LES PLUS BELLES PHOTOS DU
CHRIST RÉDEMPTEUR
CORCOVADO RIO

L'une des 7 merveilles du monde

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© Edgar Alfonseca/Flickr

Sommaire de la page

 

  • Les photos les plus éblouissantes du Christ Rédempteur sur le Corcovado de Rio

  • Étonnantes vidéos

  • L'histoire de la statue

  • Les plus grandes statues de Jésus et Marie du monde

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© Antonello!/Flickr

Les bras ouverts, il espère, attend et accueille chacun.
Personne, absolument personne n'est exclu de son amour et de sa tendresse infinis, éternels.

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© Mike Vondran/Flickr

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© Cristian Coser/Flickr

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De nouveau, Jésus leur parla : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » Jean 8, 12

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© John Dalkin/Flickr

De somptueuses photos du Christ Corcovado dans ce portfolio

Quelques vidéos surprenantes

Christ Rédempteur nuages gris

En 2011, Rio fêtait les 80 ans du Christ Corcovado. Voir la vidéo.

Histoire de la statue du Christ Rédempteur

Emblème de la ville de Rio de Janeiro au Brésil

La statue du Christ Rédempteur la domine du haut du mont Corcovado. 

 

Elle fut conçue par l'ingénieur brésilien Heitor da Silva Costa et réalisée par les sculpteurs Paul Landowski (français) et Gheorghe Leonida (roumain) et érigée en collaboration avec l'ingénieur français Albert Caquot. La tête et les mains du Christ Rédempteur, sculptées par Landowski et Leonida en grandeur et matière définitives, sont parties par bateau, découpées en blocs, pour le Brésil, en 1928.


Placée à une altitude de 710 mètres, la statue mesure 38 mètres de haut (dont 30 pour le Christ et 8 pour le piédestal, qui occupe une aire de 100 m2). Sa masse est de 1 145 tonnes, la masse approximative de la tête est de 30 tonnes et celle de chaque main de 8 tonnes. La tête mesure 3,75 m, chaque main 3,20 m, la largeur de la tunique est de 8,50 m. L'envergure entre les deux mains est de 28 mètres.

Ces dimensions font d'elle l'une des plus grandes statues du Christ au monde. Seuls le Christ de la Concorde à Cochabamba en Bolivie (40,44 m dont 34,20 pour le personnage), la statue du Christ Roi à Świebodzin en Pologne (52,5 m/33 m) et le Christ de Vung Tàu au Viêt Nam (36 m/32 m) sont plus grands.

Une structure réalisée par un ingénieur français

L'un des endroits les plus touristiques au monde
L'idée de construire un monument religieux au sommet du Corcovado est suggérée une première fois en 1859 par le père lazariste Pedro Maria Boss. À son arrivée à Rio, il est séduit par l'endroit.


Il faudra attendre 1921 pour que l'idée soit reprise, dans le cadre des commémorations du centenaire de l'Indépendance du Brésil l'année suivante, par le Cercle catholique de Rio de Janeiro. Une campagne de collecte de fonds est menée, essentiellement auprès de donateurs catholiques. Sous l'égide de l'Église catholique, la construction commence en 1926 et se termine en 1931.


La structure en béton armé a été réalisée par l'ingénieur français Albert Caquot. Le modèle a été choisi parmi trois autres projets, et celui qui a été retenu a ensuite été redessiné pour prendre la forme d'une croix. Plusieurs matériaux ont été envisagés pour le revêtement, avant que le choix ne se porte sur la stéatite, roche tendre mais très résistante et qui ne se fissure pas sous l'effet des variations de température.


Classé monument historique depuis 1973, le Christ du Corcovado est l'un des endroits touristiques les plus fréquentés de Rio avec 750 000 visiteurs par an.

