LE DIABLE EXISTE-T-IL ?
Pratiquez-vous l'occultisme,
contre Dieu sans le savoir ?

Le diable et l'occultisme existe-t-ils face à la lumière de Jésus ?

Tous les prêtres exorcistes vous le diront, il existe et vous veut le plus de mal possible.

Attention : danger de mort éternelle !

Sommaire de la page

Les preuves de l'existence du Diable, témoignages de victimes de l'occultisme et de l'ésotérisme que l'on pratique parfois sans le savoir, témoignages de prêtres exorcistes ou passés par le bouddhisme, le New Age, etc. ; Dieu et le mal, pourquoi Dieu semble-t-il laisser faire ?

[Lire aussi la page Satan veut pour vous mort et souffrances éternelles ]

 

  • Le diable existe-t-il ? Qui est-il ? Pourquoi ses nuisances ?

  • Ces pratiques que l'on pense inoffensives et qui ouvrent la porte de votre âme aux puissances occultes : DANGER !

  • Ce que dit la Bible au sujet de la voyance, astrologie...​

  • Témoignages de victimes de l'emprise des forces occultes

    • Vidéo : baptême d'un adulte impossible, cas de possession

    • Victimes de l'occultisme et de l'ésotérisme

    • Une ex-voyante parle de son "don"

  • Témoignages de prêtres

    • Père Fropo, ex-exorciste​

      • Qui est le diable​

      • Que peut-on dire des démons

      • Quel est l'organigramme de l'enfer

      • À quoi ressemble l'enfer ?

      • À la fin des temps, l'enfer va-t-il disparaître ?

      • Les démons peuvent-ils se convertir ?

      • Quel est le mode d'action du diable ?

      • Quels sont les lieux de prédilection de l'action démoniaque

      • Comment se protège-t-on du démon ?

      • Juste attitude du chrétien vis-à-vis du démon

      • 3 cas extraits de son livre ; Vidéo interview

    • Père George de Saint Hirst, exorciste dans le sud de la France

      • Interview​​

      • Vidéo conférence

    • Père Verlinde : son parcours New Age, bouddhisme avant de devenir prêtre

      • Interview

      • Vidéos

  • Vous êtes sous emprise, comment être libéré ?​

  • Parler du diable aux enfants

  • Halloween, une fête pas si anodine

  • Pour aller plus loin, articles détaillés

    • L'enfer existe-t-il​

    • L'existence du mal fait se poser à l'homme de nombreuses questions : qui l'a créé ? Pourquoi  ? Qu'est-ce que le péché dont parle la tradition chrétienne ?

    • Pourquoi Dieu laisse-t-il faire le mal ?

    • Le mal échappe à la raison

Crâne de la mort émergeant d'une eau surmontée d'un ciel tourmenté

Existe-t-il ? Qui est-il ?
Pourquoi ses nuisances ?

Il est celui qui a fait chuter Adam et Ève, dont la faute s'est reportée sur toute l'humanité. Il a essayé de tenter le Christ qui est resté sans péché et l'a vaincu à la croix. Lorsque le Fils de Dieu reviendra, Satan et ses sbires seront définitivement détruits.

Dans cette attente, et depuis la nuit des temps, chaque homme est victime de ses tentations en tout genre, parfois sous couvert de ce qui semble être une bonne idée, attitude, ou intention. Il cherche à nuire aux hommes en les entraînant dans les errances et péchés, afin de leur faire perdre la vie éternelle que le Christ a acquis pour chacun d'entre nous à la croix et qu'il nous offre gratuitement. Parce que Satan a chuté en haïssant Dieu et les hommes, il souhaite que chaque homme soit entraîné avec lui dans une mort éternelle accablé de souffrances sans fin. L'ennemi fait tout pour vous garder avec lui car l'ombre craint que la Lumière la fasse disparaître.

Ceux qui suivent le Christ reçoivent de lui une aide précieuse pour combattre contre cet implacable ennemi. Se mettre au contact de Jésus chasse les influences qui angoissent les êtres. Jésus est bonté et amour, il sauve et offre d'entrer dès maintenant dans Son Royaume, puis la vie éternelle dans sa Densité d'Amour insondable, à l'abri pour toujours du mal et de la souffrance dont la cause est toujours le diable qui porte aussi le nom de démon, de Belzébuth, d'ennemi, de Satan, 

La Bible en parle sous le nom précis de Satan, et comme d’un être personnel voulant nuire à l’homme et qui, dans le monde, mène un combat contre le « règne de Dieu » pour y faire triompher son propre règne. Jésus cite le "prince de ce monde" car les hommes sont sous l'emprise de sa tentation sur terrre. Les termes dont la Bible le nomme indiquent bien ce caractère personnel et pervers. Le diable n’est pas une personne comme les humains. Mais c’est un être libre comme une personne, un être appartenant aux réalités invisibles créées par Dieu, et qui, par refus de sa condition de créature, est devenu mauvais. Dès lors, il veut entraîner les hommes dans son malheur, il veut les « tuer ». Il est « l’Homicide ». Il veut les « diviser «  d’avec eux-mêmes et entre eux.

Les prêtres exorcistes tirent de ses griffes bien des personnes qui ont trop vu les magnétiseurs, voyants, guérisseurs, adeptes du reikki, du pendule, etc., ou qui travaillent ou bénéficient de soins sur les "énergies" ou les "ondes", ou sont branchées New Age. Ces pratiques sont des portes ouvertes à des entités malveillantes. Mêmes les chrétiens sont touchés, souvent à leur insu, par des pratiques ésotériques.

 

Ne faites jamais confiance à aucun guérisseur, même s'il vous fait du bien et vous guérit (car ce bien n'est que provisoire et vous amènera forcément des ennuis ailleurs) , même s'il a une statue de la Sainte Vierge dans la pièce où il vous reçoit et qui prie un "Notre-Père". Forcément, à un moment, il marmonnera à voix basse une invocation à Judas, à Astaroth ou autre entité démoniaque, et elles sont nombreuses !

 

Certaines personnes qui, après avoir envoyé promener le Christ et être devenues des proies faciles pour le diable, vous diront aussi qu'il existe car lorsqu'elles reviennent à Jésus, cet ennemi féroce du Christ fait tout pour les faire douter du pardon de Dieu et vient même parfois les impressionner la nuit.

 

Toutes les personnes adultes qui se dirigent vers le baptême subissent aussi ses manigances pour les empêcher d'être baptisées et il n'est pas possible à une personne possédée de s'approcher, par exemple, de l'eau bénite d'un baptistère (voir vidéo ci-dessous).

Et les Saints ? N'en parlons pas, tous les grands saints ont eu affaire au diable qui les a malmenés physiquement, moralement, etc.

Tous les Africains, Haïtiens aussi, vous diront qu'il existe, le diable. Ils n'arrivent pas à s'en dépêtrer et les prêtres exorcistes ne chôment pas avec eux.

Le plus grand tour de passe passe du diable, c'est d'avoir réussi à faire croire que Dieu et lui-même n'existent pas... Sa méchanceté n'a d'égal que son désir de vous empêcher de croire en Dieu ou de vous le faire quitter si vous croyez déjà.

Heureusement, Jésus a définitivement vaincu l'ennemi. Ici bas, nous en sommes encore victimes et complices (lorsque nous n'écoutons pas notre conscience), mais là-haut, après la mort, c'est fini. Encore faut-il que vous ayez cru en Jésus et fait du bien dans votre vie.

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Ces pratiques répandues
que vous croyez inoffensives et qui ouvrent la porte de votre âme à Satan

À chaque fois que vous attribuez un pouvoir, ouvrez un espace, ou encore donnez votre confiance à quiconque ou quoi que ce soit d'autre que le Christ, vous vous détournez de Lui et choisissez sans vous en apercevoir de vous soumettre à une puissance qui n'est pas la Sienne et qui provient… des forces du mal. Vous mettez donc votre personne implicitement sous leur pouvoir. C'est aussi simple que cela.

Ces pratiques tissent des liens invisibles avec les puissances occultes. Ce que vous pensez bénéfique est au contraire maléfique pour vous, surtout à longue échéance, car l'ennemi est malin et vous comblera tout d'abord avant de vous enfoncer plus tard.

PRATIQUES & RECHERCHES SPIRITUELLES OU DE BIEN-ÊTRE

Thérapie par les pierres - Horoscopes - Pendule - Tarots - Voyants -Medium - Cartomancie - Guérisseurs - Magnétiseurs - Marabout - "Énergies" - Ouverture des chakras - Reiki - Animisme - Maïkari - Chi-cong - Énergo-ostépathie - Géobiologie -  Géothérapie - Écriture automatique - Croyances New Age - Terre Mère Gaïa - Magie noire - Magie blanche - Secte -  Maléfices - Chamanisme - Vaudou - Rituels de sorcellerie... Franc-maçonnerie - Yoga (chaque posture de yoga est une invocation silencieuse à une divinité)

Et aussi : Violence - Dérives sexuelles - Viols subis - Pacte satanique et/ou crimes par la famille ou les ancêtres - Pornographie...

DÉCORATIONS

Elles paraissent cool et zen, elles semblent liées aux belles pratiques des indiens, des bouddhistes, des zen proches de la nature, respectueux des autres créatures et spirituels. Ces décos, ce sont par exemple les attrape-rêves (ou attrape-esprit), bouddhas, déco Halloween... Vous croyez que c'est inoffensif ? Mais en fait, en plaçant ces objets dans votre maison, votre voiture, etc., vous donnez votre accord implicite pour ouvrir un espace à des, divinités, forces et pouvoirs autres que le Dieu unique qui a donné son Fils, et dont le Fils s'est librement donné pour sauver chacun d'entre nous.

PERSONNES SEMBLANT LUMINEUSES ET SPIRITUELLES

Internet, en particulier You Tube, foisonne de personnes semblant lumineuses, aux messages enchanteurs et très convaincants, de bien-être, de spiritualité, de renouvellement qui appellent à les suivre, à en savoir plus. Leurs sites internet proposent de nouveaux chemins séduisants, voire des guérisons. D'autres proposent des musiques paisibles pour "nettoyer les énergies", etc.

Attention ! Danger ! Le seul chemin lumineux est celui du Christ. Lui seul guérit véritablement.

Toute autre guérison, tout chemin prometteur, sont placés sous l'égide des forces du mal auxquelles vous ouvrez la porte de votre âme, de votre vie. Ils sont destinés à vous endormir et à vous éloigner de Dieu.

Au cœur de la fragilité de l'homme qui cherche des réponses à son mal-être et/ou aux raisons de sa présence sur terre, des voix s’élèvent pour vous égarer. Soyez vigilant, c'est la qualité de votre vie ici-bas qui en dépend, mais aussi, et surtout, votre vie après la mort. Et elle, elle est éternelle. Les choix que vous allez faire pendant votre vie sur terre vont la conditionner. Soyez conscient de cela et prenez du temps pour y réfléchir, au calme.

