nous révéler le secret le plus intime et le plus bouleversant de son être : la folie de son amour.

En nous aimant de cette façon « incroyable », Dieu s’exposait à ne pas être cru. Mais en même temps, Il permettait aux hommes qui recevraient le message de la croix de ne plus être scandalisés de leurs souffrances. Quand on est sûr d’être aimé jusque-là, on ne peut plus douter de l’amour de son Dieu.

 

Le chrétien aux prises avec la souffrance

Le chrétien est comme tout le monde quand il est plongé dans l’épreuve physique ou morale. Le sens qu’il peut donner à ses souffrances ne supprime pas leur caractère pénible. Il n’essaie pas de se mettre au-dessus de ses difficultés. La foi n’est pas une drogue.

Le Christ n’a pas offert ses souffrances mais son absolu d’amour. Le chrétien sait qu’en continuant à croire à l’amour de son Dieu, il contribue à sauver le monde avec le Christ en Lui. Ce qui plaît à Dieu, ce ne sont évidemment pas les souffrances de son enfant, mais sa confiance et son amour. Cette conviction, remarque Malraux, s’exprime magnifiquement au porche de nos cathédrales gothiques : le sourire d’un visage gothique n’est pas celui d’un bouddha, le sourire de quelqu’un qui n’est plus atteint par les blessures du monde ; c’est le sourire d’un homme ridé, marqué par la souffrance, mais qui sait que ses souffrances ont porté du fruit.

Victoire de l’amour sur la haine : alors que l’autre voulait me démolir par le mal qu’il m’infligeait – et qui continue à m’affliger –, je me sers de ce mal pour lui montrer que je continue quand même à l’aimer. Et si mon frère n’accepte pas mon pardon, je sais que je ne perds pas mon temps à l’aimer encore dans l’espérance d’une réconciliation future. Plus je laisse l’amour grandir en mon cœur, plus je réussis ma vie et plus je contribue à l’extension du règne de l’amour dans le monde.

Un lutteur

Comme le Christ, le chrétien appelle le mal par son nom et fait tout son possible pour le supprimer.

Un enfant qui continue à croire à la tendresse de Dieu

L’épreuve n’est pas un signe de malédiction divine, les apôtres se sont fait rabrouer par Jésus le jour où ils cherchaient qui pouvait bien être responsable de la cécité de l’aveugle-né. À la suite du Christ, le chrétien vis ses difficultés  avec la certitude que le Christ est en lui au moment de la difficulté. Plus je reconnais ma faiblesse, plus le Christ me porte. Après coup, le chrétien peut même dire que l’épreuve lui a été bénéfique, qu’elle lui a rappelé sa condition de créature, qu’elle l’a fait sortir de sa suffisance ou de son égoïsme, qu’elle l’ai aidé à comprendre les autres.

Mais le chrétien ne se croit pas obligé de reconnaître cette valeur purificatrice de l’épreuve au moment où il la subit. Il y a même des épreuves – la mort d’un enfant – qui lui sembleront toujours incompréhensibles.

Ce qu’il sait, c’est qu’il peut utiliser cette épreuve apparemment inutile pour redire sa confiance à Dieu, sa confiance indéfectible en son amour infini. C’est déjà beaucoup. En ce sens, toute épreuve peut nous faire grandir dans la foi et l’espérance. Elle peut aussi nous faire grandir dans l’amour.

 

La mort de l’enfant, une action de l’ennemi

Ce que Satan recherche, c’est de provoquer la révolte, l’incompréhension, le retrait de la foi, que les parents, proches et témoins du drame s’éloignent définitivement de Dieu.

Les puissances du mal agissent toujours dans la maladie, les guerres, etc., afin que l'on dise :

  • « Mais il est où, ton Dieu !? »

  • « Si Dieu existait, il ne laisserait pas pareilles choses exister ! »

et pour que certains chrétiens partent en claquant la porte. Pour renforcer le sentiment que Dieu n'existe pas. 

Pourquoi Dieu ne guérit-il pas l’enfant ? Parce que, nous l'avons déjà dit, il ne veut pas agir dans le monde à chaque instant. Parce que son action serait si visible qu'elle obligerait à croire. Parce que peut-être qu'en laissant mourir cet enfant-là, il lui évite un destin pire (maltraitance, accident grave, etc.).

Et puis, Dieu accueille immédiatement dans ses bras l’enfant scandaleusement mort par la nuisance de l’ennemi. Les parents et la famille, eux, restent désespérés et dans une douleur extrême, à moins de croire en l’Amour personnifié : Jésus Christ.

Un jour où, en priant, peu de temps après ma conversion, je me posais la question « mais pourquoi Dieu laisse-t-il passer tant de souffrances, lui qui sait de quoi on parle en termes de souffrances vu ce qu'il a enduré sur la croix », j'ai immédiatement reçu une réponse, alors que n'en attendais aucune. En voici la teneur :

« Les souffrances sur la terre sont peu de choses comparées à l'immensité du bonheur éternel des hommes ensuite. »

Talitha K., créatrice du site Jésus Sauve

« Dieu est plus grand que l’homme. Pourquoi contestes-tu avec lui ? Car d’aucune de ses actions il ne rend compte. » (Job 33, 12-13)

« (Jésus a dit) : Vous m’appelez maître et seigneur, et vous dites bien, car je le suis. » (Jean 13, 13)

Pourquoi lui ?