Fréquentes restaurations

Le monument a subi des travaux en 1980 à l'occasion de la visite du pape Jean-Paul II, puis de nouveau en 1990. D'autres travaux d'aménagement importants ont été réalisés en 2003, avec la mise en service d'un escalier mécanique et d'un ascenseur panoramique, facilitant l'accès. De nouveaux travaux de restauration nécessitant l'installation d'un échafaudage autour de la statue ont été réalisés en 2010.

Le 7 juillet 2007, ce monument a été choisi comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde par plus de cents millions d'internautes, suite d'un vote organisé par la New Seven Wonders Foundation, liée à la New Open World Corporation, et dont les résultats ont été dévoilés à Lisbonne. L'Unesco a cependant rappelé dans un communiqué qu'elle n'a aucun rapport avec cet événement.


Parallèlement, elle est régulièrement endommagée par la foudre qui la touche en moyenne six fois par an, aussi fait-elle l'objet de fréquentes restaurations. Ainsi le 16 janvier 2014, la moitié du pouce de sa main droite est cassée par la foudre lors d'un orage au cours duquel plus de 40 000 éclairs sont tombés sur Rio. Un câble paratonnerre et d'autres équipements sont pourtant disposés pour éviter ce dommage mais le câble ne s'étend que sur la tête et les bras, s'arrêtant au poignet.

Pour ses 90 ans, la statue va faire l'objet d'une ample restauration. « La structure extérieure exposée aux éléments subit une usure en raison du soleil, de la pluie, de la foudre et des variations de température », explique l'architecte Cristina Ventura, en charge du chantier. La restauration prévoit une analyse approfondie de l'état du revêtement composé de milliers de petites pierres triangulaires taillées à la main, de son armature de fer et des infiltrations d'humidité dans la structure. L'équipe de restauration utilisera pour cela la photographie de précision et une équipe d'alpinistes se lancera à la recherche des zones défectueuses et des pièces à remplacer. Le programme de restauration, qui se poursuivra tout au long de l'année, vise également à établir un plan de maintenance préventive afin d'éviter des dommages majeurs à l'avenir. 

Ouvriers en équilibre sur les bras du Christ Rédempteur Rio

À l'intérieur de la statue

 

Il y a peu de lumière naturelle, seulement l'éclairage de quelques rares ampoules nues. Au centre, une volée d'escaliers, entre les supports de béton entrecroisés qui consolident la statue.

Grâce à l'épaisseur de béton armé, il fait frais à l'intérieur malgré la chaleur estivale régnant à l'extérieur.

 

Un numéro est grossièrement peint sur le mur de chacun des 12 étages de ce qui ressemble à un entrepôt abandonné et poussiéreux.

 

Aucun signe n'indique qu'il s'agit de l'intérieur du Christ Rédempteur jusqu'à un niveau plus élevé, où un cœur grossièrement formé fait saillie à l'intérieur de la poitrine. Il est recouvert de la même mosaïque en pierre que l'extérieur de la statue – où l'on peut également voir le contour de ce cœur. C'est le seul détail délicat de cet intérieur plutôt rude.

 

Au sommet de l'ultime escalier, une échelle verticale en acier mène à un tunnel dans le bras de la statue. Un passage sombre et étroit s'étend ensuite jusqu'aux doigts.

 

La seule façon d'inspecter les dégâts causés par les récents éclairs est de sortir par le haut de la statue.

 

Les travailleurs qui rampent hors des orifices situés dans les bras, les épaules ou la tête utilisent des cordes pour s'attacher pendant qu'ils descendent en rappel le torse ou longent les 28 m de portée des bras, la ville s'étendant devant et sous eux.

Impacts de la foudre

Situé en zone tropicale, le Brésil est un des pays les plus frappés par la foudre au monde, ce qui n'est pas sans inconvénient pour la statue située sur un pic de granit de 710 m de haut.

 

Selon l'Institut brésilien de recherche spatiale, la statue reçoit deux, peut-être quatre, impacts de foudre directs chaque année. La plupart ne causent aucun dommage.