Couverture du livre de Georges Morand, Guide totus de l'occultisme

Consulter son horoscope, quoi de plus inoffensif ? Guérisseurs, voyants, etc. ont pratiquement toujours existé. Or, sait-on ce que cachent ces pratiques mystérieuses ? Si vous invoquez les esprits, savez-vous qui va vous répodnre ? De qui viennent les pouvoirs des gué(risseurs ? Pouquoi invoquent-ils Judas ?

Certains parlement de pratiques qu seraient sans conséquence (horoscopes...) et d'autres qui seraient dures (satanisme..., comme pour les drogues.

Et si on se contentait d'observer les conséquences ?

Couverture du livre de Dominique Pérot-Poussielgue, Peut-on être chrétien et embrasser les arbres ?

Les chrétiens face aux nouvelles spiritualités : yoga, reiki, méditation de pleine conscience...

Parce qu'il n'est pas facile de comprendre comment se positionner face aux nouvelles pratiques spirituelles, cet essai pratique permet au lecteur de découvrir et de se poser les bonnes questions Appuyé par de très nombreux exemples et témoignages, cet ouvrage donne des clés indispensables pour une position ouverte, curieuse mais résolument chrétienne face aux propositions d'aujourd'hui.

Ce que dit la Bible
au sujet du diable, de la voyance, de l'astrologie...

« Satan lui-même se déguise en ange de lumière.
Il n’est donc pas surprenant que ses serviteurs aussi se déguisent en serviteurs de la justice de Dieu ; ils auront une fin conforme à leurs œuvres. » 
(2 Co 11, 14-15)

« Celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté. » (Jacques 3, 8)

« On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui scrute les présages, ou pratique astrologie, incantation, enchantement, personne qui use de magie, interroge les spectres et les esprits, ou consulte les morts. Car quiconque fait cela est en abomination pour le Seigneur. » (Deutéronome 18, 10-12)

« Il fit passer son fils par le feu ; il pratiqua la divination et l’incantation, il interrogea les spectres et les esprits. Il fit de maintes façons ce qui est mal aux yeux du Seigneur (…). »

(2 Rois 21, 06)

« Si l'on vous dit : Consultez ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l'avenir, Qui poussent des sifflements et des soupirs, Répondez : Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu ? S'adressera-t-il aux morts en faveur des vivants ? » (Isaïe 8, 18-19)

Témoignages de victimes
d'emprise des forces occultes

Baptême d'une adulte impossible,
exemple concret de possession

Église Saint-Sulpice, Paris, Vigile Pascale 2019 (précédant Pâques). L'Archevêque de Paris d'alors, Mgr Aupetit, s'apprête à baptiser des adultes. Il récite les formules de renonciation à Satan reprises par les demandeurs du baptême. Au moment de débuter les baptêmes, la première personne qui se présente s'approche du baptistère, mais... recule. Face au Christ (l'eau bénite), à sa sainteté, les forces du mal qui possèdent cette femme sont dans l'obligation de se courber en reculant. L'esprit du mal  empêche la femme de recevoir le baptême : après avoir fait demi-tour, elle se met à pousser des onomatopées dans un "dialecte". Un combat intérieur, matérialisé, par ses va-et-vient, se livre en elle, entre son âme qui a le désir d'être baptisée et l'esprit mauvais qui la possède et ne peut s'approcher du Christ.

Cette personne est ensuite prise en charge par un des prêtres présents. Les personnes suivantes, elles, sont baptisées normalement.

La femme le sera ultérieurement, après avoir été délivrée par Jésus, le Christ, par l'intermédiaire d'un des prêtres qu'il a lui-même appelés à son service et surtout au service des hommes.

Cette dame qui ne peut s'approcher de l'eau bénite est un exemple simplifié de ce qu'il se passe au moment de la mort d'un homme, lorsque son âme passe en jugement immédiat devant Dieu et découvre en réalité (sans le voile que Dieu interpose entre lui-même et les hommes) l'immensité de sa Sainteté, de son Amour. Percevant les taches des fautes qu'elle a commises et qui la constellent, ainsi que le peu d'amour qu'elle a, finalement, pu dispenser autour d'elle au cours de sa vie, en comparaison avec l'Amour de Dieu, c'est l'âme elle-même qui ressent face à Dieu une immense indignité. Une sorte d'auto-jugement.

Lors de la Vigile Pascale de Paris Saint-Sulpice 2019, une adulte n'a pas pu être baptisée car possédée

Voir la vidéo de l'office de la Vigile Pascale en entier (durée 3 h)

Victimes de l'occultisme et de l'ésotérisme

Ce jeune homme a testé le Coran ainsi que les nouvelles croyances du New Age.

Cette jeune femme a témoigné en direct lors d'une soirée "prière délivrance" : adepte de l'ésotérisme, elle était sous emprise d'esprits mauvais et a été délivrée par le Christ, via des prêtres exorcistes.

Malmenée enfant, elle plonge dès 12 ans dans les relations sexuelles avec les hommes, puis dans le satanisme où elle vit l'échec de ses sortilèges contre les chrétiens. Elle fait la bouleversante rencontre de Jésus lorsqu'Il passe par un prédicateur pour lui lire sa vie la plus secrète. Témoignage complet ici.

Ex-sataniste, John Ramirez a fait une expérience de mort imminente et raconte tout ce qu'il a vu.

Rencontre avec celui qu'on ne veut absolument pas rencontrer.

Témoignage
d'une ex-voyante au sujet de son "don"

Portrait de Michèle Zurbach, ex-voyante qui a pratiqué l'occultime et avait un don

Mon enfance paraissait idéale. Ma famille était très unie, nous vivions tous au sein d’un même village, nous nous soutenions et nous aimions. Tout aurait pu être si beau si nous n’avions pas habité une étrange demeure qui abritait des secrets abominables. Cette maison m’attirait et m’effrayait. Elle était mystérieuse et malsaine et - avec beaucoup de recul - j’affirme toujours qu’elle était hantée !

Passage de "don" en force

Cette maison comportait plusieurs appartements dont l’un était occupé par deux femmes, une mère âgée et sa fille. Toutes deux avaient la réputation d’être sorcières. Un jour, malgré la peur qu’elles m’inspiraient, elles ont tout de même réussi à m’attirer dans leur appartement. La vieille femme alitée a agrippé mon bras et grommelé des paroles incompréhensibles. J’ai ressenti comme un choc électrique dans tout mon corps et à partir de ce jour-là, ma vie a été bouleversée. On dit que les personnes qui pratiquent la sorcellerie, et qui s’adonnent aux sciences occultes ne peuvent pas mourir avant d’avoir transmis leur «don» à quelqu’un…

 

Un don coûteux

Je n’étais plus désormais la petite fille enjouée. Une terrible maladie, que les médecins avaient du mal à diagnostiquer, m’accablait sans cesse. Au fil du temps, j’ai découvert un jeu de tarots dans une revue qui s’appelait «Quinze ans fillette». J’ai découpé les cartes, lu la règle du jeu. Puis j’ai tiré les cartes à Maman, «juste pour rire». C’est avec une extrême facilité que j’ai réussi à lui prédire l’avenir. Certains présages étaient terribles. Au bout d’un moment, tout s’est avéré juste!! Nous en avons conclu que j’avais un don de voyance et que ce don venait de Dieu.

Les années passaient, ma santé se détériorait de plus en plus et mes «dons» semblaient s’accentuer. J’étais maintenant adulte, mariée, mère d’une petite fille, et pourtant ma vie était catastrophique. Je ressentais un monde invisible autour de moi, qui me donnait des ordres, m’accablait, m’effrayait. Chaque fois que je tirais les cartes, que je lisais mon horoscope, que j’interrogeais le pendule, que je lisais les lignes de la main, que je m’intéressais à toute cette parapsychologie, que je communiquais avec ceux que je pensais être mes «chers défunts», un froid glacial m’envahissait et j’entendais des voix.

Esclave de la peur

Je vous rassure: mon encéphalogramme était tout à fait normal et tous les tests, effectués par les nombreux médecins depuis mon enfance, étaient bons. Ces voix me donnaient des ordres, me menaçaient. C’était un cauchemar. Je n’avais plus un moment de répit et j’obéissais, sans comprendre à ces voix qui me manipulaient au point de me réduire en esclavage. Parfois je ressentais des présences autour de moi et je croyais que c’était des défunts. Mais je me trompais.

La nuit, je rêvais de monstres horribles qui me poursuivaient dans un lieu infernal. Mais ce n’est qu’au moment où j’ai pris la décision de ne plus exercer mon métier linguistique et que j’ai finalement ouvert un cabinet de voyance que ma vie a vraiment commencé à décliner. Les voix me commandaient maintenant de me supprimer, ma vie n’avait plus de sens.

Dieu et les pratiques occultes

J’avais été élevée dans une famille qui croyait en un Dieu lointain. Nous ne connaissions pas la Bible et n’avions pas d’expérience personnelle avec Dieu. Maman ne savait pas que Dieu déteste la voyance et la magie, l’horoscope et toutes ces pratiques occultes.

Un jour, ma sœur et son mari chrétien m’ont rendu visite. Avec beaucoup d’amour et de doigté, ils m’ont prouvé que Dieu condamne la voyance, l’occultisme et tous les dérivés. Pour la première fois j’ai tenu une Bible entre les mains et j’ai découvert ces paroles : « Qu’on ne trouve chez toi personne… qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien.  »

J’ai compris à ce moment-là que si Dieu condamnait ces pratiques, ce don ne pouvait pas venir de lui mais de l’opposé. Il était évident que je n’avais pas affaire à quelque chose de rationnel. Je n’y avais pas cru jusque-là, mais l’évidence même me prouvait que j’avais été manipulée par le monde des ténèbres, par Satan et son armée d’anges déchus.

Libération

La Bible dit que celui qui cherche la vérité la trouve. Je venais de découvrir l’origine de tous mes maux et un combat incessant se déroula au long des jours qui ont suivi. Le diable ne lâche pas volontiers ses victimes! Un groupe de chrétiens évangéliques priait pour moi depuis quelque temps. L’un d’entre eux, Marcel, me donna des conseils précieux : « Si tu te trouves en détresse, invoque le nom de Jésus-Christ! Nous prions pour toi et nous te verrons bientôt. » Sans connaître Jésus-Christ, je n’ai pas tardé à comprendre à quel point le nom de Jésus est puissant et déloge les forces du mal. Peu de temps après, j’ai rencontré Marcel et les autres chrétiens. Ce qui m’est arrivé alors dépasse tout ce que j’aurais pu imaginer.