Jésus avait douze disciples. Parmi eux, Pierre, Jean et Jacques son frère ont été choisis pour être les témoins de plusieurs événements marquants : la résurrection d’une enfant (Luc 8. 51), la transfiguration de Jésus (Luc 9. 28), et son intense combat spirituel peu avant sa crucifixion (Marc 14. 33). Nous les retrouvons dans les Actes des apôtres. Nous y lisons que “le roi Hérode… fit mourir par l’épée Jacques, le frère de Jean”. Jacques meurt donc très tôt comme martyr, son témoignage de disciple s’achève là… Mais la suite du chapitre nous relate l’emprisonnement de Pierre, et sa libération miraculeuse (Actes 12. 5-11).

 

Pourquoi Jacques a-t-il été mis à mort si tôt par Hérode, alors que Pierre a été délivré, et que Jean a vécu très longtemps ?

 

Pourquoi tel jeune chrétien est-il fauché brutalement par un accident, alors que tel autre vit au-delà de 90 ans ? Pourquoi tel missionnaire perd-il la vie sur son terrain de mission, alors que d’autres, apparemment moins utiles, vivent tranquilles ? Pourquoi… ? Voilà des questions qui nous hantent parfois. Mais Jésus nous donne la réponse. Alors que Pierre le questionne sur le sort qui attend Jean, Jésus lui répond : “Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ?” (Jean 21. 22). “Si je veux”, tout est dans ces trois mots. Le maître décide souverainement pour son serviteur.

 

Lorsque certains décès dramatiques surviennent, inexplicables, la seule réponse apaisante est celle-ci : “Si je veux…”. Cela peut paraître brutal, despotique, etc. Sauf que le Maître sait ce qu’il fait, et le détail d'importance capital, c'est qu'il nous aime infiniment, éternellement, puissamment, on pourrait presque dire avec violence. Chaque page de la Bible le crie. Et à 365 reprises, Dieu dit aussi dans la Bible : "Ne crains pas".

Alors ayez confiance, Jésus veille, il sait tout de chaque seconde que vous vivez et il est Tout-Puissant. Dans cette vie ou dans l'autre, vous aurez votre rétribution. Croyez à sa pluie d'étoiles.

« On crie à cause de la multitude des oppressions, et on appelle au secours… et on ne dit pas : Où est Dieu, mon créateur, qui donne des chants de joie dans la nuit ? … Alors on crie, et il ne répond pas. » (Job 35, 9-12)

Le Dieu que je connais

« Un drame épouvantable ! Un de plus ! Quelle horreur ! Votre Dieu, que vous dites bon, aurait pourtant pu empêcher cela ! Et il ne l’a pas fait, comme il ne fait jamais rien de ce qu’on lui demande… »

 

C’est à croire que ce Dieu dont vous parlez est indifférent aux drames humains. Ou, pire, qu’il y prend plaisir. Mais ce Dieu-là… n’existe pas ! Le Dieu que je connais, c’est tout le contraire ! Il s’est révélé en Jésus Christ, qui est venu éclairer le monde par l’amour, le pardon, la réconciliation et la paix. Mais le monde l’a rejeté, lui et tout ce qu’il apportait, il l’a fait mourir, lui, “le Prince de la vie”.

« Père des orphelins, défenseur des veuves, tel est Dieu dans sa sainte demeure. À l’isolé, Dieu accorde une maison ; aux captifs, il rend la liberté. » Psaume 67(68)

La mort règne dans le monde. C’est elle qui frappa un jour, en Judée, alors que Jésus n’était pas là. Moment tragique ! “Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort”, lui disent chacune des sœurs du défunt à son arrivée. En pareil cas, on fait souvent des reproches à Dieu. Des voisins, venus consoler les sœurs, disent : “Celui-ci, qui a ouvert les yeux de l’aveugle, n’aurait-il pas pu faire aussi que cet homme ne meure pas ?” Jésus ne répond pas directement à l’argument. Il affirme : “Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra”. Il ajoute : “Crois-tu cela ?” (Jean 11. 21, 37, 25-27), avant de ressusciter l'homme, Lazare)

 

Pensons-nous être plus sages que Dieu en prétendant lui dire ce qu’il devrait faire, ou est-ce que nous lui faisons confiance ? Choisissons plutôt de lui faire confiance et d’avancer avec espérance et avec foi !

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Pour aller plus loin sur le thème de la souffrance

À lire sur Aleteia, des articles détaillés aux explications très fouillées :

Pourquoi Dieu permet-il tant de souffrance ?

Dieu amour, que fais-tu contre la souffrance des hommes ?

Couverture du livre de l'abbé Pierre Descouvrement Guide des difficultés de la foi catholique

Certains des textes qui précèdent sont issus du livre très complet et vraiment exceptionnel de l'Abbé Pierre Descouvremont

© Cerf

Docteur en théologie, le père Descouvemont a consacré son ministère à l'enseignement et a donné des centaines de conférences devant des publics très divers. Frappé de la régularité de certaines questions, il répond dans ce livreavec une grande clarté à une trentaine d'objections variées formulées aujourd'hui contre les vérités fondamentales de la foi chrétienne. Citons par exemple : « La religion chrétienne est-elle meilleure que les autres ? », « Jésus est-il né d'une vierge ? », « Faut-il croire à l'enfer ? ». Sur chaque « point chaud », l'auteur expose dans des chapitres courts et indépendants les uns des autres les réponses que les chrétiens y ont apportées au cours des siècles. Partant de nos interrogations, voici l'un des meilleurs guides pour comprendre notre foi, répondre à nos contemporains et ainsi, comme le fait l'auteur, « nous expliquer devant ceux qui nous demandent de justifier notre espérance ». Une valeur sûre !