 

Mais les récentes tempêtes ont été exceptionnellement violentes. « Au cours des dernières années, il y a eu des orages enregistrant plus de 1 000 éclairs, ce qui ne se produisait pas auparavant », a déclaré le Dr Osmar Pinto, chef du groupe "électricité atmosphérique" de l'Institut. « Il est nécessaire de revoir périodiquement la structure de la statue et de réviser le système de mise à la terre des paratonnerres. »

 

La statue est dotée d'un conducteur couvrant sa tête – ce qui ressemble à une couronne d'épines –, et s'étendant le long de chaque bras jusqu'aux mains.

 

Une partie des travaux en cours consiste à étendre les paratonnerres jusqu'au bout des doigts de la statue. L'amélioration de la mise à la terre des piquets est tout aussi importante.

 

Plus efficacement mis à la terre, il y aurait ainsi moins de risque que la statue soit endommagée à proximité immédiate du conducteur. Mais la mise à la terre est difficile au sommet d'un gros rocher de granit, car le granit lui-même conduit mal l'électricité.

 

« Les dégâts causés par la foudre exceptionnelle de janvier ont été plus graves qu'habituellement », a déclaré Paolo Dal Pino, président de la société de pneus Pirelli en Amérique du Sud, qui paie la facture de 1,9 million de reals (500 000 £, 790 000 $) pour la série de réparations en cours.

 

« Pour un monument comme celui-ci, qui accueille deux millions de visiteurs par an – probablement trois millions de personnes en 2014 – rester endommagé est inimaginable », dit-il.

 

En raison de tempêtes plus importantes et du vieillissement de la statue, il est possible que de tels travaux de réparation soient nécessaires plus fréquemment. De plus, les pierres d'origine gris-vert pâle qui composent la surface de la mosaïque sont usées. Aussi est-il donc possible que la statue devienne progressivement plus foncée.

 

Déjà, après des années de réparations au coup par coup, la statue est un patchwork de différentes nuances de gris, bleu et vert lorsqu'on la voit de près. Les réparations futures éloigneront toujours plus de la couleur d'origine, à moins qu'une autre solution ne soit trouvée.

 

Marcia Braga, l'architecte qui a dirigé une restauration de la statue en 2010, dit qu'elle a eu du mal à trouver une pierre de qualité. Durant le remplacement de 60 000 carreaux, elle a rejeté 80 % de ceux fournis par la carrière.

 

« L'idée est de faire quelque chose d'aussi proche que possible de l'original car lorsque vous utilisez des couleurs différentes, l'esthétique n'est pas agréable », dit-elle.

 

Les informations selon lesquelles les six millions de pierres de la statue seraient remplacées et que le Christ Rédempteur changerait de couleur d'un seul coup ont été démenties.

 

La prochaine grande rénovation est attendue pour 2020, dix ans après la précédente. Aucune décision n'a encore été prise sur le nombre de carreaux à renouveler, mais toutes les nouvelles pierres utilisées seront d'une teinte plus foncée, « un vert différent, plus foncé », a déclaré le porte-parole de l'Institut national du patrimoine historique et artistique du Brésil.

 

« Les pierres du Christ sont difficiles à trouver. »

Au début

La mosaïque de pierres qui recouvre le Christ Rédempteur a été l'une des dernières pièces composant le design d'origine à être achevée.

 

Selon l'architecte brésilien du projet, Heitor da Silva Costa – assis, sur la photo ci-dessus –, c'était la première fois que de la mosaïque était utilisée sur une statue.

 

L'idée d'un monument dédié au Christ provient d'un groupe de Brésiliens qui, à la suite de la Première Guerre mondiale, ont craint que ne monte une marée d'impiété. L'Église et l'État avaient été séparés lorsque le Brésil était devenu une république à la fin du siècle précédent, et pour eux, la statue était un moyen de reconquérir Rio – alors la capitale du Brésil – pour le christianisme.