À ma grande stupéfaction, un terrible combat s’est déroulé lorsque les chrétiens ont prié pour moi et j’ai dû me rendre à l’évidence que j’étais possédée ! Toutes mes pratiques occultes avaient tissé des liens invisibles entre ce monde des ténèbres et moi-même. Mais Jésus-Christ est vainqueur de Satan et de sa horde de démons. À la croix et par sa victoire sur la mort, il nous a libérés du péché et nous a ouvert le chemin vers Dieu le Père et la vie éternelle. Le soir du 25 septembre 1984, ma vie a été bouleversée. Jésus-Christ est devenu mon Sauveur personnel. Il a brisé mes chaînes démoniaques et m’a guérie.

Depuis lors, je chemine dans la vérité. Pas à pas avec mon Sauveur pour guide, je prie afin que mon témoignage ouvre les yeux à beaucoup de gens qui sont sans le savoir captifs de ce monde invisible mais réel des ténèbres. Ma délivrance peut devenir la leur aussi.

Michèle Zurbach

J’avais 28 ans quand j’ai installé mon cabinet de voyance. J’avais des dons divinatoires. Je pouvais parler aux gens de leur passé, de leur présent et de leur avenir. Beaucoup de mes clients m’en ont voulu quand j’ai cessé. Ils étaient devenus accros.

C’est un peu ce qui se passe aussi avec les horoscopes. Les gens vous disent « je lis les horoscopes simplement pour m’amuser », mais ils ne se rendent pas compte qu’ils en sont dépendants. Voici le conseil que je leur donne alors : « Arrêtez de les lire pendant dix jours seulement et faites ensuite le bilan ». En fait, beaucoup n’y arrivent pas.

Je sais par expérience que mettre le doigt dans cet engrenage peut nous lier à des puissances mauvaises. J’ai vécu l’enfer de l’occultisme et je ne souhaite à personne de passer par là.

Michèle Zurbach

Jésus tenté par Satan au désert

Jésus tenté par le diable au sommet de la montagne. L'ennemi lui propose de mettre à ses pieds toutes les nations et pays du monde.

Témoignage de prêtres

Père Jean-Régis Fropo,
ex-exorciste du diocèse de Fréjus-Toulon

Jean-Régis Fropo, prêtre ex-exorciste, témoigne que le diable existe

« Le diable n’a pas accès à nos âmes »

Sait-on vraiment qui est le diable ? Le Père Jean-Régis Fropo est ex-professeur au séminaire de la Castille et ex-exorciste du diocèse de Fréjus-Toulon. Depuis 2005, il a rencontré près de deux mille personnes dans le cadre de son ministère et pratiqué de nombreux exorcismes et prières de délivrance. Il nous indique ce qu’est l’enfer, comment agissent les démons et ce qu’il faut faire pour s’en protéger.

Qui est le diable ?

Le diable est une créature spirituelle (donc invisible) déchue de son état originel : alors qu’elle avait été créée bonne, son orgueil l’a conduite à se préférer à Dieu et à la mission d’amour qu’il voulait lui confier. Lucifer suivi par de nombreux anges s’est fixé définitivement et éternellement dans la haine de Dieu et de toutes ses créatures.
Le démon est présent dans l’Ancien Testament dès la Genèse (Gn 3, 1) avec la chute d’Adam et Ève, mais il reste néanmoins discret. En effet, Israël devait se garder de tout risque d’idolâtrie et éviter que le peuple hébreu soit tenté de vouer un culte aux « esprits » comme les païens. Le livre de la Sagesse (Sg 2, 23) nous apprend cependant que « la mort est entrée dans le monde par la jalousie du démon ».
Mais c’est dans le Nouveau Testament que le démon apparaît de façon manifeste. En effet, on voit Jésus chasser les démons et délivrer les possédés. Le Christ ne confond d’ailleurs pas les malades avec les possédés. Aux premiers, il impose les mains et leur demande de prononcer une profession de foi. Pour les seconds, dont il se tient à distance, il ordonne aux démons de les quitter : « Sors de cet homme, esprit impur » (Mc 1, 25).
L’un des passages importants de la Bible au sujet du démon se situe au chapitre 12 de l’w où la Femme en couche, symbolisant l’Église et la Vierge Marie, lutte avec le dragon qui cherche à dévorer son enfant. Après avoir combattu avec saint Michel, le dragon est jeté sur terre avec ses « anges » où « il va guerroyer contre ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus » (12, 17). Grâce à ce texte, nous sommes prévenus : nous allons avoir à combattre un drôle d’adversaire durant notre vie terrestre !

Que peut-on dire des démons ?

En tant que créatures spirituelles ce sont des « personnes », car elles ont une intelligence et une volonté libre à l’image des nôtres. Nous leur ressemblons dans cette capacité à connaître et à choisir librement. Les démons peuvent donc connaître un certain nombre de choses de notre existence actuelle ou passée. Ils peuvent percevoir dans une certaine mesure le futur. Ainsi, le don de divination (voyants, médiums) qui vient du démon peut révéler des faits justes, mêlés de mensonges !
J’ajoute que les démons dont parle l’Évangile ne sont pas une manière symbolique de parler du mal. En effet, en 1215, le concile du Latran a défini dogmatiquement l’existence des démons. Ainsi, si l’on ne croit pas à l’existence des démons, on n’a pas la foi catholique ! (voir Catéchisme de l’Église catholique 45 numéros parlent du démon !). 

Quel est l’organigramme de l’enfer ? 

Il y a une hiérarchie chez les démons, car elle existe chez les anges. Ainsi, lorsqu’une personne est infestée ou possédée par plusieurs démons, je remarque qu’il y a toujours un chef parmi eux. Le mot « Satan » désigne parfois un être précis, parfois une appellation générique. Mais il faut bien reconnaître que nous ne savons que peu de chose sur l’organisation des démons.
Sur Internet, il est très facile de trouver des listes de noms de démons et leurs caractéristiques souvent issues des traditions juives ou orientales. Mais prudence, il y a beaucoup d’imaginaire et de mythologique dans cette approche. 

À quoi ressemble l’enfer ?

Il est bon de rappeler que Dieu n’a pas créé l’enfer et qu’il est un état avant d’être un lieu. L’enfer a commencé d’exister avec le péché de ces anges qui ont refusé d’entrer dans le dessein d’amour de Dieu sur la création. On peut penser que les démons sont, hélas, une multitude ; pour cette raison, il est absurde de penser que l’enfer est vide comme le prétendent certains !
Le démon est figé éternellement dans la haine de Dieu et des autres créatures. Il cherche à entraîner l’homme dans le même état infernal que le sien, et par le péché mortel lui faire perdre la béatitude qu’il a lui-même perdue.
Les damnés vivent en enfer dans un état de privation de Dieu, parce qu’ils ont refusé son amour. Ils vivent ainsi un état de souffrance permanent parce que Dieu nous a créés pour vivre en communion avec lui et le voir en face à face (1 Co13, 12)
En enfer, les créatures vivent dans la haine réciproque et dans la joie mauvaise de faire souffrir l’autre. 

À la fin des temps, l’enfer va-t-il disparaître ?

L’enfer est éternel (concile du Latran 1215) ; il est l’état définitif de celui qui a choisi de refuser Dieu. Ainsi, la théorie de l’apocatastase faisant l’hypothèse qu’à la fin des temps démons et damnés seront réintégrés dans la communion de Dieu, a été condamnée par l’Église.
En effet, Dieu a beaucoup trop de respect pour la liberté de l’homme et des anges pour leur imposer un amour dont ils ne veulent pas. « Éternité » ! Ce qui durera toujours, ce qui n’aura jamais de fin ! Nous devrions réfléchir plus souvent à cette réalité redoutable !

Les démons peuvent-ils se convertir ?

C’est exclu, car l’intelligence des démons est telle, leur capacité de compréhension est si puissante, que c’est en toute lumière qu’ils ont refusé de vivre en communion surnaturelle avec Dieu. Contrairement à l’homme qui dans sa condition « incarnée » peut faire de mauvais choix, le démon n’a pas eu de circonstances atténuantes ! Merci Seigneur pour ta miséricorde envers les pauvres pécheurs que nous sommes ! 

Quel est le mode d’action du diable ?

Dieu a donné un certain nombre de pouvoirs aux anges, pouvoirs qu’il n’a pas repris à ceux qui se sont révoltés contre lui. Le démon peut agir sur notre corps et notre sensibilité, c’est-à-dire sur le plan physique, affectif et mental. En revanche, il n’a pas accès à notre âme, car il n’y a que Dieu qui puisse accéder au sanctuaire intime de notre « moi ».
De même, le diable ne peut pas connaître nos pensées et nos intentions. Le démon ne fait que ce que Dieu lui permet de faire. Il n’est pas tout-puissant, heureusement pour nous ! 

Quels sont les lieux
de prédilection de l’action démoniaque ?

Ils sont nombreux ! Il y a tout ce qui relève des passions humaines et des vices classés habituellement sous le terme des péchés capitaux. On peut également évoquer toutes les addictions. Je pense à la drogue, à l’alcool ainsi qu’au jeu et à la pornographie, dont Internet est un promoteur redoutable.
Je constate que les personnes qui ont été prises dans ces pièges ont souvent besoin d’une prière de délivrance au moment de leur conversion pour être libérées de ces « liens » (le sacrement de pénitence n’est pas suffisant).
Il faut également nommer tout ce qui relève de l’occultisme : la voyance, la divination, le pendule, le tarot, le spiritisme, l’écriture automatique, la communication avec les morts, Le livre du Deutéronome prévient au chapitre 18, 10 : « On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer au feu son fils ou sa fille, qui pratique divination, incantation, mantique ou magie, personne qui use de charmes, qui interroge les spectres et devins, qui invoquent les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à Yahvé ton Dieu » (voir aussi Lv 18, 21 et 19, 31).
Le diable utilise également les pratiques venues d’Extrême-Orient comme la méditation transcendantale, le zen ou le yoga pratiqué à un certain niveau. Pourquoi le yoga peut-il être mauvais ? Parce qu’il entraîne une recherche de pouvoir sur soi et sur autrui. La démarche du yogi est spirituelle et à l’inverse de la démarche chrétienne, car il n’y a pas d’altérité : le chrétien est face à Dieu et au Christ, le yogi est face à lui-même.
Je pense aussi au reiki, à toutes les thérapies alternatives ou médecines parallèles qui font appel aux énergies qu’elles soient dites cosmiques, astrales ou divines (reiki, taï-chi, chicong). Inspirées de l’Orient, elles sont nées dans le paganisme de ces pays et sont nécessairement mélangées d’occulte même si elles comportent quelques éléments positifs. L’art du démon est de mélanger le vrai et l’erreur, la vérité et le mensonge !

Comment se protège-t-on du démon ?