 

La première proposition concernait une statue en bronze du Christ sur le Pain de Sucre – le rocher géant avec un sommet lisse qui s'élève de l'océan à l'entrée de la baie de Guanabara. Mais bientôt, il fut décidé que le Corcovado (« bossu ») – un sommet dans les collines boisées derrière la ville – était un bien meilleur emplacement.

 

Da Silva Costa, dont le dessin a été choisi en février 1922, a imaginé la statue face au soleil levant : « La statue du Divin Sauveur sera la première à sortir de l'obscurité dans laquelle la terre est plongée et à recevoir le salut de l'étoile du jour qui, après l'avoir entouré de sa radieuse luminosité, formera autour de sa tête, au coucher du soleil, un halo digne de l'Homme-Dieu », écrit-il.

 

Son dessin initial montrait le Christ portant une grande croix et la serrant contre son corps d'une main, tout en tenant un globe céleste de l'autre. Certaines personnes s'en sont moquées, lui donnant pour nom "Christ avec un ballon".

 

Alors qu'il étudiait le Corcovado de divers points de vue dans la ville – qui, à ce moment-là, était surmontée d'une tour de transmission radio érigée par Westinghouse –, un nouveau design a pris forme dans son esprit. Dans cette nouvelle version, développée avec l'artiste Carlos Oswald, le Christ était lui-même la croix, ses bras tendus signifiant la rédemption de l'humanité lors de la crucifixion.

 

Mais le nouveau design a introduit de nouveaux défis. Da Silva Costa était déjà arrivé à la conclusion que la structure devait être imposante pour être visible depuis le centre-ville à 4 km. La statue devrait aussi être considérablement renforcée  pour supporter les bras massifs. Da Silva Costa choisit le béton armé, « le matériau du futur » selon lui, et partit pour l'Europe en 1924 pour solliciter l'aide du premier ingénieur français en la matière, Albert Caquot.

 

Là-bas, il a également rencontré un certain nombre de sculpteurs européens. Antoine Bourdelle, qui a travaillé avec Rodin, est l'une des personnes sollicitées pour réaliser une maquette de 4 m de haut d'après les dessins d'Oswald, mais c'est le sculpteur franco-polonais Paul Landowski qui en reçoit la commande.

 

Les croquis d'Oswald étaient déjà très art déco – mais Landowski a intensifié ce style en travaillant particulièrement sur la tête et les mains, qu'il a réalisées grandeur nature en argile, pour être expédiées à Rio où elles ont été reproduites dans le béton.

 

En 1927, un cadre en acier préliminaire était déjà été érigé au sommet du Corcovado sans pour autant que le problème de la finition de la statue ait été résolu. Da Silva Costa considérait le béton comme inacceptable car trop rugueux et brut.

« Nous marchions vers un inévitable échec artistique, sans pouvoir revenir en arrière », écrira-t-il plus tard.

 

L'inspiration lui est venue d'une arcade qui s'était récemment ouverte sur les Champs-Élysées, où, un soir après le travail, il a vu une fontaine recouverte d'une mosaïque argentée.

 

« En voyant comment les petits carreaux recouvraient tous les profils courbes de la fontaine, j'ai rapidement été pris par l'idée de les utiliser sur l'image que j'avais toujours en tête », écrit Da Silva Costa. « Passer du concept à la réalisation a pris moins de 24 heures. Le lendemain matin, je suis allé dans un atelier de céramique où j'ai fait les premiers échantillons. »

 

Concernant le matériau, Da Silva Costa a choisi la stéatite, selon son arrière-arrière-petite-fille, Bel Noronha, en partie parce qu'elle avait été utilisée par le sculpteur du XVIIIe siècle Aleijadinho (« l'infirme ») dans l'État de Minas Gerais, au nord de Rio. Après avoir perdu ses doigts à cause de la maladie, Aleijadinho a miraculeusement continué à sculpter des statues décorées à l'aide d'un marteau et d'un ciseau attachés à ce qui restait de ses mains. Que les statutes soient encore en bon état 120 ans plus tard témoignait de la durabilité de la pierre selon Da Silva Costa.