Nous ne sommes pas toujours responsables du lien maléfique qui nous entrave, nous pouvons également en être victimes. Ainsi une personne victime peut souffrir d’un lien maléfique, être malgré tout en état de grâce et prier pour sa délivrance.
Néanmoins, on se protège de l’action du démon en menant une authentique vie chrétienne, c'est-à-dire une vie rythmée par la prière, la fréquentation des sacrements, l’exercice de la charité fraternelle, la prière du chapelet, la dévotion à la Vierge Marie et aux saints. Traditionnellement représentée dans la Bible comme écrasant la tête du serpent (Ap 12, 1-3), la Vierge Marie est présentée comme nous protégeant des attaques du démon.
La prière du chapelet nous a été demandée avec insistance par la Mère de Dieu lors de ses nombreuses apparitions (Lourdes, Fatima, La Salette). La prière à saint Michel archange est également recommandée. Enfin, n’oublions pas que les sacramentaux comme les croix et les médailles (celle dite « miraculeuse » de l’apparition de la Rue du Bac) bénites constituent une bonne protection contre le démon si elles sont portées avec foi et évidemment pas comme un gri-gri.

La juste attitude du chrétien vis-à-vis du démon (entre le voir partout et faire comme s’il n’existait pas)

Nous devons rester conscients que nous sommes dans l’interdépendance du monde invisible, anges et démons. Nous ne devons pas avoir peur du démon, mais nous devons le craindre raisonnablement. Ses pièges peuvent être très habiles comme les tentations « sous apparence de bien », dont parle saint Ignace de Loyola par lesquelles il attaque particulièrement les nouveaux convertis. Le plus sûr est d’avoir un père spirituel qui nous aidera à déjouer ces pièges !

Source & © : https://www.famillechretienne.fr/

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« J'étais une personne fragile, dépressive et je n'avais pas envie de vivre.  (...) N'étant pas désirée et donc pas un fruit de l'amour, je ne savais pas que j'étais enfant de Dieu. De ce fait, je ne me suis jamais tournée vers notre Sauveur. Alors j'ai presque tout essayé pour guérir (...) sophrologie, yoga, hypnose, reiki... Du jour où j'ai touché à cela, ce fut la descente dans l'abîme (...)  Jusqu'au jour de ma conversion à Noël 2005. Pendant cette nuit j'ai eu la sensation que le Seigneur avait greffé un cordon ombilical de son cœur à mon cœur et m'avait envoyé son souffle de vie (...) Deux questions me brûlaient l'esprit : pourquoi je suis baptisée et qui est Jésus ? »
Témoignage d'Arianne, dans 90 questions à un exorciste, par le père Fropo

Trois cas de personnes sous emprise extraits du livre du père Fropo 90 questions à un exorciste

Cas d'Albéric

"Albéric, 19 ans, est baptisé mais n'a pas été catéchisé et n'a reçu aucun sacrement. Il vit avec une jeune fille d'origine juive. Employé à la Marine Nationale, il est en arrêt maladie depuis cinq mois quand il vient me voir. Il sa consulté de nombreux psychiatres. Il éprouve des nausées, des douleurs au ventre, des coups d'aiguilles dans le dos, a des impressions brutales de froid, de brûlures ; il entend une musique étrange et des chuchotements à l'oreille. Ses nuits sont peuplées de cauchemars. Dans son appartement, des lumières clignotent, sa connexion internet est sans cesse perturbée. 

Je l'envoie chez un ami psychiatre qui me confirme que ses troubles ne sont pas d'origine psychique. Il lui prescrit néanmoins un léger traitement antidépresseur qui stabilise son humeur et favorise un sommeil difficile.

Je l'interroge sur des pratiques déviantes possibles : ni lui ni sa famille proche n'en ont eu. Je commence prudemment par une prière de délivrance... De fortes manifestations se produisent... Je n'insiste pas.

Lors de la prière suivante, Albéric est très secoué. Il se bloque par terre les bras en croix et le dos arqué ; il attrape mon crucifix et le jette, il bave et crache sur mon étole. J'interroge : "Combien êtes-vous ?" – "Deux ! Ulyaoth et Adonis " – "Qui vous a envoyés ?" "Maxime !" Albéric m'indique que c'est le nom d'un collègue de travail.

Il faudra encore quatre prières d'exorcisme pour le libérer entièrement, soit environ deux mois et demi et huit rencontres. Albéric a pu reprendre son travail. Son amie juive envisage de demander le baptême et de se préparer au mariage. Une autre histoire commence qui leur fer dépasser cet accident de parcours douloureux qui a fait grandir leur foi en Jésus-Christ.

Ce qu'en dit l'exorciste

Albéric a été victime d'un maléfice de la part d'un collègue de travail jaloux. Ces cas sont plus fréquents qu'on ne le croit

Cas de Nathan

Nathan a une trentaine d'années. Fils unique, il a été très gâté par ses parents. A l'adolescence, il quitte l'école et les mauvaises fréquentations font le reste. Peu à peu, il s'est laissé prendre par la drogue, le sexe, la violence...; Bientôt vols et rackets se succèdent. Le voilà dealer. Dérives, crises de violence l'amènent en hôpital  psychiatrique où il fait plusieurs séjours.

Grâce cependant à une amitié fidèle qui n'a pas désespéré de lui, il réussit à émerger et fait un chemin de conversion à Jésus-Christ. Cet ami me l'amène pour une confession qu'il fait avec beaucoup de sincérité et un vrai repentir. Après l'absolution, je lui propose de faire une prière de délivrance, lors de laquelle j'observe des manifestations caractéristiques : tombé par terre, Nathan  pousse des grognements, profère des injures et bave abondamment. Il faut plusieurs prières de délivrance pour qu'il soit tout à fait délivré.

Ce qu'en dit l'exorciste

J'en ai tiré l'enseignement suivant : une vraie démarche de conversion accompagnée par le sacrement du pardon et l'absolution ne sont pas suffisants pour une délivrance complète. D'où la nécessité d'y ajouter une plusieurs prières de délivrance. (...) L'omission de cette prière peut expliquer des rechutes spirituelles fréquentes (..) Cela souligne la nécessité d'un accompagnement spirituel avant et après une conversion.

Cas de Sandra

Kinésithérapeute de 32 ans, Sandra s'est mariée à l'église avec Thierry, jeune cadre dynamique dans l'automobile. Ils ont deux enfants de 9 et 6 ans, sont catholiques, mais sont pratiquants très occasionnels. Il y a quelques mois, Sandra a entendu parler de la thérapie du reiki et de son efficacité pour soulager la douleur – du moins d'après ses adeptes. Elle pense que cette technique complètera heureusement sa formation et passe, moyennant 500 €, les trois initiations prévues par le maître reiki.

Pendant un mois environ, elle met en pratique cette thérapie parallèlement aux massages habituels de sa spécialité. Quelques jours plus tard, des troubles inhabituels apparaissent : insomnies, migraines violentes, sensations d'étouffement et d'étranglement très pénibles. Les médecins consultés n'ont pas d'explication. Une nuit, son mari et elle sont réveillés par des bruits violents dans la maison, accompagnés de hurlements bizarres. Leur lit se soulève brutalement et retombe dans un fracas de bois brisé. Ces phénomènes se renouvellent trois nuits de suite... Ils sont terrorisés.

Quand ils viennent me voir, ils sont épuisés. Je prie un moment avec eux et je conseille à Thierry de faire hospitaliser sa femme. De fait, quinze jours dans un psychiatrie sont nécessaires pour qu'elle se rétablisse : une prière de délivrance la libère des liens maléfiques contractés par l'initiation reiki.

Ce qu'en dit l'exorciste 

Avant eu plusieurs cas du genre, j'en conclus que ces techniques de bien-être venues d'Exrrême-Orient, comme le reiki, ne sont pas neutres. Nées dans le paganisme, elles sont porteuses d'éléments occultes dangereux."

© Éditions de l'Emmanuel

Couverture du livre de Jean-Régis Fropo, 90 questions à un exorciste
Couverture du livre de Jean-Régis Fropo, Le combat spirituel
Deux livres du père Fropo
Couverture du livre de l'exorciste Gabriele Amorth, J'ai rencontré Satan
Livre d'un autre exorciste

Pour aller plus loin
avec le père Fropo au sujet du démon, des exorcismes...

Le père Georges de Saint-Hirst, prêtre,
fait plus de 1 000 exorcismes par an

Georges de Saint-Hirst, prêtre exorciste

« Si vous assistez à un exorcisme, vous verrez que le diable existe ! » Le père George de Saint Hirst est prêtre exorciste dans le Sud de la France. Dans L’Exorcisme, guérison des maladies de l’âme, il confie les épreuves qu’il a traversées et les moyens censés protéger de l’envoûtement.

Pourquoi avoir accepté de témoigner dans ce livre ?

L’objectif était d’apporter un peu de lumière aux personnes que l’exorcisme intéresse et à ceux qui souffrent, car j’en reçois énormément. Beaucoup de victimes d’attaques paranormales me posent un tas de questions pour savoir le pourquoi et le comment de leur situation. J’ai pensé qu’il était astucieux de diagnostiquer ces maladies de l’âme, afin que tous ceux qui sont dans la souffrance puissent en identifier les symptômes, sans avoir besoin de passer par un prêtre de paroisse qui, bien souvent, manque de formation. J’en profite aussi pour rappeler l’existence de l’âme, ce corps énergétique qui peut souffrir d’autant de maladies que le corps physique, et qui a besoin de nourriture spirituelle pour être en bonne santé. Je mets également en garde les différents thérapeutes, ceux qui manipulent les énergies, et qui doivent parfois faire face à des manifestations étranges de patients, devant lesquelles ils sont impuissants. Ce livre leur dit : «Faites attention».

 

Quel est le profil des personnes qui viennent vous voir ? Ne recevez-vous que des croyants ?

Oh, s’il n’y avait que des croyants ! Nous ne recevons pas que des catholiques, d’ailleurs, mais aussi des gens d’autres confessions. Faisant partie d’un ordre missionnaire, nous sommes ouverts à tout le monde. Je pense que 80 % des personnes qui viennent me voir croient en quelque chose, mais sans plus. Bien souvent, pour eux, Dieu est une force universelle ou quelque chose de la sorte. Du coup, quand ils prennent conscience qu’ils sont victimes d’actes de sorcellerie ou de manifestations paranormales, ils sont dépassés. Parfois, ils finissent par aller voir un magnétiseur, qui constate une possession et les envoie vers un exorciste. Voilà le schéma classique.

 

Vous constatez un regain des phénomènes de possession ces vingt dernières années. Comment expliquez-vous cette augmentation ?