 

Il a alors sélectionné un échantillon de couleur pâle dans des carrières près de la ville d'Ouro Preto, où Aleijadinho avait travaillé – sans se douter que huit décennies plus tard, elles seraient épuisées.

 

Des petits triangles de pierre de 3 cm x 3 cm x 4 cm et de 5 mm d'épaisseur ont ensuite été collés sur des carrés de toile de lin par des femmes volontaires dans l'une des paroisses au pied du Corcovado.

 

Elles ont souvent ajouté une touche personnelle à leur travail en écrivant des messages ou les noms de leurs petits amis au dos des carreaux.

 

« J'ai écrit de nombreux vœux sur les stéatites », a déclaré l'une des ouvrières, Lygia Maria Avila da Veiga, dans un film tourné par Bel Noronha.

Symbole d'une nation

Il existe toujours un lien fort entre la statue et ceux qui vivent le plus près d'elle.

 

Pendant le carnaval, un festival de rue appelé Christ's Armpit, ou "Suvaco do Cristo", se faufile sous le Corcovado en hommage à Celui qui a les bras tendus au-dessus. Une foule de danseurs et de batteurs de samba parcoure les rues vêtue de tee-shirts à l'effigie du Christ.

 

Ceux qui vivent dans la favela de Santa Marta à proximité, voient le monument en permanence.

« J'en suis conscient tous les jours – c'est une belle chose à avoir dans le paysage », déclare Silvana Castro da Silva. « C'est beau la nuit quand tout est illuminé.»

 

À un kilomètre et demi à vol d'oiseau, la figure du Christ apparaît comme une croix blanche brillant au sommet de la colline. Lors d'occasions spéciales, il peut être illuminé d'une lumière colorée – lilas pour la fête des mères, rose pour une association caritative contre le cancer du sein ou bleu pour une journée de sensibilisation à l'autisme.

 

"Nous avons le privilège d'avoir une vue sur le Christ – c'est un symbole de notre communauté", déclare Daniel Nascimento qui vend un sorbet brésilien populaire à base de baies d'açai amazoniennes.

 

« Je ne suis pas croyant, donc pour moi, c'est juste l'un des plus beaux endroits de Rio. Il y a un sentier ici, en haut de la colline, jusqu'au Corcovado, que seuls les résidents connaissent – ​​c'est quelque chose de spécial. »

 

Malgré la connotation religieuse de la statue, elle n'a jamais été vue exclusivement sous un jour religieux. Le comte Celso, l'un des instigateurs du projet dans les années 1920, a qualifié l'œuvre achevée de « monument à la science, à l'art et à la religion ».

 

« C'est un symbole religieux, un symbole culturel et un symbole du Brésil », explique Padre Omar, recteur de la chapelle à la base de la statue. « Le Christ Rédempteur offre un merveilleux accueil à bras ouverts à tous ceux qui passent par Rio de Janeiro. »

 

L'image de la statue est reproduite partout – graffitis, sculptures de sable de la plage de Copacabana – et même sur la peau.

 

Edilson Porfirio Dantas, qui vit à Rio depuis 18 ans, a un tatouage du Christ couvrant tout son dos. « Il a fallu huit heures pour en venir à bout », dit-il. « Je ne suis pas de Rio mais la ville est dans mon cœur et le Christ est si beau. »

 

Selon Marcio Roiter, président de l'Institut Art Déco du Brésil, le Christ Rédempteur a de multiples significations – « pour chaque personne une signification différente. »

Selon lui, ce n'est pas explicitement religieux. « C'est plus comme si quelqu'un vous faisait un câlin – vous souhaitait la bienvenue.»