Pendant des années, je ne voyais que quatre-vingts personnes par an, cent au maximum. Aujourd’hui, j’en reçois autant par mois, si ce n’est plus. Je suis tellement débordé que je ne peux même pas répondre à la demande. J’ai donc formé trois autres prêtres exorcistes, qui eux-mêmes reçoivent maintenant cinq à six personnes par jour. Cet état de fait est principalement dû au manque de spiritualité, particulièrement marqué en France. À titre d’illustration, il y a aujourd’hui, tous cultes chrétiens confondus (je mets de côté l’islam), 4 % de pratiquants en France. Certaines personnes qui avaient été libérées reviennent me voir deux ou trois ans plus tard pour les mêmes phénomènes. Quand je leur demande s’ils ont gardé contact avec le Christ qui les a libérés et s’ils ont communié, ils me répondent que non, que tout ça n’est pas leur tasse de thé. À cela, il faut bien sûr ajouter la grande accessibilité des livres de magie noire et de sorcellerie, qu’on trouve facilement sur Internet ou dans les librairies. Ils ouvrent les portes du mal.

 

L’existence du mal et de l’enfer sont aujourd’hui en grand débat dans l’Église catholique. Pour vous, pourquoi est-il si important de croire en l’existence du diable ?

Ce n’est pas une histoire de croire. Si vous assistez à des séances d’exorcisme, vous verrez qu’il existe. Ce n’est pas une croyance, mais une réalité. Après, vous mettez les mots que vous voulez dessus, en fonction de votre culture, mais si on parle des forces maléfiques de manière générale, elles existent bien. En tant que catholique, je mets le nom de diable ou démon. Je suis persuadé que le négatif attire le négatif et que le positif attire le positif : c’est la loi de l’attraction. Donc, de la même façon qu’il y a de la lumière, il existe des forces obscures.

 

Est-ce que les exorcismes se passent comme dans les films ?

Le film L’Exorciste est un peu exagéré, mais pas entièrement, notamment la scène de la fille dans la position du pont, qui marche à quatre pattes avec le corps renversé vers le plafond et la tête en bas. Les lévitations aussi, j’en ai vu. Un film assez fidèle à la réalité est Le Rite, avec Anthony Hopkins, où se manifestent des grenouilles par centaines, qui sous la prière se mettent à mourir une à une ou à s’enfuir. J’ai aussi vu des milliers d’abeilles envahir une pièce, sans qu’un apiculteur n’arrive à les déloger, même après avoir enlevé l’essaim : quelques heures après, elles étaient toutes revenues. J’ai alors effectué une prière d’exorcisme, et les abeilles sont tombées comme des mouches (rires). Il ne restait plus que des corps inertes.

Vous savez, on voit des choses incroyables : des personnes qui, d’un seul coup, ont dix fois la puissance d’un être normal, qui se mettent à parler dans des langues étrangères avec une voix inconnue (glossolalie), dont la peau change de couleur pour devenir bleutée, dont les yeux deviennent entièrement rouges avec parfois les pupilles comme des fentes… C’est pour ça que quand vous me demandez si le diable existe, je vous réponds oui ! Je vois cette puissance démoniaque se manifester de façon hallucinante à travers ces gens. J’avais formé certains prêtres pour être exorcistes, mais lorsqu’ils sont tombés pour la première fois sur une puissance démoniaque, ils ont décidé de tout arrêter ! Récemment, un des pères qui exerce avec moi a été physiquement anéanti et mentalement très perturbé, voire traumatisé, par ce qu’il a vu. Il souhaite arrêter.

 

Qu’est-ce qui vous permet, à vous, de ne pas être traumatisé par ce que vous voyez ?

Cela s’explique en partie par mon histoire : j’ai été militaire de carrière, avant de travailler au ministère des Affaires étrangères. J’ai donc commencé par voir le côté un peu obscur et noir de l’homme, ce qui m’a déjà permis de ne plus être impressionné par l’humain. Ensuite, j’ai vécu trois expériences de mort imminente, dont la dernière où j’ai vu la puissance absolue du Christ juste en face de moi. Là je me suis dit : « Alors, c’est qu’il existe ! » Ce fut une révélation. Ma vie n’a plus été la même, et je suis entré au séminaire. Auparavant j’étais incroyant, aujourd’hui, j’ai une foi absolue. Si le mal peut se manifester avec autant de puissance, c’est que Dieu est encore plus fort. Dans la mesure où on s’en remet à la puissance de Dieu, on n’a rien à craindre.

 

Dans un entretien paru dans Le Monde des Religions° 85, le père Vincenzo Taraborelli, exorciste du Vatican, déclare : « Avant de posséder quelqu’un, Satan lui demande toujours la permission. » Comment donc devient-on possédé ?

Quand vous êtes en état de péché, vous lui donnez effectivement la permission, par exemple si vous êtes en colère. Je ne parle pas d’une colère juste et spontanée, calculée sur deux ou trois minutes et sans aucune haine – comme celle de Jésus quand il chasse les marchands du temple –, mais d’une colère démesurée, qui dure du matin au soir, où l’on tombe dans la violence morale, la violence physique et la haine… Là, vous donnez l’autorisation au mal d’entrer en vous, vous lui ouvrez une porte, voire un portail ! De la même manière, quelqu’un qui vit dans la luxure n’est en rien dans l’amour et la compassion et développe des failles.

 

N’est-ce pas se décharger de sa responsabilité que de la rejeter sur le diable quand on a mal agi ?

Attention, je ne vous dis pas que le péché est mal : il ouvre la porte au mal en nous rendant beaucoup plus fragile, c’est différent. Nous ouvrons la porte par notre comportement. Nous restons donc responsables, puisque c’est notre manque de spiritualité, notre incroyance, notre façon de vivre, qui ouvre la porte aux attaques paranormales. Nous sommes les causes de notre propre malheur, les artisans de notre propre destruction, en permettant aux forces obscures de s’emparer de nous. Quelqu’un qui a une vie équilibrée et saine, qui vit dans la paix intérieure, ne risque rien. Il faut vivre en équilibre. Le vrai mal de l’âme, c’est de ne pas avoir la paix. Si vous êtes dans l’acceptation et non dans la révolte face aux situations négatives, vous ne risquez pas de tomber dans le mal. De même pour les actes de sorcellerie : si vous êtes quelqu’un qui n’a pas une vie spirituelle ou physique équilibrée, si vous avez des failles, alors vous serrez vulnérable, car le négatif attire le négatif. Tandis que si vous avez un esprit positif, il est impossible qu’un acte négatif vienne vous perturber. Impossible !

 

Vous avez parlé d’acceptation face aux situations négatives. Quelle différence faites-vous entre acceptation et résignation ?

Se résigner, c’est courber l’échine ; accepter, c’est reconnaître la situation et rendre grâce. Je viens de sortir d’une crise de paludisme, un mal qui me terrasse depuis plus de trente ans à intervalles réguliers. À chaque crise, je remercie le Seigneur parce que c’est pour moi l’occasion de me reposer, étant donné qu’en temps normal, je donne la priorité aux souffrants. Je rentre dans l’acceptation de la maladie, parce que je sais qu’elle va m’apporter quelque chose. Dans la résignation, il y a du fatalisme. Dans l’acceptation, on ne se dévalorise pas, on accepte l’épreuve parce qu’elle va nous rendre plus fort, comme le Christ a accepté la croix avant de ressusciter. Quand vous suivez le cheminement de la vie du Christ, vous suivez le cheminement de la vie pour tout homme. C’est un grand message d’espoir, un exemple pour tous.

 

Vous travaillez en collaboration avec des psychiatres. En quoi êtes-vous complémentaires ?

Religion et science se rapprochent de plus en plus. Il suffit de lire les travaux du médecin et docteur en philosophie Raymond Moody, qui démontrent que la conscience se trouve non dans le corps physique mais dans un corps énergétique, à l’extérieur du cerveau. Les médecins s’aperçoivent que nous arrivons à soigner des phénomènes pour lesquels ils n’avaient aucune solution. Ils sont donc obligés de constater que quelque chose leur échappe. Ainsi, le neuropsychiatre Yann Rougier admet lui-même, dans la préface du livre, que ce monde invisible tend à être reconnu par les neurosciences. À l’inverse, des gens souffrants de troubles psychiatriques viennent me voir en se disant possédés. Je les invite alors avec tact à consulter un neuropsychiatre ou leur médecin traitant. J’ai tout un questionnaire afin d’établir une sorte de diagnostic des personnes qui viennent me voir. En fonction des réponses qu’ils me donnent, je vais m’occuper d’eux ou non. Je refuse de pratiquer un exorcisme juste pour satisfaire quelqu’un alors qu’il souffre d’un problème psychique.

 

Vous faites de nombreuses références à d’autres mouvements spirituels et religieux, allant même jusqu’à établir des comparaisons entre Jésus et Lao Tseu. Faire appel aux autres religions n’entre-t-il pas en contradiction avec votre foi ?

Non, pas du tout. Je pense simplement qu’il est important d’avoir la foi, et qu’en fonction de sa culture on dispose d’un culte adapté. Même en étant persuadé qu’il n’y a qu’un seul Dieu, je suis dans le respect de toutes les cultures et de tous les cultes, dans la mesure où ils aboutissent au bien et à l’idée d’un Dieu unique. En passant un peu de temps avec des moines zen, nous nous sommes rendus compte que nous disions à peu près les mêmes choses, interprétées légèrement différemment. Par exemple, quand je vais parler d’acceptation, eux vont parler de « lâcher-prise ». Si nous n’utilisons pas le même vocabulaire, nous décrivons exactement la même chose. Dieu est amour, et la puissance de Dieu est universelle : dès qu’une personne est touchée par l’amour, Dieu est là. Je respecte donc ses vérités. Ce ne sont peut-être pas les miennes, certes, mais chacun a la sienne après tout. Toute vérité se respecte dans la mesure où elle est dans la lumière.

 

Quels conseils donneriez-vous pour se protéger du mal ?

Retrouvez une spiritualité, quelle que soit votre culte : que vous soyez catholique, bouddhiste, juif, musulman, protestant ou orthodoxe. J’encourage simplement à avoir une spiritualité et à nourrir votre âme. C’est ainsi que l’on retrouve des valeurs, que l’on considère que tout n’est pas que bien matériel, que l’on apprend à se connaître et à s’aimer, car on ne peut aimer son prochain que si l’on commence par s’aimer soi-même. Avec cet amour de soi et des autres, au lieu de la violence, nous aurons la compréhension, le partage, l’entraide… Les valeurs chrétiennes sont magnifiques. Je ne parle pas de celles des institutions religieuses, du monde administratif des paroisses et des diocèses, car il ne faut pas tout mélanger. Je parle des valeurs chrétiennes telles que l’amour de son prochain, le partage, la compréhension, le respect de soi et des autres… Tout est à reconstruire.

 

L’Exorcisme, guérison des maladies de l’âme, Père George de Saint Hirst, entretiens avec Julie Klotz (Guy Trédaniel éditeur, 2018).

 

Le père George de Saint Hirst a grandi aux Antilles britanniques. Après une carrière de militaire dans les troupes aéroportées, il est devenu conseiller au ministère des Affaires étrangères, tout en reprenant la distillerie familiale sur l’île de Saint Dominique. Alors marié et père de famille, il eut trois expériences de mort imminente, dont la dernière fut pour lui particulièrement marquante. À l’âge de 45 ans, il devient prêtre exorciste de l’Église vieille-catholique romaine [Église indépendante du Vatican, qui refuse notamment la juridiction universelle du pape, ndlr]. Il exerce aujourd’hui près de Saint-Laurent-du-Var.

Julie Klotz est journaliste. Elle a notamment travaillé pour Nice-Matin, ainsi qu’au Monde des Religions . Elle a également collaboré à l’écriture du livre Voyage aux confins de la conscience (Guy Trédaniel éditeur, 2016).

© Nicolas Dubreuil

Source : http://www.lemondedesreligions.fr/une/le-pretre-qui-fait-plus-de-1000-exorcismes-par-an-11-07-2018-7372_115.php

Couverture du livre du père Georges de Saint-Hirst, L'exorcisme, guérison des maladies de l'âme

Une vidéo de qualité très limitée mais intéressante car interviennent : Julie Klotz auteure du livre, Dr Yann Rougier, neuropsychiatre et les Pères George de Saint-Hirst & Gérard Berrier

L'astrologie est interdite dans la Bible car elle ouvre les portes aux forces du mal

« Oui, tu as délaissé ton peuple, la maison de Jacob, car ils sont remplis des superstitions de l’Orient, ils exercent la divination comme les Philistins, ils applaudissent aux pratiques étrangères. »

Isaïe 2, 6

Père Verlinde :
New Age, bouddhisme : du gourou à Jésus

Portrait du Père Verlinde qui a pratiqué le New Age

Français d'origine belge, Joseph-Marie Verlinde commence à pratiquer la Méditation transcendantale. Il part ensuite dans un ashram himalayen puis, à la suite de sa conversion après une "rencontre avec le Christ", revient en France où, bien que baptisé catholique, il se tourne vers l'ésotérisme christique, avant de revenir à la foi chrétienne au sein de l'Église catholique. Très engagé dans une réflexion critique sur le New Age, il écrit de nombreux livres et témoigne de son expérience « pour que d'autres ne s'égarent pas dans des chemins sans issue ».

Éduqué dans la religion catholique, Jacques Verlinde reconnait que sa foi n'était « pas suffisamment éclairée » pour pouvoir résister aux critiques de l'athéisme  qu'il eut à affronter durant ses études universitaires. Aussi en mai 68, alors qu'il prépare une thèse en chimie nucléaire, et que la contestation contre l'institution, la religion et le « dogme » est à son paroxysme, il marque sa rupture avec l'Église en cessant toute pratique religieuse. Il s'initie à la Méditation transcendantale (MT) puis devient le disciple de Maharishi Mahesh Yogi, qui réside au siège de l'Université MERU2 à Seelisbeg en Suisse alémanique, et l'accompagne dans ses déplacements. Il fait notamment un long séjour dans un ashram himalayen. Un jour, un Français se rend dans cet ashram très peu fréquenté par les occidentaux, et engage la conversation avec Jacques Verlinde. Au cours du dialogue, il lui demande « qui Jésus-Christ est devenu pour lui aujourd'hui » ? De manière totalement inattendue, cette question suscite une « rencontre bouleversante avec le Christ ressuscité », qui permet à J. Verlinde de « faire l'expérience de sa miséricorde ». Il décide alors de revenir en Europe pour se replonger dans la religion de son enfance.

De retour en France, il cherche à faire la synthèse de sa foi chrétienne retrouvée, avec ce qu'il a appris auprès de Maharishi. C'est ainsi qu'il adhère à une école ésotérique où il est amené à développer des « pouvoirs occultes ». Il finit par découvrir que ces pouvoirs lui sont donnés par des esprits - définis par les responsables de l'école comme des « anges guérisseurs ». Mais un jour, pendant la messe, lors de l'élévation de l'Hostie consacrée, il entend ces esprits blasphémer honteusement la Présence réelle du Christ dans l'hostie. Bouleversé, il rencontre le célébrant à la fin de la messe et lui raconte son expérience. Le prêtre ne semble pas étonné ; il s'avère être l'exorciste du diocèse.

Jacques Verlinde renonce alors à ces "pouvoirs" et entame un chemin de guérison intérieure. Il fait dix ans de séminaire dont six années d'études théologiques à l'Université grégorienne de Rome, et poursuit des études de philosophie à Louvain.

En 1983, il est ordonné prêtre pour le diocèse de Montpellier.

Jacques Verlinde crée en 1990 la Famille de Saint Joseph et en 1991 sa branche monastique. avec deux monastères, un dans le Rhône, l'autre dans l'Hérault.

Pour aller plus loin avec le père Verlinde
au sujet de l'ésotérisme, des religions orientales...
James Tissot, Jésus tenté par le diable au sommet du Temple

Jésus tenté par le diable au sommet du temple de Jérusalem.

Vous pensez être
sous l'emprise des forces du mal,
comment être libéré ?

Si vous pratiquez l'occultisme ou l'ésotérisme, ou brassez dans le New Age et/ou les nouvelles religions, il est conseillé de cesser toute activité de ce type.

S'adresser au prêtre de votre paroisse ou à votre diocèse qui pourra vous orienter sur un premier entretien

avec un prêtre spécialisé, puis avec le prêtre exorciste du diocèse.

Vous pouvez ensuite regarder cette courte vidéo et suivre les instructions du prêtre Baudoin Ardillier. Ne vous préoccupez pas du fait que cette vidéo ne soit pas un direct. Dieu est présent  à vos côtés et vous écoute, le temps n'existe pas pour lui et il peut agir pour vous à l'instant.

Pour les baptisés : télécharger des prières de délivrance. 

Oiseau s'envolant, libéré des maillons d'une chaîne

« Moi, je sais qu’après mon départ, des loups redoutables s’introduiront chez vous et n’épargneront pas le troupeau. Même du milieu de vous surgiront des hommes qui tiendront des discours pervers pour entraîner les disciples à leur suite. Soyez donc vigilants.»

Saint Paul dans Actes des Apôtres (20, 29-31)

Jésus soumis à la tentation du Diable pendant son jeûne de 40 jours

Jésus affamé après 40 jours de jeûne dans le désert, est tenté par le diable qui lui propose de changer les pierres en pain.

Comment parler du diable aux enfants ?

Non seulement le diable existe, mais il n’est pas un détail, un élément accessoire de notre vie spirituelle. Il est l’Ennemi qui cherche à nous perdre et à nous détourner de Dieu. Il est celui qui met tout en œuvre pour nous éloigner de Dieu

 

Pour parler du diable aux enfants, il n’est pas nécessaire, bien au contraire, de recourir à une imagerie de créatures fourchues et cornues ni à des descriptions plus ou moins fantaisistes. Il faut expliquer que Satan est très fort et très puissant, mais qu’il l’est infiniment moins que Dieu. La puissance de Satan n’a rien à voir avec celle de Dieu. Seul Dieu est tout-puissant. Satan n’est pas un dieu.

 

Veillons à ce que ce soit très clair dans l’esprit des enfants : la différence entre Dieu et Satan est une différence de nature. Bien entendu, nous n’allons pas dire cela aux enfants, car le mot « nature » n’a pas de sens pour eux, mais ils doivent comprendre que Satan est une créature, il dépend de Dieu. Il ne peut pas détruire Dieu, Dieu pourrait l’anéantir.

 

« Si c’est Dieu qui l’a créé, pourquoi est-il mauvais ? », se demandent les enfants. Quand nous parlons du mal, de Satan, de l’Enfer, insistons toujours sur la notion de liberté. Dieu nous créés bons, mais libres. Si nous n’étions pas libres, nous ne pourrions pas aimer. Si je ne peux pas dire « non », mon « oui » n’a aucune valeur. Satan a choisi de dire « non » à Dieu, l’archange saint Michel (par exemple) a choisi de dire « oui ».

 

Il faut lui expliquer que quand il commet le mal, le diable et Dieu, chacun à sa manière, l’une fausse, l’autre vraie, lui disent : « Ce n’est pas si grave que cela ». Mais ce que le diable veut faire croire, c’est : « Ce n’est pas grave, parce que ce n’est pas mal. » Tandis que Dieu dit : « C’est mal, mais si tu le veux, si tu me le demandes en reconnaissant la malice de ton acte, je te pardonne. Quoi que tu aies fait. Mon amour est toujours le plus fort. »

 

Quand nous parlons du diable aux enfants, quand nous répondons à leurs questions sur ce sujet, n’oublions pas d’évoquer toujours en même temps Celle que Dieu a choisie pour écraser la tête de Satan : la Vierge Marie. En Marie, Satan est vaincu, écrasé, parce que jamais Marie ne l’a écouté, jamais Marie ne lui a obéi. Toujours, depuis le premier instant de son existence, Marie est demeurée sans péché. Demandons-lui de nous garder des embûches du Malin.

© mariedenazareth.com

Citrouille d'Halloween, une fête pas si anodine

Halloween, une fête pas si anodine...

En dehors des satanistes qui profitent de cette fête des monstres pour pratiquer des rituels en l'honneur de Satan, Halloween est devenue une nouvelle occasion de faire la fiesta entre amis, déguisés en monstres, et une manière d'amuser nos chers bambins et de les élever déjà à coup de sensations fortes sans penser aux conséquences.

Or ce n'est pas anodin de déguiser les enfants en fantôme, vampire, diables, de les habiller comme des démons. Porter ces costumes à l'effigie du mal est une forme de glorification de l'enfer, c'est inciter les enfants à glorifier les ténèbres et en faire des adorateurs ignorants.

Est-il normal de montrer aux enfants qu'on peut jouer avec le mal, qu'il est amusant de jeter des sortilèges : un bonbon ou un sort ? (ce qui revient à leur apprendre à maudire). On plante une mauvaise graine par un jeu que l'on croit anodin, sans conséquence, "pour rire".

Mais il suffit de peu pour qu'une brèche se forme et permette à Satan de s'immiscer dans une âme innocente. Le Diable et ses partisans jouissent de l'ignorance à ce sujet de la plupart des gens.

 

Le mot Halloween est une contraction de l'anglais All Hallows-Even qui signifie The eve of All Saints' Day en anglais contemporain, et qui peut se traduire comme « la veillée de la Toussaint ». Venue singer et supplanter une fête chrétienne (la vigile de la fête de tous les Saints), la fête que l'on connaît aujourd'hui sous le nom d'Halloween a été assimilée au Samain, fête païenne de la culture celtique qui consistait, il y a 2500, ans à laisser de la nourriture en offrande à l'entrée de sa maison pour apaiser les esprits parce que l'on croyait que la veille de la Toussaint, une porte s'ouvrait entre le monde des vivants et celui des morts.