 

Ses paroles font écho à une chanson de 1969, That Hug, de l'un des chanteurs les plus célèbres du Brésil, Gilberto Gil, dont on dit parfois qu'elle a été inspirée par les bras grands ouverts de la statue.

 

Après une incarcération en tant que prisonnier politique, Gil, récemment libéré, se réjouit du dynamisme de Rio, des filles des favelas, de la célèbre école de samba de Portela, de l'équipe de football Flamengo, du défilé de rue Banda de Ipanema…

 

« Bonjour, Rio de Janeiro - ce câlin ! »

 

« Le peuple brésilien - ce câlin ! »

 

Comme la statue, Gil embrasse tout le monde - et est embrassé en retour.

Un article de la BBC

Dimensions de la statue Christ Rédempteur

Intéressant article en anglais de la BBC, photos inédites et infographie sur les mensurations de la statue.

Traduction en français

de l'article de la BBC

 

La statue du Christ Rédempteur au Brésil est, pour certains, le symbole religieux ultime. Pour d'autres, une attraction touristique irrésistible. Son image est connue dans le monde entier, mais peu connaissent l'histoire de Cristo Redentor.

 

Il y a une trappe sur l'épaule droite du Christ. Monter les marches et regarder lentement, avec effroi, c'est voir le monde à travers les yeux d'un oiseau, ou même d'un dieu. Loin en dessous, des immeubles blancs d'appartements et de bureaux se regroupent dans des plis de verdure tropicale.

 

Là-bas, il y a les pauvres dans les favelas, les riches dans les gratte-ciel de luxe, les sans-abri, les célèbres stades de football et la baie de Guanabara avec ses îles et ses bateaux dispersés. Au-delà des sables de Copacabana et d'Ipanema, l'océan Atlantique sans limites.

 

À gauche, debout deux fois à hauteur d'homme, se trouve la tête légèrement inclinée du Christ, regardant également de haut la beauté de la ville.

 

Mais contrairement aux forêts ou à l'océan, cette statue est l'œuvre de l'homme et ne durera pas éternellement. De près, le bilan de 83 ans d'altération est flagrant.

 

Inaperçue des 5 000 personnes qui visitent le monument chaque jour – et ne le voient que de loin – la surface est un patchwork de mosaïque usée ressemblant à la peau d'un reptile âgé.

 

Des orages l'ont ébranlée. En janvier 2014, deux impacts directs en huit jours ont explosé le doigt du milieu et brûlé l'arrière de la tête, déclenchant une course contre la montre pour rafistoler la carte postale préférée de Rio avant la Coupe du monde en juin.

                                                                                                                                               

La popularité de la statue est telle qu'à 8 heures du matin, on entend déjà le brouhaha des touristes qui prennent des photos et profitent de la vue. Pour eux, le seul signe pouvant laisser penser que quelque chose ne va pas, c'est l'échafaudage qui mène, au-dessus du socle de 8 m, à une entrée discrète dans le bas de la robe du Christ.

Une fois à l'intérieur, le brouhaha disparaît.

Christ Rédempteur Rio dans nuages bleus

© Terrence Lee/Flickr

Les plus hautes statues du Christ
et de la Vierge Marie du monde 

Statue Christ en haut clocher très élevé

La plus haute statue du monde est actuellement L'Unité, située en Inde, haute de 240 m, socle de 58 m compris. Viennent ensuite 2 bouddhas, une statue de Christophe Colomb de 110 m aux États-Unis, diverses statues dont Pierre 1er (Moscou, Russie), 98 m.

 

La première statue chrétienne la plus haute est Sainte Rita de Cascia au Brésil (56 m socle compris), puis la Vierge de la Paix, 46,7 m, au Venezuela, deux autre Vierges, une de 45 m en Bolivie et une autre au Brésil, etc. Le premier Christ, le plus grand, est un Christ-Roi à Swiebodzin, en Pologne, de 52 m, socle de 16 m inclus. Ci-dessous, les plus hautes statues chrétiennes supérieures à 10 m de hauteur.