 

Sur fond de beuverie, débordements sexuels, profanation de saintes espèces et sacrifices de sang, les adeptes du satanisme et de la sorcellerie célèbrent rituellement bien des dates chrétiennes par des cérémonies sacrilèges (messes noires ou rouges). Sous nos latitudes, les grands sabbats ont lieu à l'occasion des quatre fêtes calendaires celtiques :

Le 1er ou le 2 février : Imbolc est la fête de la Grande Déesse de la Lumière, épouse de Lucifer et patronne des druides.

Le 1er mai : Beltaine, en l'honneur de Baal, est la fête des prêtres de Satan. La nuit des Walpurgis, le 31 avril, est son homologue allemand.

Le 1er août : Lughnasad est la fête de Lucifer, le grand roi solaire et dieu primordial.

Le 1er novembre : Samhain honore le monde des Ténèbres. Halloween, son homologue anglo-saxon, est fêté le 31 octobre, veille de la Toussaint, qui est aussi le Nouvel An des sorciers.

Les sabbats mineurs ont lieu à l'occasion des solstices (notamment d'été, autour du 21 juin, Libta) et des équinoxes.

On remarquera que ces vauderies ont souvent lieu à la veille des fêtes chrétiennes. Dans le but évident de contrecarrer l'abondance de grâces (notamment de libération) accordées par le ciel à l'occasion de nos solennités liturgiques. (Mgr Tournyol du Clos)

 

Les parents se doivent de protéger leurs enfants et de les éduquer de manière à ce qu'ils aient conscience de l'existence de puissantes forces négatives dans le monde.

Ne louez pas bêtement les démons et le Diable.

Pour la Toussaint (fête de tous les saints), faites plutôt célébrer des messes pour vos défunts, brûlez un cierge, priez pour eux..

Pour aller plus loin

L'enfer et ses portes, la fournaise

L'enfer existe-t-il ?

L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. La profondeur du mal dans le monde laisse parfois entrevoir cet abîme où fait plonger le refus de Dieu. Jésus lui-même nous met en garde à de nombreuses reprises dans les Évangiles.​

 

  • Le Nouveau Testament évoque souvent l’enfer

  • La différence entre l’enfer et « les enfers »

  • L’irréversibilité du choix que nous faisons au moment de la mort : les peines de l’enfer sont immuables et Jésus en parle comme d’un feu.

  • La notion de feu à propos de l’enfer n’est pas une invention de l’Église destinée à effrayer

  • La miséricorde infinie de Dieu est-elle conciliable avec l’existence de telles peines éternelles ?

  • c’est la créature qui se ferme à l’amour de Dieu

  • le refus obstiné du pardon de Dieu conduit en enfer

  • La principale peine de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu

  • L'existence de l'enfer n'empêche mystérieusement pas les âmes d'être heureuses au Paradis

  • L'expérience des saints

  • L’Église n’a jamais cité personne nommément comme étant à coup sûr en enfer

  • Les avertissements de l’Écriture et de la Tradition sont un appel à la responsabilité

Un article du père Dominique Le Tourneau, chapelain du Pape, à lire en détail sur Aleteia :

La Création d'Adam, par Michel-Ange

La création d'Adam, par Michel-Ange, peinture des environs de 1500

L'existence du mal pose à l'homme de nombreuses questions : qui l'a créé ? Pourquoi ?
Qu'est-ce que le péché dont parle la tradition chrétienne ?

Le Credo, prière catholique, n'aborde le mal et le péché qu'en parlant de «salut» et de «pardon des péchés». Les interprétations de l'origine du mal se ramènent à quelques-unes :

1. Le non-sens absolu de notre monde.
2. Le monde est le lieu d'un gigantesque combat entre une puissance du bien et une puissance équivalente du mal. C'est le dualisme de certaines religions anciennes dont on trouve la reviviscence dans l'une ou l'autre secte moderne.
3. Le mal vient de Dieu lui-même, le grand accusé par la conscience moderne devant le problème du mal. Dieu est en situation d'avoir à se justifier, surtout après Auschwitz. C'est le procès intenté à Dieu aujourd'hui.
4. Le mal vient de ce que le monde créé est inachevé, qu'il est en croissance. Cela comporte une part de vérité, mais c'est insuffisant.
5. Le vrai responsable du mal, quoi qu'il en soit de l'explication précédente, c'est la liberté de l'homme. Mais comment en rendre compte sans tomber dans une immense entreprise de culpabilisation de l'homme?

L'interprétation chrétienne de l'origine du mal et de la souffrance sera loin de satisfaire toutes les curiosités. Il s'agit de ce qu'il est convenu d'appeler le «péché originel». Aussi je m'abrite sous cette pensée de Pascal qui nous met sur la voie juste pour entrer dans cette donnée mystérieuse : «Certainement rien ne nous heurte plus rudement que cette doctrine. Et cependant sans ce mystère, le plus incompréhensible de tous, nous sommes incompréhensibles à nous-mêmes. Le nœud de notre condition prend ses replis et ses tours dans cet abîme. De sorte que l'homme est plus inconcevable sans ce mystère que ce mystère n'est inconcevable à l'homme.»

Dans cette présentation, nous partirons d'«en bas», de la situation des hommes, de ce que nous constatons tous, avant de remonter à une interprétation possible.

Le poids de la condition humaine

Revenons un instant sur ce que nous voyons tous les jours. Nous sommes en effet confrontés à une série de divisions, ou d'«aliénations» insurmontables. La première est l'aliénation entre l'homme et la nature liée au problème de la mort. La seconde est la division des hommes entre eux dans les diverses sphères de la sexualité et de la famille, du travail et de la vie économique, de la vie politique enfin. Plus radicalement encore, les hommes font l'expérience d'une division à l'intérieur d'eux-mêmes et se sentent séparés de l'«absolu» qu'ils désirent de toutes leurs forces.


Dans cette situation, hommes et femmes font l'expérience d'une solidarité mystérieuse, dans laquelle chacun est à la fois victime et coupable. Victime, parce qu'il entre dans un monde déjà marqué par ces maléfices objectifs qui vont s'abattre sur lui : le mal nous précède toujours. Coupable, parce qu'il en devient immédiatement complice et qu'il ajoute peu ou prou à ce poids global du malheur de l'humanité. Nul n'a inventé le mal, nul ne le commence, mais tous le recommencent. 


Par rapport à l'existence de chaque personne, ce phénomène est «originel», puisque c'est dans la société marquée par ces maléfices que chacune émerge à elle-même. Mais il est aussi le fruit objectivé, le résultat cristallisé d'un jeu de libertés dans lequel chacun a sa part de responsabilité. Le mal nous fait faire l'expérience de la «solidarité des libertés». Cette solidarité dans la complicité affecte les cultures humaines et leur langage, en particulier sous la forme du mensonge. Toute mentalité, toute culture véhicule un certain état des mœurs, une série de jugements de valeur, qui comportent des points aveugles et des déformations. Nulle culture n'est innocente. «Le mal fait partie de la connexion interhumaine, écrit Paul Ricoeur, comme le langage, comme l'outil, comme l'institution»5
Le mal est donc largement «transmis». Il est tradition. De cet état de choses, personne ne peut se considérer comme indemne. Nous constatons que le péché est contagieux. Les mauvais exemples sont vite suivis. On ne pèche donc jamais pour soi tout seul.

Le péché du monde comme péché originel

C'est cette situation «originelle» pour chacun d'entre nous que la foi chrétienne nomme le «péché originel». Dans la tradition chrétienne, cette expression vise d'abord et avant tout la situation globale de l'humanité et non le péché d'Adam raconté dans les premières pages de la Bible. Tous seraient alors arbitrairement inclus dans un péché des origines avec lequel ils n'ont rien à faire. Or le récit du péché des origines, même s'il est placé au commencement de la Bible est le fruit d'une interprétation seconde. Il a pour but de rendre compte de l'origine et de la radicalité de la situation globalement pécheresse de l'humanité. On ne peut chercher à l'atteindre qu'en dernier lieu, au terme du dernier pourquoi. 
Le «péché originel» constitue l'interprétation à la lumière de la révélation de ce que je viens de décrire et au sein duquel chacun d'entre nous se trouve à la fois victime et coupable. Vatican II a bien souligné qu'en la matière «ce que la révélation divine nous fait connaître ainsi s'accorde avec notre propre expérience». Ce que notre expérience appelle mal des hommes et fautes humaines, la révélation l'appelle péché, au sens d'un état général de péché. Par ce terme, elle veut dire qu'il y a dans la condition humaine actuelle, source de violence et de mensonge, quelque chose qui s'oppose à Dieu et à son dessein sur l'homme. Car le terme de péché inclut la relation à Dieu. Cette interprétation radicalise l'objet de notre expérience. Elle nous dit que ce péché nous atteint de manière universelle. En d'autres termes, ce péché est là toujours et partout. Il atteint tous et chacun. Nul ne peut prétendre y échapper. Cela recommence toujours de génération en génération. Un maléfice opère, à l'instar d'un virus que l'on ne sait ni identifier ni détruire.


C'est cet état que saint Paul décrit dans une longue diatribe pleine de souffle au début de son Épître aux Romains. Pour lui : "Tous les hommes, juifs et païens, sont sous l'empire du péché. Comme il est écrit : il n'y a pas de juste, pas même un seul. (...) Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3,9-10 et 23). Mais il n'ose prononcer une accusation pareille que pour annoncer l’Évangile du salut et de la justification par la foi en Jésus-Christ.
L'application de ce terme de «péché» à une situation de fait et à une solidarité objective et non à un acte personnel a-t-elle été heureuse ? Sans doute pas. Ce vocabulaire est occidental et remonte à saint Augustin. La tradition de L’Église grecque a préféré les mots de mort, corruption, blessure de l'image de Dieu en nous. On parle aussi volontiers de «péché du monde», expression plus moderne. Mais comme on ne peut pas légiférer sur l'emploi des mots et que l'expression de « péché originel » est là répandue partout dans notre culture, il nous faut «faire avec».

Père Bernard Sesboüé, jésuite

 

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Sainte Trinité peinture José de Ribera

Un regard qui en dit long : tout l'amour de Dieu le Père pour son  Fils Jésus qui vient de mourir  sur la croix, et aussi son amour inouï pour les  hommes puisqu'il vient de nous donner son Fils,.  Le Saint Esprit est représenté par l'oiseau. "Regarde comme je t'aime" dit à l'Homme la Trinité Sainte (le Père, le Fils, et le Saint Esprit)

Huile sur toile de José de Ribeira, 1635

Pourquoi Dieu laisse-t-il faire le mal ?

Catastrophes naturelles, crimes, morts d'innocents, etc. : devant de tels spectacles, un cri de révolte s'élève spontanément en nous. Si Dieu existe, comment peut-il permettre cela ?

De deux choses l'une, ou bien Dieu peut l'empêcher et il ne le veut pas : alors, il est méchant et il n'est pas Dieu. Ou bien il veut l'empêcher, mais ne le peut pas : alors il n'est pas Dieu non plus. Car, si Dieu existe, il ne peut être que bon et tout-puissant. Comment sortir d'un tel raisonnement ?

Comment se fait-il que pendant toute la période de la Shoah Dieu soit resté muet ? «Et Dieu laissa faire. Quel est ce Dieu qui a pu laisser faire ?» Pour répondre à cette question, Hans Jonas, philosophe juif allemand, propose la réflexion suivante : pour que le monde puisse exister de par lui-même, Dieu a en quelque sorte renoncé à son «être propre». Qu'est-ce à dire ? Pour faire place au monde, (...) l'infini a dû se contracter en lui-même et laisser naître ainsi à l'extérieur de lui le vide, le néant, au sein duquel et à partir duquel il a pu créer le monde. Sans son retrait en lui-même, rien d'autre ne pourrait exister en dehors de Dieu. Ce faisant, Dieu devient dès l'instant de la création un Dieu souffrant, parce qu'il aura à souffrir de la part de l'homme et à être déçu par lui. Pour que la bonté de Dieu soit compatible avec l'existence du mal, il faut que Dieu ait renoncé à la puissance. «Dans le simple fait d'admettre la liberté humaine réside un renoncement de la puissance». L'acte de la création est une sorte d'«auto-limitation» de Dieu. A ce prix, son silence et son laisser-faire peuvent recevoir un commencement d'explication. Mais à ce prix aussi, la souffrance de l'homme devient mystérieusement souffrance pour Dieu. Oui le mal est lié au risque irrationnel de la liberté.

L'injustice sociale et le péché collectif

Nous avons considéré d'entrée de jeu les cas les plus horribles et les plus intolérables du mal causé par les hommes. Mais ceux-ci ne doivent pas nous faire oublier le mal qui affecte perpétuellement la vie de nos familles et de nos sociétés dans leur dimension économique et politique.


La famille est le lieu d'exercice de la sexualité, génératrice de relations privilégiées entre l'homme et la femme. Or ce lieu de la communication et de l'amour est aussi un lieu de divisions, d'antagonismes, de murs infranchissables et d'incapacité à communiquer. La vie économique n'a jamais produit plus de richesses, mais jamais peut-être celles-ci ont été si mal réparties. L'exploitation de l'homme par l'homme continue, même celle des enfants. L'égoïsme humain et le goût de l'enrichissement passent avant le souci de la justice. Le progrès technique exaspère la division nord-sud qui traverse le monde. Paul VI avait dénoncé ce déséquilibre croissant dans son encyclique Populorum progressio de 1967. Le mal traverse enfin les différents niveaux de la vie politique : locale, nationale, internationale. 


Nous nous trouvons ici en présence, pour employer le terme classique, d'un péché «collectif» ou d'un péché «social». Ce type de péché est très difficile à analyser, car normalement ne peut être fautif ou pécheur qu'un acte de liberté personnelle. Cependant, les hommes vivent en société une «solidarité des libertés» qui fait que l'acte de liberté de chacun se répercute sur les autres, de même qu'il est lui-même influencé par ceux des autres. Les institutions d'une société constituent ainsi une cristallisation des rapports humains acquis, dont certains aspects sont objectivement pécheurs. Ce péché social ou collectif a une consistance propre qui dépasse les libertés de chacun. Car il est plus que la somme des péchés personnels. Il porte en lui un maléfice original. 


Mais chacun d'entre nous ne découvre-t-il pas, s'il veut être honnête, une connivence profonde en lui-même avec ces formes du mal ? Sans doute ne sommes-nous ni des Hitler ni des Staline, mais ne ressentons-nous pas, dans nos relations les plus quotidiennes, quelque chose de ces mouvements d'égoïsme, de violence et de haine ? Il y a une région sombre de notre être où nous pouvons constater l'existence native de ces pulsions qui ont conduit Hitler et Staline à leurs abominations et qui contribuent à la réalisation de la «condition inhumaine». Voilà notre drame. Nous nous découvrons divisés contre nous-mêmes.
Saint Paul avait bien diagnostiqué cette expérience de l'homme laissé à lui-même : « Je ne comprends rien à ce que je fais : ce que je veux, je ne le fais pas et le mal que je ne veux pas, je le fais. (...) Vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l'accomplir, puisque le bien que je veux, je ne le fais pas et le mal que je ne veux pas, je le fais » (Romains 7,15.18-19).

Le mal «mixte»

La distinction entre un mal complètement innocent et un mal coupable de la part de l'homme doit être pour une part remise en cause. Notre pouvoir sur les lois de la nature est en effet devenu tel, que nous sommes en présence d'une nature de plus en plus «humanisée». La nature, dans tous les pays dits développés en tout cas, est devenue ce que l'homme l'a faite. Il l'a transformée pour le meilleur ou pour le pire. Elle a été et elle est soumise à la liberté de l'homme. Si nous manquons un jour d'air ou d'eau, la faute en sera bien aux hommes. On continue à construire, sans prendre de précautions, dans des zones que l'on sait soumises à des secousses sismiques périodiques ou à des risques d'inondation. Nous utilisons trains, automobiles et avions, tous fruits excellents de la technique humaine, mais nous augmentons de ce fait les risques d'accidents et d'autres nuisances.

Père Bernard Sesboüé, jésuite

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Le mal qui ronge la terre de sa noirceur et de sa fournaise

Le mal échappe à la raison

Comment expliquer le mal que nous subissons ou que nous faisons tous les jours ? Comment expliquer les catastrophes naturelles, la mort d'un enfant, la violence des hommes ? La nature comme l'humanité sont marquées par le mal, et pourtant le mal échappe à la raison...

Une première réflexion s'impose ici. Le mal est obscur en lui-même. Il est incompréhensible. Méfions-nous donc des réponses trop simples, trop claires, qui, à force de vouloir tout expliquer, en viennent finalement à donner une sorte de légitimité au mal. Si le mal est bien intégré dans une synthèse rationnelle, il devient alors nécessaire et en quelque sorte justifié. Quand nous nous interrogeons sur le mal, nous cherchons à comprendre ce qui est incompréhensible. Le mal est l'irrationnel par excellence, ce qui est irrécupérable pour la raison. La réflexion sur le mal ne peut être que modeste et elle laissera toujours nos questions sur leur soif.

Nous sommes témoins dans notre monde d'un mal que j'appellerai «innocent», non seulement du fait que les innocents paient le plus souvent pour les coupables, mais parce que la réalité du mal est inscrite dans la nature des choses indépendamment de toute responsabilité humaine. C'est sans doute dans ce genre de maux que le scandale est le plus fort, car ils ne sont imputables à personne et, selon notre logique, ils mettent immédiatement Dieu en cause.
Nous naissons tous dans un monde marqué par la présence d'un mal objectif. S'il est juste de célébrer les beautés de la nature, nous devons bien reconnaître que cette même nature n'est pas toujours l'amie de l'homme. Certaines thèses écologistes sont à ce sujet étrangement naïves. La terre sur laquelle nous vivons ne semble pas s'inquiéter beaucoup de l'implantation humaine. En témoignent les éruptions volcaniques ou les tremblements de terre dont les effets sont encore plus meurtriers et destructeurs. Au XVIIIe siècle, le fameux tremblement de terre de Lisbonne (1755) fut à l'origine d'un grand débat sur la providence divine. 


Le mal et la souffrance nous atteignent dans notre vie quotidienne. Nous voulons vivre pleinement et toujours, et nous savons que nous devons mourir : contradiction absurde et scandaleuse. L'angoisse de la mort est présente dans toute notre existence. On a même pu définir l'homme comme «un être pour la mort» (Heidegger). 


Il y a des morts particulièrement insupportables, celles des jeunes en particulier. Dans son célèbre roman, La peste, Albert Camus met en scène avec émotion le débat entre le docteur Rieux et le prêtre Paneloux, tous les deux associés dans les hôpitaux à la lutte contre la peste qui ravage la ville. Un jour, un jeune enfant meurt de la maladie dans une grande souffrance. Les deux hommes sont à son chevet. Le docteur dit alors au prêtre dans un élan de colère : «Non, mon Père. Je me fais une autre idée de la création. Et je refuserai jusqu'à la mort d'aimer cette création où des enfants sont torturés». Que répondre à la souffrance d'un enfant ?
Il n'y a pas que la mort. La maladie, qui en est d'ailleurs une préfiguration, nous atteint selon une loterie incompréhensible. Pourquoi ce diabète ou ce cancer ? Pourquoi moi et pas les autres ? Pourquoi tant de vies mutilées ? Pourquoi ces handicaps de naissance ? Pourquoi tant d'infirmités plus ou moins invalidantes ? La médecine remporte des victoires toujours plus spectaculaires sur la maladie. Mais elle perd toujours la guerre.

Le mal responsable et coupable

Mais il y a aussi un mal «coupable». L'homme fait le mal. Mais cette évidence ne simplifie rien, car la question se redouble. Pourquoi donc l'homme est-il si souvent l'auteur du mal ? Les crimes contre l'humanité qui ont traversé le XXe siècle ne sont-ils pas aussi un cri poussé vers Dieu lui-même ?
Le XXe siècle a été le témoin de deux guerres mondiales, sans parler des innombrables guerres de décolonisation, de rivalités ethniques ou religieuses. Les civils se sont trouvés aussi menacés que les soldats. L'exécution et la torture du prisonnier sont devenues choses courantes. Le génocide enfin s'est généralisé, de 1917 à la Yougoslavie en passant par la «solution finale» à l'égard des juifs et des tziganes. Aux camps de concentration nazis ont correspondu les Goulags de l'URSS et les camps de rééducation chinois. 


On ne peut pas ici innocenter les hommes. Ces horreurs ont été le fruit de décisions humaines. On ne peut pas dire non plus que les hommes du XXe siècles ont été plus cruels ou plus sadiques que leurs prédécesseurs. Seulement, aujourd'hui, la science et la technique leur donnent un pouvoir infiniment plus grand. On est plus expert pour massacrer à la chaîne. En méditant seul un après-midi dans l'ancien camp de concentration de Dachau, je réfléchissais à la manière dont l'intelligence technique de l'homme avait résolu le problème suivant : comment enfermer dans un espace restreint le plus grand nombre possible d'hommes et les mettre à la merci du plus petit nombre d'autres hommes ? C'est très simple. Prenez un grand rectangle de terrain sans arbres, entouré de fils de fer barbelés. Aux quatre coins et au milieu des côtés les plus longs il y a un mirador avec une sentinelle armée d'une mitraillette. Belle manifestation de l'intelligence devenue perverse. Le plus dramatique en tout cela est que bien de ces génocides ont eu lieu en terre traditionnellement chrétienne.

Père Bernard Sesboüé, jésuite

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